La passion : une catasprohe naturelle…

Les cyclones, les raz de marée, les éruptions volcaniques, …

LA PASSION !

Comme l’on ne peut ni éviter, ni contourner les éléments déchaînés ci dessus cités, l’on ne peut pas éviter non plus la passion !!!

Je ne dirais pas que personne n’est à l’abri, car, si, des personnes sont à l’abri, protégées par on ne sait quel autre élément mais la passion ne s’attaque pas à tout le monde.
Y sommes nous prédestinés par quelques desordres emotionnels remontant à une carence affective enfantine ?
Bof ! Pas envie d’être psy ce soir mais femme !

Insidieuse, elle est partout, la passion ; dans un ascenseur, chez le boucher, au travail, au ciné, dans un mail… enfin dans tous les cas, là où on l’attend le moins c’est certain.

Dans les différentes formes qu’elle peut prendre, on y trouve la passion sexuelle, celle là, en général se calme relativement rapidement mais il n’empêche que sur son passage elle provoque les mêmes dégâts !

La passion intellectuelle, aie aie aie, la pire !
Parce qu’elle sait très bien s’allier avec la première par la suite.

Dans tous les cas, dans un premier temps, c’est une voix… un regard… un geste… un parfum… une odeur… une écriture…
En clair tout ce que vous n’oublierez jamais !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Vous ne vous reconnaissez plus, vous ne vivez que pour l’autre et par l’autre ; il vous devient petit à petit aussi indispensable que l’air que vous respirez. Le problème c’est qu’à l’inverse l’autre vous bouffe votre oxygène et que sans vous en rendre compte vous faites de même.
Vous êtes déjà à des kilomètres de vous même, vous êtes là où l’autre est, même si des kilometres aussi vous separent et dans ces cas là, à genoux ou en rampant mais vous irez le rejoindre bon gré mal gré et malgrès tout ce que l’on pourra vous dire. D’ailleurs entendez vous encore une autre voix que la sienne ? J’en doute…

Père, mère, soeur, frère, mari, femme, enfant… Vous les voyez c’est certain mais dans l’ombre de cet autre. Il a pris toute la place, même la vôtre.
Ce que vous prenez pour du bonheur, n’est que souffrance ; la passion est un leurre, l’autre face de vous même et l’opposé de vous m’aime.
Vous avez l’impression de vous ressemblez tant que vous n’êtes qu’un seul être, aux mêmes pensées ; car ça aussi elle sait bien faire la passion : des sortes de connections inexplicables, insondables, inabordables par les autres.

Coincé dans les embouteillages d’un amour impossible, car la passion ne se vit pas, elle n’a pas de quotidien, le quotidien la tuerait donc elle l’evince et en rajoute par ce biais un degré de souffrance extrême. Plus vous bougez et plus vous y restez collé, le principe de la toile d’araignée…

Sans lui plus vous – sans lui plus vivre – sans lui plus rien…

Ni avec lui ni sans lui !

Oui la douleur de la passion ; ses ravages par pulsions d’émotions toutes plus contradictoires les unes que les autres. Accroc, toxico, de cet être humain qui tout compte fait n’a rien demandé, ni vous non plus

Pas de bouton STOP ni RESET… Il faut juste attendre… Attendre de toucher le fond et à ce moment là prendre la main tendue, cette nouvelle main qui saura par son écoute, sa douceur, sa tendresse, vous sortir de cette addiction !

COURAGE !

La passion : une catasprohe naturelle... 782_2

9 commentaires à “La passion : une catasprohe naturelle…”


  1. AKANTI 23 juil 2009 à 21:18

    Merci beaucoup pour cette précision et à très bientôt pour une séance de psychanalyse…

  2. femmepsy 23 juil 2009 à 13:43

    Cher Akanti,
    Je pense qu’Eric parle de la passion en tant que paliatif.
    Un soin paliatif vers une pulsion de mort telle que la passion !
    Point de gagnant ni de perdant ; juste deux corps et ames meurtries…
    C’est uniquement dans le cas où l’un des deux est un pervers narcissique qu’il y a calcul et volonté de s’approprier l’autre à des fins tout à fait personnelles que se trouve ce que tu exposes.
    Mais dans le plus grand nombre de cas, juste deux personnes incapables de se comprendre ; juste capables de s’aimer dans l’irraisonné………….

  3. AKANTI 23 juil 2009 à 5:38

    Selon l’analyse d’Eric, la passion ne serait qu’un transfert afin d’anesthésier une autre douleur ???

    Dans ce cas, celui qui serait l’objet de cette passion serait en même temps la véritable victime de cette passion ???

    En effet, se croyant aimé il aurait été utilisé à son insu comme un vulgaire objet et au suivant…

    Qu’en pensez-vous ?

  4. femmepsy 22 juil 2009 à 12:38

    Bonjour Eric,
    Ce que tu decris là est bien la cause de la chute vers la passion comme vers toutes autres addictions.
    Merci à toi

  5. ecm 22 juil 2009 à 7:43

    Bonjour,
    Le monde est dur, la vie parfois difficile et la passion ne serait elle pas un refuge pour traverser les autres tempetes ???
    Merci pour cette grande reflexion J’o

  6. femmepsy 21 juil 2009 à 18:55

    Merci Cecilia !
    Merci Akanti, mais comme dans toute addiction il est difficile de passer à la modération et le sevrage est douloureux…
    Merci Manuel, et si quelque part l’envie de replonger était la plus forte tant les sensations éprouvées sont fortes dans l’impression du vivant ?

  7. Manuel 21 juil 2009 à 8:01

    Rien à rajouter, tout y est ! Le pire c’est que l’on peut replonger si on n’essaie pas de comprendre ce qui s’est passé !!….

  8. AKANTI 21 juil 2009 à 5:00

    Lorsqu’on ne peut l’éviter, la passion est à consommer avec modération comme toutes les drogues…

  9. cecilia 20 juil 2009 à 22:00

    Hé bien pas grand chose à rajouter, ton texte est clair et très parlant.

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