Entre nous !

J’ai souhaité créer ce blog pour parler non pas métier, mais rôle !
Suis je avant tout une psy ou avant tout une femme ?
Je suis avant tout un être humain, qui a la faculté de pouvoir comprendre ce que vous ne comprenez pas en vous m’aime, vous m’aime et non vous même car reichienne !
Alors oui, je suis d’abord femme et psy ensuite, car être psy est comme une ombre pour moi ; lorsque je me regarde dans un miroir qui vois je et qu’y vois je ? Moi certes et vos vécus, vos ressentis, vos energies et vos larmes.
Qui voyez vous et qu’y voyez vous en arrivant dans mon cabinet, d’abord une psy ou d’abord une femme ? Votre douleur ou mon sourire ?
Si je suis bien dans ma peau de femme, je serais bien dans mon rôle de psy. Je ne suis ni abordable ni inabordable, je suis tout simplement l’autre et n’en deplaise à Monsieur Lacan la femme existe puisque je suis…

Bienvenue sur notre blog ; le mien et le votre car que serions nous les uns sans les autres ?!

Pour m’écrire en privé : jp_psy@hotmail.fr


 

Ces années là !

Quand j’observe de ma place psy le monde du travail aujourd’hui, me revient le souvenir de ces années là…

Les années 80/90…

Années bénies pour les employés qui quittaient un travail pour en retrouver un autre le lendemain.

Années où tout le monde avait sa chance de réussir ou graver des échelons sans pour cela avoir fait science po ou HEC

J’ai eu la chance de travailler ces années là dans une entreprise américaine à l’ambiance fabuleuse, où tout le monde se tutoyait du technicien au PDG en passant par les secrétaires et les chefs de services. Où travailler au sein de la DRH était vraiment dans le but que les employés se sentent bien dans leur travail à l’affut du moindre souci,  soutenant les personnes dans les périodes difficiles de leurs vies privées parce qu’il était bien intégré qu’une entreprise ne pouvait bien fonctionner qu’avec un personnel qui va bien.

Ces matins là où nous arrivions selon nos désirs, travaillant en horaires variables ; croisant l’un ou l’une se rendant à la cafet pour boire un café et y retournant pour les accompagner… 1 fois 10 fois… selon les arrivants, chouchoutés nous étions par Yvonne qui dirigeait sa cafet de main de maitre et essuyait aussi les larmes lorsque peine de coeur il y avait.

Les plus jeunes se faisaient appeler « les filles de Madame Joe » ; touchant mais un côté un peu mère maquerelle que je leur avais fait remarquer mais qui les faisait rire.

Je me souviens de Nicolas, que tout le monde détestait pour sa franchise mais que j’adorais pour la même raison et me revient la description qu’il avait faite au téléphone de l’une des conseils à un client qui craignait de ne pas la reconnaitre ‘ Vous ne pouvez pas la rater : c’est la plus grande, c’est la plus maigre et c’est la seule qui se marche dessus dans les couloirs’
Nicolas m’a formée à tous les outils informatiques avec cette inexorable et énervante patience ‘raté recommence’

Je me souviens qu’il était préférable de frapper à la porte des bureaux avant d’entrer car certaines surprises pouvaient nous attendre derrière, eh oui des couples se sont aussi formés là bas.

Je me souviens avoir eu 2 avertissements car déjà je ne fermais pas ma g….. Que mon boss m’avait dit ‘plutôt que de foutre le bordel en défendant la veuve et l’orphelin viens me voir et dis MERDE quand il y a un problème’ Alors souvent j’ai ouvert la porte de son bureau et crié MERDE… Client ou pas…
Mais qu’avait il à dire ce chef de service qui se promenait dans les étages parfois avec un bob Ricard sur la tête et des lunettes de soleil en plein hiver…

Puis la crise du Golf est arrivée et les américains ont débarqué aussi dans notre entreprise. Vouvoiement obligatoire. Costume obligatoire. Tailleur obligatoire…. Et petit à petit le personnel est parti remplacé par de braves petits soldats…

Je me souviens des larmes de celui qui m’avait collé les 2 avertissements le jour où je lui ai demandé à profiter de la prime de départ ‘oh non pas toi’….
Je me souviens de mon diner de départ, des cadeaux et la bataille pour m’offrir LA rose tendue par le vendeur à la sauvette au restau et qui est reparti heureux libéré et de ses roses et même de sa corbeille…

Oui je regarde aujourd’hui ce monde du travail où évoluent mes patients et patientes et oui je me souviens….

