Entre nous !

J’ai souhaité créer ce blog pour parler non pas métier, mais rôle !
Suis je avant tout une psy ou avant tout une femme ?
Je suis avant tout un être humain, qui a la faculté de pouvoir comprendre ce que vous ne comprenez pas en vous m’aime, vous m’aime et non vous même car reichienne !
Alors oui, je suis d’abord femme et psy ensuite, car être psy est comme une ombre pour moi ; lorsque je me regarde dans un miroir qui vois je et qu’y vois je ? Moi certes et vos vécus, vos ressentis, vos energies et vos larmes.
Qui voyez vous et qu’y voyez vous en arrivant dans mon cabinet, d’abord une psy ou d’abord une femme ? Votre douleur ou mon sourire ?
Si je suis bien dans ma peau de femme, je serais bien dans mon rôle de psy. Je ne suis ni abordable ni inabordable, je suis tout simplement l’autre et n’en deplaise à Monsieur Lacan la femme existe puisque je suis…

Bienvenue sur notre blog ; le mien et le votre car que serions nous les uns sans les autres ?!

Pour m’écrire en privé : jp_psy@hotmail.fr

Entre nous ! the-two-vladimir-kush
 

Vivre avec une personne bipolaire – Partie 2 -

Est il possible de vivre avec une personne bipolaire ?

A cette question de nombreux bipolaires aux mêmes répondront : NON !
A cette question de nombreux ex-conjoints de bipolaires répondront : NON !

Moi je répondrais : C’est difficile mais pas impossible !

En vivant avec une personne bipolaire vous vivez avant tout avec une maladie… Alors vous me répondrez peut-être que des traitements existent, oui, ils existent.
Je ne suis pas psychiatre et je ne m’engagerai donc sur ce terrain que très brièvement :

- Traiter la bipolarité par des antidépresseurs, anxiolytiques et stabilisateurs d’humeur soit : par la chimie ;  est souvent une nécessité pour la personne malade et également pour son entourage à la condition extrême que tout ceci soit soigneusement suivi médicalement par une surveillance régulière de la fonction hépatique.
Beaucoup de bipolaires stopperont leur traitement de par les effets secondaires LOURDS ce qui sera lourd pour le conjoint mais parfois ces effets secondaires sont également lourds pour les conjoints……….
Des personnes bipolaires vous diront que leur traitement les a sauvés d’autres affirmeront le contraire.
Point sur ce sujet pour ce qui me concerne.

- Il existe également des traitements homéopathiques qui ont fait leurs preuves et il ne suffit pas d’y croire comme le chanteront les détracteurs de l’homéopathie……..

- Parler est indispensable. Il ne peut y avoir traitement efficace sans thérapie verbale et ce autant pour le malade QUE pour le conjoint souvent dépité par certaines réactions au quotidien et ce conjoint doit pouvoir hurler aussi son envie de briser le couple pour ne pas passer à l’acte et le regretter.

L’on parle de DOWN et de UP lorsque l’on parle bipolarité, donc il faut être armé pour les combattre à 2 et donc les connaitre ces fameux Up and Down ; le problème est qu’ils sont aussi différents d’une personne à l’autre qu’une personne et une autre… Vous seul aimant saurez les reconnaître, voire les sentir arriver et petit à petit saurez y réagir de manière positive, c’est aussi et surtout pour cela qu’un accompagnement est nécessaire.

Ne pas tout supporter et ne pas tout accepter !
Le conjoint doit avoir liberté de vivre en dehors du couple ce qui est parfois insupportable pour la personne bipolaire souffrant d’une névrose d’abandon profonde, ainsi que d’un manque de confiance en elle. Cela faisant partie de la maladie.

L’amour est le plus grand remède à leur souffrance mais :

Avant de vous engager apprenez à connaitre toutes les facettes de cette maladie, tout ce qui vous attend dans la globalité et après poser les bémols nécessaires pour ne pas faire amalgame avec la souffrance d’une autre personne ou les symptômes d’une autre personne souffrant pourtant de la même maladie. Si vous êtes déjà engagé et que la maladie surgit même chose : apprendre et demander de l’aide pour comprendre.

Il est possible aussi de vivre votre amour sans pour cela que vous viviez ensemble et ceci certains bipolaires le souhaitent ; d’autres le refusent, mais c’est une manière de continuer à s’ aimer sans s’abîmer ni se blesser l’un l’autre.