 

 

 

Bug sur les commentaires

Désolée, vous m’écrivez pour me signaler ce problème et j’ai écrit moi-même à unblog.fr

Attendons

Merci !

 

L’amour dure t’il 3 ans ?

Cet article m’a plu avant de le commenter j’attends vos commentaires

:-)

Atlantico : L’adaptation cinématographique de « L’amour dure trois ans » sort ce mercredi. Frédéric Beigbeder avait écrit le livre. Il réalise également le film. Mais cette fameuse maxime fait-elle sens ?

Jean-Didier Vincent : « L’amour dure trois ans » ? Oh, vous savez, l’amour, je veux dire le lien, la fascination et le désir qu’on a pour quelqu’un, naît un jour puis disparaît. C’est dû à l’habitude. Ce qu’on appelle l’amour c’est le besoin de l’autre. C’est lié à l’ocytocine une hormone libérée au cours de l’orgasme et qui donne le plaisir dans le cerveau. C’est comme chez les animaux, chez les ouistitis, par exemple. Quand ils ont un lien avec une femelle particulière, ce lien est solidifié par la présence d’ocytocine qui entretient les circuits d’attachement avec un autre partenaire et crée un état de récompense : le cerveau est récompensé quand vous êtes avec l’autre. Ce système s’use, comme tout système. Même si vous aimez les frites, si vous en manger tous les jours, vous finirez par vous en détourner.

L’ocytocine correspond donc à l’hormone du lien : elle favorise les circuits qui créent dans le cerveau l’attachement à un autre individu. A un moment donné, les récepteurs de cette hormone se fatiguent, il n’y en a plus. Cela peut prendre un mois, un an ou plus. Cela dépend notamment de l’intensité de la rencontre : plus celle-ci est forte au début, puis elle risque d’être inefficace au bout d’un certain temps. On peut comparer ce mécanisme à une pédale sur laquelle vous appuyez : vous recevez une récompense, à force d’appuyer, d’appuyer, d’appuyer, celle-ci finit par ne plus fonctionner.  Vous êtes désensibilisé. C’est biologique : notre cerveau est une machine à recevoir des récompenses et des punitions.

Pourquoi trois ans ? C’est une durée crédible ?

C’est absurde. C’est un truc qui est devenu un gimmick. Cela peut être un mois ou deux voire toute la vie, si vous êtes malin ! Le désir n’est pas machinal, il est déclenché par des stimuli particuliers qui se construisent sur des circuits dans le cerveau qu’on appelle « circuits de récompense ». C’est ainsi que vous devenez toxicomane : quand vous aimez quelqu’un, vous êtes toxicomane de cette personne.

La différence avec la drogue qui vous rend addict, c’est que le plus souvent, pour l’amour, la passion s’atténue car des mécanismes contre balancent cela et conduisent à ce que la dépendance finisse par ne plus fonctionner.

Vous qui avez étudié ce sujet en tant que neurobiologiste, vous y croyez encore à l’amour ?

Ah, mais je ne crois qu’à ça ! C’est comme si vous me disiez sous prétexte que je connais les mécanismes de la faim ou de la soif, que je n’avais plus faim ni soif ! Les neurobiologistes ne sont pas mieux placés que les autres pour résister à l’amour.

N’auriez-vous pas un secret de neurobiologiste pour faire durer l’amour ?

Il faut d’abord en avoir envie. Quand vous êtes dépendant de quelqu’un, il n’y a pas de raison de changer. Ce qui se passe dans le cerveau reste chimique. Mais ce n’est pas pour cette raison que cela est moins noble que ce qui peut se passer dans les cieux.

Par ailleurs, vous ne tombez pas amoureux de n’importe qui, n’importe quand : tout est conditionné par votre histoire, votre enfance, aux  choses que vous avez expérimentées au cours de votre vie.  Parfois vous rencontrez quelqu’un et vous pensez qu’il s’agit d’un coup de foudre, sans savoir pourquoi. Vous trouvez alors que cette personne vous ressemble, presque comme si elle était votre sœur ou votre frère. En fait, c’est dans le cerveau que tout se passe, votre passé ainsi que d’autres paramètres interviennent. Tout n’est pas prévu cependant. Sinon, il suffirait d’insuffler un peu d’ocytocine et vous tomberiez amoureux. Ce n’est pas si simple.