Je ne vous cache pas que vous l’aimant aurez l’impression d’avoir dans votre vie Dr. Jekyll et Mr. Hyde et parfois même de vous trouver devant une personne totalement inconnue !

Surtout ne soyez jamais le psy de service. Ecoutez la personne lorsqu’elle en a besoin oui mais ne rentrez pas dans la spirale du conjoint soignant car vous allez vous y perdre tous les deux.

Souvenez vous lorsque les moments sont difficiles de vos premiers instants d’amour cela est d’une grande aide !

Alors vivre avec une personne bipolaire ? Vous seul avez la réponse. Mais n’oubliez jamais le plus important : LEUR SOUFFRANCE !!!!!!!!!!

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Vivre avec une personne bipolaire – Partie 1 -

Ces deux articles ont été écrits grâce aux patient conjoints qui ont fait appel à moi et je leur dédie.

Il est des handicaps qui ne se voient pas et que l’on ne perçoit pas, tout du moins pas tout de suite. Et pourtant, certaines personnes vivent en fauteuil roulant dans leur tête et c’est le cas des bipolaires !

Lorsque l’amour arrive l’on ne voit rien d’autre que ce sentiment qui nous anime et nous rend vivant, l’autre est animé par la même flamme car au début d’une relation amoureuse il semblerait que la bipolarité soit asphyxiée, invisible, inaudible, impalpable. Les endorphines joueraient donc un rôle non négligeable dans cette maladie et il faudrait sans doute étudier de plus près ce phénomène.

Les semaines passent joyeuses et tendres comme le sont tous les premiers instants d’une relation amoureuse et puis les mois… Et là tout devient étrange, compliqué, lourd et douloureux car survient la métamorphose et…  les questions :

Les interrogations sur cette personne que l’on croyait connaitre…

- Qu’ai je fait ?
- Que lui arrive t’il ?
- Qui est elle ?
- M’a t’elle caché sa véritable personnalité ?
- Suis  je responsable de ses colères ?
- Pourquoi est elle si triste ?
- M’aime t’elle encore ?

etc…

Tels des poux sur une tête qui croyait s’en être débarrassée alors que les lentes étaient toujours bien vivantes, la bipolarité revient telle une tempête dans un crane.

Le malade s’en rend compte ce qui le rend encore plus mal, encore plus triste, encore plus coléreux voire agressif et il fatigue à tenter de combattre. Mais cette bataille, il sait au fond de lui que de toutes les façons il l’a perdue… Et il sait par expériences sans doute, qu’il est fort probable qu’il perdra aussi l’être aimé car il l’aime, mal, mais il l’aime !!! Et je dirai que plus ses sentiments sont forts et plus les signes de la maladie le seront aussi.

Insidieuse et perverse cette maladie peut rester latente presque à l’état larvaire durant des années, l’image des poux que j’ai employé n’est pas répugnante ni irrespectueuse, loin de là, elle est juste posée pour facilité la compréhension de cette souffrance.

Dans le cas d’une relation amoureuse, ce que nous décrivons ici, étrangement et malheureusement elle peut être le phénomène déclenchant, même si sans doute avant cela un ou des autres phénomènes ont pondu ce parasite de la vie, il peut se réveiller en état amoureux car ce qui renvoie un état d’impuissance panique c’est être deux !
Pourquoi ?
Simplement parce que découvrir que l’on a des poux seul et les traiter est fort désagréable mais pas humiliant tandis que le découvrir en présence d’un être aimé est non seulement humiliant mais honteux et bon nombre de bipolaires ont ce sentiment de honte qui se traduit par ce que j’ai décrit plus haut.

Même si la personne se savait atteinte par la maladie, elle a pu penser sincèrement que l’amour l’en eut sauvé et cesser tout traitement, si traitement il y avait.
Ne lui en veuillez pas en ce cas de ne pas vous en avoir parlé et pensez à l’image des poux…

Peut être aussi savait elle que quelque chose n’allait pas dans sa tête pour reprendre une expression couramment entendue, mais que jamais elle n’a pensé à la bipolarité car les descriptions qui en sont faites sont souvent effrayantes et ne tiennent pas compte des différentes d’expressions de la maladie qui sont aussi nombreuses que le sont les personnalités humaines et leurs vécus.
Quelque chose qui gratte dans la tête mais quoi ?

Toujours est il que, tel un croche-pied à votre relation, la bipolarité est là et qu’il va falloir la prendre à bras le corps et surtout apprendre à vivre avec à deux ; ce qui sera le sujet de la deuxième partie de cet écrit.

 


17ème printemps des poètes du 7 au 22 mars

 

 

 

Un rêve si présent…

La chaleur d’aujourd’hui m’a ensommeillée et comme il nous arrive à tous parfois, je tenais un rêve que je ne voulais lâcher.

En me réveillant j’ai voulu lui écrire pour le lui décrire et puis à quoi bon ? ! Il n’a jamais voulu entendre, il n’a  jamais voulu comprendre…
Pourtant lui poser par mail juste la question ‘ Allez vous bien ? ‘ me tient fortement.

C’était lui sans être lui, c’était un lui vivant, riant, souriant et aimant ; celui que j’ai connu un peu mais si peu, seulement lorsqu’il lâchait prise, lorsqu’il descendait de son trône de PSY et que son regard bleu acier prenait quelque chose d’humain.

Ces moments si rares sont gravés en ma mémoire dans la catégorie VIE, comme ce jour où nous sommes tombés ensemble sur le divan dont nous changions la place réagençant la disposition de son cabinet par souci d’aisance avec ses béquilles. Les jours où il venait dans mon bureau avec un gâteau m’affirmant que le pâtissier d’en bas l’avais obligé à me l’acheter. Les fous rires lorsque allongée sur ce même divan, je m’amusais à le regarder sous ses lunettes. Cet après midi où nous avons choisi ensemble son nouveau fauteuil qui ne grincerait pas comme l’ancien. Les jours de claquage de portes où il m’attendait devant mon bureau craignant que je ne revienne pas…

Ces instants où il était là, vraiment là, comme dans ce rêve…

Intemporel et sans adresse, je suis juste face à lui et il me sourit.

Il existe des personnes autour mais servant presque de décors. J’entends sa voix qui me demande de me rapprocher de lui et il saisit ma main… Nous ne marchons pas ensemble nous flottons. Ma joue effleure sa veste de couleur rouge, elle est douce au contact, des effluves délicates me parviennent et je retrouve son odeur.
A cet instant, je ne sais plus s’il s’agit d’un rêve ou d’une réalité et par cette ignorance je me persuade de ne surtout pas ouvrir les yeux pour ne rien briser.

Il me parle. Que me dit il ?
Sa voix me parvient comme s’il se trouvait à des dizaines de mètres et pourtant il est près de moi.

Je lui parle et il semble ne pas m’entendre non plus, alors me reviennent ces moments douloureux où il ne m’entendait pas et où pourtant je lui criais
‘ je vous aime’
Mais non, ce n’est pas la même chose qui se répète puisqu’il tient ma main… Et d’ailleurs je le tutoie ce qui me surprend… d’ailleurs…

Une vieille dame nous demande de prendre le thé, il lui répond que nous n’en avons pas le temps… Il semble bien la connaitre à la façon dont il lui sourit…
Ce n’est pas son sourire de convenance ‘psy’, c’est son vrai sourire…

Nous faisons encore quelques pas mais sur une route cette fois, puis il s’arrête net et me prend dans ses bras.

Ses lèvres se posent sur le miennes presque pour me faire taire car je parle encore. Son baiser est aussi doux que je l’eut imaginé tant de fois par le passé et puis je sens qu’il s’éloigne et je ne le veux pas mais les mots ne sortent plus car je pense fortement à cet instant que ce sont eux, les mots, qui ont tout gâché…

Ainsi je me suis réveillée, des larmes coulant sur mes joues et mouillant mes lèvres comme les traces d’un baiser à jamais rêvé…

Je me souviens, à cet instant, que sur son écran d’ordinateur très souvent j’ai vu le même article ‘ Un amour de transfert’ et si je devais lui dire quelque chose après toutes ces années, ce serait simplement qu’il n’a pas vu plus loin que le bout de son nez et que la vérité se trouve ailleurs que dans les pages des centaines de livres de sa bibliothèque ! Que la cybernétique ne remplacera jamais l’âme d’un cœur humain !
Qu’ un contact 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 entre un homme et une femme durant des mois et des années ne fera jamais une relation psy/patiente.
Que ‘patiente’ je l’ai été mais dans sa définition première et que parfois l’on préfère se flageller soi même pour ne plus souffrir par l’autre…………

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Parfois…

Dans notre vie parfois, nous regrettons certaines rencontres ; celles qui  ont apporté de la peine et des larmes à nous et à ceux qui nous aimons, à ce cercle qui est notre !
Pourtant avec du recul, parfois beaucoup de recul, nous nous apercevons que sans ces rencontres notre vie ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui et nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd’hui.
Oui, parfois ces rencontres nous poussent à faire des choix heureux que nous n’aurions certainement pas faits en d’autres perceptives.
Et parfois, par ces personnes, certes qui nous ont été nuisibles les chemins du bonheur nous ont été ouverts.
Les trahisons parfois mènent à la joie de se reconstruire.
Alors, parfois, et bien sur sans leur dire merci, mais du haut de notre nouveau MOI qui rayonne, nous avons envie de leur dire :
- Et toi ça va la vie ? Parfois ?