Comme vous le savez peut-être, je joue un petit rôle dans le film de Beigbeder. Avec Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, je disserte à la fin du film sur ce qu’est l’amour. Et ce que je recommande pour garder son partenaire, c’est de faire l’amour. L’acte physique déclenche l’ocitocyne dans le cerveau. Les femelles ouistitis le savent très bien. Le sexe fait durer l’amour. Il faut donc baiser, baiser, baiser. C’est ça le secret d’un amour qui dure.

 

 

L’après Jade

La journée a été difficile, j’ai assumé mes rendez-vous et je suis restée psy !
Mon visage, mes attitudes ni laissaient rien paraitre, bien au contraire une patiente m’a dit ‘vous êtes rayonnante aujourd’hui’ étrange ce que l’on arrive à faire passer de positif malgré une douleur.

J’appréhendais le retour de ma fille hier soir, mais elle a traversé le salon est montée dans sa chambre poser son sac et redescendue avec un sourire s’installant sur le canapé attendant mes mots…

- Jadou est partie ma puce

- Je m’en suis doutée en ne voyant plus ses petites affaires

Je m’étais promis de ne pas pleurer mais ce fut plus fort que moi…

- Maman, elle est mieux maintenant elle ne souffre plus où est son plaid ?

Son plaid… Dans un premier temps je l’avais jeté mais je l’ai récupéré très vite, lavé et mis à sécher… Je savais que Léo le demanderait. Ce plaid où depuis tout bébé elle faisait ses petites patounes le piétinant en ronronnant…

- Lavé ma puce tu l’auras demain !

SOURIRE

Dans la soirée, elle nous a dit  » j’ai froid sans le plaid de Jade »…

Elle a regardé la mini vidéo et a souri, car on y voit Jade heureuse, sereine, câlinée….

Ce matin, mon compagnon et moi avons déposé Jade chez la vetérinaire, j’ai tenu à la porter moi même, c’était important pour moi.

Vétérinaire qui a été étonnée que Jade ait tenu si longtemps… Comme quoi avec beaucoup d’amour on gagne du temps précieux…
Nous récupérerons les cendres de Jade dans une semaine et irons dans les collines en famille…

Elle reste avec nous en photo et dans notre cœur ; oui dirons certains ce n’est qu’un animal… Mais un animal donne parfois plus que certains humains…
Sa terreur c’était Maïly et je souris en pensant au nombre de fois où Jade a traversé toute la maison à fond la caisse pour éviter les petites mains du petit monstre…

Oui, ma peine est grande aussi par suite d’accumulations et que Jade était aussi là pour apaiser simplement par sa présence.

Maintenant il nous faut faire le deuil, mais comme dit ma fille nous n’avons jamais vécu sans chat tout en nous souvenant de chacun sans en oublier aucun…
Nous sommes une famille chats, il nous est arrivé d’en avoir jusqu’à 10 à nourrir sans qu’il ne restent très longtemps… Chats errants de passage…
Mais jamais nous n’avions eu à accompagner ainsi notre petite bête, les chats se cachent lorsqu’ils sont malades et vont mourir loin de leurs maitres hormis Jadou qui a souhaité rester près de nous le plus longtemps possible…

Alors nous pensons a elle maintenant sautant dans ses collines derrières des sauterelles ou écoutant les cigales avec étonnement. Merci pour tous ces jolis souvenirs Jadou…

 

 

 

 

 

Adieu notre Jadou

Mes yeux brouillés par les larmes ont du mal à suivre mon écriture, mais je viens ici te dire adieu ma JADE.