 

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Je ne suis pas anorexique je vais super bien ( dit elle… )

Lorsque je l’ai rencontrée on l’appelait Bouboule, elle avait une vingtaine d’années et j’approchais de la trentaine. Je l’avais déjà croisée lorsqu’elle était toute petite dans la boutique de ses parents, une chtite blonde aux longs cheveux avec de bonnes joues à bisous…

Les années passant, j’ai quitté ce village pour une autre vie avant d’y revenir adulte et donc de la re-rencontrer sous le surnom de Bouboule…
J’ai toujours été choquée par ce surnom idiot que je n’ai jamais utilisé ;  ses ‘potes’ le faisaient et le font encore… ainsi les nomme t’elle…

Dans sa vingtaine et les années suivantes, elle arborait toujours une longue et magnifique chevelure blonde qui lui donnait son côté féminin car sa féminité elle la cachait par tous les moyens possibles : jamais de robe, jamais de maquillage, pas de bijoux, un parfum sans doute mais si discrètement mis qu’on ne le remarquait pas. De très longs pulls masquant ses formes.

La bonne copine fêtarde toujours prête à rendre service pour être aimée mais ça je m’en apercevrais beaucoup plus tard…

Si amours elle avait, ils étaient aussi discrets que le reste et passaient aussi inaperçus et si elle ne m’en avait pas parlé, je ne l’aurais pas su ! Je l’ai toujours trouvée belle et ne comprenais pas pourquoi elle n’était pas en couple comme nous autres.

Si je parle d’elle aujourd’hui c’est qu’elle a pris la pente dangereuse de l’anorexie niée bien sur, qu’elle cache encore comme tout le reste prétextant une dépression liée à sa maladie psychique qu’elle refuse de gérer aussi de manière relative en dramatisant ou dédramatisant les causes à effets et surtout en les cachant également.

Refusant de vieillir elle vit dans le passé des javas avec les ‘potes’ tentant de les faire revivre encore et encore ; autant les ‘potes’ disparus que les javas.
Ce ne sont pas tant les effets de la vieillesse qu’elle refuse c’est le fait qu’elle a l’impression de ne pas avoir vécu, ce qui est logique en vivant effacée niant la femme pour ne pas ressembler à sa mère…

Les cheveux ont été coupés = un pas vers sa mère !

Les kilos partent, près d’une vingtaine en quelques mois. Les tris dans l’assiette, puis plus d’assiette. Le thé et les cigarettes faisant office de repas.
- Puisque je te dis que je n’ai pas faim mais je vais très bien……..
Elle a largement dépassé la perte des 15% de masse corporelle. Elle est anorexique !

Débordant d’énergie, plongeant dans l’insomnie, perdant les mots, la mémoire, la concentration, les cheveux. Elle est anorexique !

Une bague sur une main, puis une deuxième…

La féminité tente une ouverture mais dans son esprit parti dans les affres de l’anorexie seule la minceur extrême est féminine dépassant ce stade rapidement pour passer à la maigreur.

De sa beauté à elle il ne reste rien !  Les rides forcément ont pris une place imposante sur ce visage creusé. Elle est anorexique !

Son chien vieillissant s’est mis à manger beaucoup et pourtant perd ses forces, par mimétisme il est devenu boulimique et s’use à tenter de la sauver.

Elle est pourtant contente lorsqu’elle sert un cran de plus à la ceinture de son jean qui commence à ressembler à un sac à os. Elle est anorexique !

Elle va bien tout va bien me dit elle et bien sur ne m’écoute en rien lorsque je tire la sonnette d’alarme.

Son médecin n’a trouvé d’étrange cette perte de poids que dans le domaine médical pur lui faisant subir divers examens qui n’ont rien à voir avec la pathologie ici décrite et sa psy toute nouvelle ne l’a jamais vue avant et donc ne voit pas l’étendue des dégâts…

Je ne comprends pas que sa famille n’intervienne pas et même qu’on lui dise qu’elle est bien comme ça où si tu te trouves bien comme ça tant mieux ; c’est totalement irresponsable.

Si elle lit ce billet elle sera fortement en colère contre moi mais n’est ce pas le but pour obtenir une réaction.

Moi je sais pourquoi elle est arrivée là et comment, mais une amie psy qui n’est pas écoutée ne sert à rien, alors comme je lui ai dit :

Je ne la regarderai pas mourir !

Afficher l'image d'origine

 

 

Dans les yeux d’Inès…

Il est des moments où les mamans souhaiteraient avoir tort !

Ces moments où elles entendent avec des larmes dans la voix, leur fille leur dire :

- Tu avais raison maman !

Après tous ses moments de souffrance, elle méritait d’être heureuse mais je savais que ce ne serait pas avec lui, alors entre sa résolution et son acceptation comme à son habitude, ma fille s’est fermée… Maïly a grandi loin de nous, puis petite Lynette est née que je connais encore peu et enfin Inès…

Épuisée à force de tout assumer seule, abandonnée par un mari dont je tairai  les qualificatifs par pudeur pour ses enfants, ma fille a enfin demandé de l’aide et m’a confié ce petit bout de 14 mois qui ne marchait pas encore et qui parlait à peine…

Nous nous sommes apprivoisées l’une et l’autre et j’ai compris très vite que tout passait dans le regard d’Inès… Les joies, les peines, les interrogations, la surprise…

J’ai repris un rythme de maman, levée 6h00 ; couchée tôt exténuée et mes journées entières consacrées à bébé un maximum ne supportant les autres qu’un minimum. Elle s’est emparée et de mon cœur et de ma patience !

Dans le regard d’Inès mon conjoint s’est noyé lui aussi devenant PAPY PAPY PAPY PAPY ; mot qu’elle prononce à répétition par plaisir, par jeu et par amour.

Dans les yeux d’Inès se trouvent la pureté de la vie, l’innocence, la simplicité et je rejette aujourd’hui tout ce qui peut être compliqué.
Le relationnel doit être simple où c’est échec et mat qui se produit.

Je ne saurai réellement expliquer ce qui s’est passé en moi, alors je dirai juste que la vie est simple comme Inès…

Je me retrouve tellement en elle, son caractère c’est le mien et ce regard… Aussi…..

Aujourd’hui, elle marche, coure et parle à tout va à qui veut la comprendre. Nous avons eu les premiers pas, les premières chutes, les premiers mots, les premières découvertes………

Je ne sais ce que sa mémoire lui laissera de ces mois passés chez nany et papy mais ici elle a laissé un vide immense même si son bonheur, nous le savons, ne peut être que près de sa maman et ses grandes sœurs.

Dans les yeux d’Inès se trouve l’océan qu’elle a découvert avec nous fascinée par le vent de la côte Normande.

Oui c’est cela… Dans le regard d’Inès il y a l’océan…………………………..

 

 

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Être en analyse

De petits mots écrits et alignés d’une analysante qui je le crois décrivent précisément le ressenti profond d’un être en analyse :

voyiez,
à force de travailler sur moi, de libérer, je découvre,
en tous cas c’est impressionnant de voir ce que l’on porte en soi, derrière la conscience. La conscience serait-elle donc un protecteur? paravent? abris anti atomique? 

PS : c’est comme chercher les oeufs!

Pertinents et consciemment inconscients… Les mots…

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Et si l’on me demande pourquoi souvent DALI ici, ma réponse sera toujours la même :

DALI c’est la psychanalyse en images ou la peinture de la psychanalyse…

Bipolarité

Si je devais mettre une image sur cette souffrance ce serait celle ci :

Bipolarité  dans Les thematiques blog%2B-balance%2Bdesequilibree%2Bde%2Bjustice… Une balance déséquilibrée en constants mouvements…

Mais une balance ne se déséquilibre pas seule, il lui a souvent fallu un poids trop lourd pour qu’elle n’arrive plus à se tarer seule ou que l’on ne puisse plus rien y poser sans que le résultat soit faussé !

Imaginer cette balance chez vous, un jour elle penche à droite et le lendemain à gauche sans que vous y touchiez et quoique que vous fassiez vous ne pouvez maintenir les plateaux en équilibre, bien droits face à face. Vous aurez beau resserrer un boulon, changer une visse, rien n’y fera et pourquoi ?
Parce que vous ignorez l’histoire de cette balance et ce qu’elle a pu porter… plume ou plomb… Un kilo de trop reste un kilo de trop.