Tu t’es battue jusqu’au bout ma petite Jade, malgré les deux petits kilos qu’il devait rester de toi, tu as trouvé la force la nuit dernière de monter la moitié des marches qui conduisent à notre chambre pour que l’on entende mieux ton appel au secours… tes angoisses… ton besoin de nous avoir près de toi.
Je t’ai ramassée toute légère sur cette marche froide et t’es amenée dans un plaid bien chaud, près de moi sur le canapé. Là tu as posé ta petite tête sur mon bras et pris ma main entre tes si fragiles petites pattes, griffes doucement sorties signifiant ‘je ne te lâche pas pour que tu restes avec moi’ ; de mon autre main je t’ai caressée tendrement et nous avons discuté toutes les deux.
Tu m’as fait comprendre que ton petit nez te grattait mais que tu ne pouvais pas le gratter toi même, alors j’ai frotté ce petit nez et tu as somnolé.
Je t’ai parlé de tes compagnons chats, de Léopoldine, des cigales, des oiseaux… Chaque fois que je m’arrêtais de parler tu poussais un petit miaulement pour demander encore et tu m’as écoutée longtemps ronronnant ; tu m’as écoutée te racontant ta si courte vie ma Jadou.
Puis fatiguée, tu t’es endormie et je t’ai emmenée bien couverte de ton plaid dans notre chambre où tu as continué à dormir paisiblement, rassurée par notre présence, je t’entendais ronronner.
A 10 heures tu as miaulé le reveil, jamais nous ne dormons si tard, mais nous étions fatigués tous les 3 ; toi ma belle épuisée par tous les efforts que tu as fait pour rester avec nous et nous d’inquiétude et de veille.

Je t’ai de nouveau installée sur le canapé et à chacun de mes mouvements tu craignais que je te laisse, alors je n’ai pas bougé et ton maitre non plus.
Tu nous regardais, tu regardais autour de toi, nous te parlions et caressions chacun notre tour, tu ronronnais…
Puis, tu as miaulé très fort tu avais peur, et tu n’as plus regardé nul part, ton regard est devenu vide, tu t’es raidie pour chercher de l’air, tu as poussé un énorme soupir et ta petite poitrine a cessé de se soulever. Ta petite tête s’est posée sur ton plaid pour ne plus jamais la relever.
J’ai eu le temps de te dire mille fois que nous t’aimions pour toujours et ton maitre a pris mon visage entre ses mains pour me dire ‘c’est fini’…………………..
Je t’ai embrassée et mouillée de mes larmes avant que mon compagnon ait le courage de te couvrir de ton plaid.

Ta petite maitresse ne sait pas, elle n’est pas rentrée mais je sais moi que tu as voulu partir avant qu’elle rentre pour qu’elle ait moins de peine et ne te voit pas partir.

Demain sera un autre jour ou nous nous occuperons de toi d’une toute autre manière.

Tu vois ma belle JADE, nous avons tous tenu nos promesses ; toi tu es restée le plus longtemps qu’il t’a été possible et nous t’avons accompagnée jusqu’au bout, ici dans ta maison et non dans un cabinet froid de vétérinaire.

Oui, demain sera un autre jour…………………………………

Il nous reste à t’accompagner dans TES collines. Adieu notre Jadou……………

 

Mon amour… Mon grand amour…

Ma main dans la tienne aujourd’hui nos pas nous ont menés là où se trouvent tous nos premiers souvenirs, à quelques semaines de nos UN an…
La place Castellane…
La rue de Rome…
… La rue Saint Férréol…

L’endroit !

Tu as souhaité t’y rassoir pour fumer une cigarette et je m’y suis blottie contre toi. Ensemble nous avons regardé les passants et tu t’es souvenu que l’enseigne SOLDES du magasin d’en face était la même que l’année dernière… Moi, je me souvenais de ces pas qui piétinaient la casquette où se trouvaient tes quelques centimes…
Tes yeux dans le vague, comme l’année dernière je t’ai proposé un café que je suis allée te chercher, mais l’homme que j’ai trouvé à mon retour était bien un passant qui s’est assis pour fumer tranquille un samedi de soldes sur St Fé… Un sourire aux lèvres tu m’as dit ‘il est chaud’ et je connais ton regard qui veut dire « merde c’est trop chaud »
En plaisantant, je t’ai dit  » bon tu restes là ou on rentre chez nous ?  »
Tu t’es levé, en polonais tu m’as dit ‘on y va’ et tu m’as aidée à me relever… Comme l’an passé en me prenant dans tes bras pour m’embrasser avec quelques jours d’avance sur la date anniversaire…

Oui, il y a un an, je t’aimais déjà et toi tu te demandais ce que cette drôle de femme te voulait exactement, loin de penser que l’on puisse t’aimer ainsi !

Tu m’as tenu la main plus fort comme pour être certain de ma présence et de l’existence de notre couple et nous avons remonté la rue de Rome comme le premier matin, sur ce chemin nous avons vu des femmes de tous ages assises le long des vitrines faisant une pause ‘soldes’ et j’ai prononcé ces mots :

- Tiens ! Peut être ont elles compris que l’on peut rencontrer le grand amour de sa vie de cette façon…

Tes yeux marrons ont plongé dans mes yeux bleus et au dessus de nous comme un feu d’artifices des mouettes se sont envolées…

JE T’AIME

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Notre Jadou

Notre Jadou ce soir est toujours avec nous et merci à elle de nous laisser ce temps, le temps de lui dire à quel point nous l’aimons…

La vétérinaire lui donnait 2 jours et cela en fait 9 de gagnés.

Elle a des hauts et des bas et malheureusement de plus en plus de bas…

Avant hier soir elle s’est trainée jusqu’au bas des escaliers pour attendre Léopoldine connaissant approximativement l’heure où Léo descend diner. Au moment où sa maitresse s’est penchée sur elle, elle a poussé un miaulement énorme et a perdu connaissance. Ma fille l’a caressée et nous sommes restés tous les trois assis près d’elle durant plus d’une heure. Petit à petit au son de la voix de Léo et à la douceur de ses caresses elle est revenue en ronronnant et en fixant son petit monde… Puis Léo l’a installée près d’elle pour diner et Jadou s’est paisiblement endormi.

Elle continu a trouver la force d’aller jusqu’à sa litière même si gênée elle se rend compte qu’elle a raté et fait pipi sur le carrelage, elle est rassurée par des caresses et par les actions de ses maitres pour nettoyer le tout.

Hier elle a très peu mangé, mais bu. Aujourd’hui elle n’a ni bu ni mangé… Léopoldine est partie en we chez son papa et je pense qu’elle lui manque mais il est aussi important pour Léo de prendre du recul et avant son départ nous avons parlé ensemble des décisions d’après… Au cas où… Et d’un commun accord, Jadou, SI… Jadou sera incinérée et nous irons ensemble éparpiller ses cendres dans SES collines ; ainsi dit Léo ‘je la retrouverai à chacune de mes promenades’

La nuit dernière, miaulement plaintif… Je me suis levée et l’ai caressée, un ronronnement s’en est suivi et je suis restée près d’elle jusqu’à la relève de mon conjoint.

Cet après midi, nous sommes sortis quelques heures mais nos pensées à tous les deux étaient près de Jade… Comment vit elle l’absence ? Comment va t’elle ?  Sera t’elle encore là à notre retour ? Et sans nous concerter nous sommes rentrés tôt pour être près d’elle.
A notre arrivée, même énorme miaulement et nouvelle perte de conscience, elle est revenue au son de ma voix et dort près de son maitre.

Bien sur, nous connaissons tous l’issue, mais elle est notre petite bêbête et nous assumons les soins palliatifs ; elle partira chez elle et près de nous.
Je ne prendrai pas la décision de la piqure finale car l’espoir est toujours en nous malgré nos connaissance car il suffit de si peu de choses dans un sens comme dans un autre…

Lorsqu’elle va mal et que nous lui parlons, nous lui disons à la fois qu’elle peut partir tranquille, qu’elle a été une minette merveilleuse et que nous l’aimons et l’aimerons toujours et aussi que si elle veut rester nous l’aimons et l’aimerons toujours.
Peut être n’employons nous pas les bons mots mais ce sont les notres et nous n’avons que ceux là…

 

LA JUSTICE INSTITUTION D’INJUSTICE!!!!!!!!

Voilà le milieu du mail de ma patiente M qui ce soir n’a qu’une envie EN FINIR !

Après avoir subi un harcèlement au travail de la part de son employeur durant des années

Même pendant une dépression sévère elle a trouvé la force de conduire ce harceleur au tribunal ; travail long et douloureux…

Harcèlement reconnu en première instance cet été seulement !

Bien sur ce personnage notablement connu ne s’attendait pas à être condamné lui l’intouchable !!!!