Cette petite chose en image est le psychisme d’une personne souffrant de ce que l’on nomme à bon ou mauvais escient ‘ bipolaire ‘

Alors bien sur, tant les changements sont voyants et flagrants tels cette image le souffrant se bat et se bat encore pour les masquer et cacher parce qu’il est une chose que notre société ne n’accepte pas c’est la différence et si leur douleur intérieure est immense ; le regard des autres en rajoute encore davantage.

Vous admirez sans aucun doute des tableaux, des musiques, des livres, des sculptures… des siècles passés… des œuvres crées par des personnes différentes que l’on ne craint  pas aujourd’hui d’affubler de maladies psychiques comme la schizophrénie ou physiques ayant entrainé des séquelles psychologiques comme la syphilis et peu importe la douleur intense qui les a conduit à ces créations ; l’on se contente d’écouter, de lire, de regarder…

Pourtant, en lisant, en écoutant, en regardant plus intensément encore vous y verrez les mêmes plateaux que cette balance ou y entendrez le tintement de ce déséquilibre et ce simplement parce qu’il faut passer par différentes phases, maniaques et dépressives pour obtenir les plus belles créations que l’être humain ait pu concevoir…

Il faut avoir souffert énormément pour que les tripes s’étalent ainsi dans l’art.

Si l’on avait lobotomisés ces GRANDS et GRANDES qu’admireriez vous aujourd’hui ?

L’on ne répare pas une personne bipolaire, pas plus que l’on ne réparera cette balance !
Les personnes bipolaires ne sont pas des cobayes auxquelles l’on tente de faire avaler les dernières pilules sur le marché du lobby pharmaceutique !

Une personne bipolaire est avant tout un être en grand besoin d’écoute et de compréhension, si vous ne la jugez pas, elle créera. Cette personne a autant besoin d’attentions que d’oxygène mais surtout elle a autant besoin d’en recevoir que d’en donner.

Bloquée par le carcan d’une société eugéniste ;  affaiblie par ce poids trop dont elle ne connaitra sans doute jamais l’origine ; elle tente de se soigner pour se conformer alors qu’il suffirait de la laisser s’ouvrir à ce qu’elle en a en elle pour qu’elle vous épate par ses dons et seulement là en elle et seulement en elle les plateaux de la balance s’équilibreront !!!!!!!!!

Pensez en admirant ce que l’on trouve de si beau aujourd’hui que ces grands et grands n’étaient autres que bipolaires………..

Laissez les briller !

Balance dans socio

 

 

V I O L

Je me suis faite rare ces dernières semaines totalement impliquée jours et nuits à tenter de sauver une jeune fille.

La sauver d’elle même et de ses fantômes d’un passé terrible et terriblement présent pour elle… jours et nuits – nuits et jours…

Fauve avait 15 ans et à 18 elle réalise !

Oui seulement maintenant comme cela est fréquent tant la chose est ignoble le psychisme la refuse et surtout lorsque la personne violée passe totalement inaperçue au sein de sa propre famille, même le soir de l’acte immonde… Personne n’a rien vu et aujourd’hui personne ne veut entendre…

Plusieurs psy déjà vus et là encore personne n’a compris ce qu’elle ne pouvait pas dire :

- Je me suis fait violée !

Non il n’était pas 1 – ni 2 – ni 3 – ni 4 – ni 5 – MAIS plus encore
Oui un viol en réunion.

Une jeune fille de 15 ans, bonne élève et bien sage qui rentrait simplement chez elle

Maman n’a rien voulu voir
Papa ne la voit plus
Trop dur pour des parents….

MAIS   ELLE  !!!!!!!!!!!!!!

Elle, elle le vit seule depuis 3 ans parce que c’est plus confortable pour tout le monde

Alors elle a aussi refoulé pour eux ; pour ne pas les faire souffrir et s’est mutilée chaque jour un peu plus, un peu plus, un peu plus, un peu plus….

Et puis un émoi, le coeur qui bat et tout ressurgit.
L’insupportable. L’ignoble et l’innommable.

Alors je suis là je réponds et j’écoute. Jours et nuits et nuits et jours.
Plus de mutilation

LA COLÈRE !

Processus habituel d’une possible reconstruction mais tellement longue et tellement douloureuse.

Et maintenant enfin elle dit :

JE ME SUIS FAIT VIOLÉE !

 

A toi Fauve

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