Bien sur IL a fait appel

SOIT c’est un droit !

Mais ce qu’a vécu ma patiente aujourd’hui est un autre abus encore ; un autre abus de pouvoir !!!!!!!!!!

Voilà ses mots :
le juge a pris mon dossier, en disant »il est tard…..ce dossier sera long…..on reporte au 10 Mai..…Paf, tu n’as rien à dire juste c’est note car on ne t’envoie pas de convocation.

Moi devant ces maux je n’ai pas de mots et vous ????

Vos voeux des volcans jusqu’aux collines

Depuis le premier janvier, je ne cesse de recevoir vos appels…

Vous, mes anciens patients
Vous, mes anciens collaborateurs :-)

Dans ces appels de mes anciens patients, même s’ils m’ont tous touchés, je retiens celui de Cécile m’annonçant qu’enfin elle allait chercher son bébé à l’aéroport de Paris ; petite fille arrivant tout droit Éthiopie… Que de jours, d’heures, de mois, d’années passés ensemble Cécile, pour en arriver à ce magnifique résultat !

De Patrick, je n’attendais pas moins que d’apprendre qu’il y avait dans son village 3 mètres de neige et 1 mètre dans son cabinet… Que sa puce était entrée à l’école et que l’an prochain elle passait son BAC puis préparait HEC…

Merlin l’enchanteur… Quel merveilleux médecin es tu !!!!!!!!!!!!!!!

Et François, ta voix à la fois calme et reposante et tes départs impromptus vers d’autres univers, d’autres dimensions…

Routard galactique… Reste le formidable ostéo que tu es !!!!!!!!!!!!!

A propos de ces deux personnages, l’une de mes patiente m’a envoyé un mail dont je copie colle un extrait tant il est parlant et beau :

« Mon mal-être  m’aura permis de rencontrer des gens extraordinaires. Merci Jocelyne pour ces rencontres. »

Oui, vous me manquez tous et toutes, surtout lorsque j’entends de la bouche de ces deux personnages hauts en couleur :

- Tu fais chier merde ! Pourquoi t’es partie ?

De mes collines qui ont perdu leurs belles couleurs depuis le départ de Maïly, je vous répondrai honnêtement… Je ne sais plus…

Merci à mon amour de me soutenir dans ces moments tourmentés et à toi aussi mon amie ma soeur

 

 

La plus gentille des minettes

Mon silence n’est pas du à l’indifférence vis à vis de mes lecteurs mais à une accumulations de soucis et de fatigue.

Je romps mon silence ce soir pour vous parler de JADE ; la plus gentille des minette…

Jade depuis deux jours hypotonique, nous avons pensé à une indigestion de poubelles qu’elle fouille allègrement en compagnie de ZAZA . JADE au dessus et ZAZA en dessous attendant les petits cadeaux…

Ce soir la trouvant encore plus calme qu’hier, nous avons pris la décision de la conduire chez le vétérinaire.

Prise de sang, analyse, etc…

Et le diagnostic est tombé, notre JADE souffre d’une leucémie…
Notre JADE est surtout la minette de Léopoldine, elle ne reconnait qu’elle comme maitresse officielle et se font d’énormes calins…

La véto tranchante nous a dit froidement :

- Il faut prendre une décision !

Quelle décision ? Quoi ?
Hors de question !
JADE regardait Léopoldine droit dans les yeux pleine de confiance…

J’ai vu des larmes couler sur les joues de ma fille qui pourtant les retient trop souvent.

- Bon on peut tenter de lui rallonger mais…. Quelques jours… A moins que… On ne sait jamais…
- Mais bien sur qu’on va tenter docteur et on va tous y croire en plus !!!!!

JADE a reçu une tonne de piqures ; nous avons eu des conseils pour l’alimentation ; et JADE se repose sur le lit de Léo…

Adoptée à la SPA il y a 5 ans, JADE ne nous a pas laissé le choix lors de notre visite, elle a sauté dans les bras de Léo dès notre arrivée, l’air de dire :

 » Cherchez pas c’est moi qu’il vous faut  »

JADE aura 5 ans le 6 fevrier et oui nous le pensons haut et fort : ELLE AURA SES 5 ANS LE 6 FEVRIER !

Voici JADE ou JADOU pour ses intimes :