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Archives pour janvier 2010

HOMMAGE

HOMMAGE dans Lacher prise 45167

Deux jours à tuer

Il nous y a fait pleurer…

 

 dans Lacher prise

ART

Il nous y a fait rire

 

 

Ecoutons

… Adieu Monsieur Vaneck…

 

Pierre-Vaneck

 

 

 

L’IVG/GV

Une jeune femme m’a confié son désarroi après un fait douloureux pour toute femme :

L’ IVG !

Il fut un temps, où pour effectuer cet acte, la femme devait se présenter devant une assistance sociale, puis une psy, puis réfléchir quelques jours avant de prendre LA décision afin d’être certaine que c’était là, la seule et unique solution. A ce moment là seulement, elle était mise en relation avec les services médicaux adéquats.

Contraignant et douloureux parcours sans doute, mais l’expérience de ma jeune patiente l’est je pense, tout autant si ce n’est pire encore…

Planning familial  : une seule intervenante la sermonnant sur l’indispensable contraception disponible pour toutes à notre siècle… Oui bien sur ! Mais comment expliquer à une femme que l’on a jamais vu et que l’on espère ne pas revoir, que l’on est anorexique et que par mégarde la pilule est partie lors de l’acte compulsif des anorexiques ???
On ne dit rien… Et on écoute le sermon prononcé sur un ton sentencieux !!!

Et ensuite ?
Eh bien ensuite RDV direct avec l’anesthesiste ; rien d’autre ne lui a été proposé, alors qu’elle avait tellement besoin d’en parler…
Quelques 2 jours après tout était terminé sans qu’elle n’ait pu parler ni avant… ni après…

Pas d’assistante sociale dans le secteur, encore moins de psy, alors juste :

- Culpabilité et remords et regrets à gérer seule…

Par économie sans doute !
Parce qu’on s’en fou aussi !

Et je vous en parle parce que ça m’enerve aussi de me dire que mes impots et autres charges ne vont pas là non plus !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

L'IVG/GV dans coup de gueule Seonretourdetail
 

 

 

 

Secrets de familles… suite…

Tout d’abord je viens rassurer ici une patiente Madame X, que cet article a interpellée et qui s’est sentie concernée, concernée à tel point qu’elle m’a envoyé des questions très intéressantes sur notre rôle. Questions et réponses que je mettrais plus bas.

Mon article m’a servi justement à extirper un de ses fameux secret et justement chez la patiente pour laquelle je l’avais écrit.
Séance longue et douloureuse, j’étais en sueur comme s’il s’agissait d’un combat, exténuée à la fin de la séance comme si j’eus utilisé les forceps…

 » Reprenons : votre enfance… votre naissance… la date… vos parents… rencontre… etc… » Et on reprend et on recommence et ça sort…

ENFIN !!!!!!!!!!!!!

Et moi qui savais et moi qui attendais depuis des séances et des séances.

OUF enfin des larmes !

OUF enfin sorti !
Maintenant on peut travailler !!!

 

Passons là aux questions plus qu’intéressantes de ma patiente madame X ainsi qu’à mes réponses :

La mission d’un thérapeute n’est-elle pas d’aider ses patients avant tout ??
Si bien sur mais pas dans n’importe quelles conditions, une certaine déontologie est nécessaire, le secret professionnel en fait partie.

Dire qu’on sait des choses n’oblige pas à dire ce qu’on sait.
Bien sur que si ! Notre rôle premier étant d’écouter et non de dire, nous n’emettons que des réponses à des ‘choses’ déjà posées.

 

Tout peut être dit au moins partiellement en lançant des pistes.
Eh non, les pistes c’est le patient qui me les donne, moi je ne fais que les ouvrir d’avantage.

 

Doser ce qui peut être entendu, ce qui peut être amorcé, ce qui doit rester confidentiel … mais doser les mots pour qu’ils permettent à ceux qui vous confient leurs maux de guérir, de grandir, de TROUVER ce qu’ils sont venus chercher chez vous, en eux.
Ce qui doit être entendu ne peut être que des suites de paroles déjà émises par le patient et jamais l’inverse.

 

N’est-ce pas là votre rôle ?
Mon rôle est de guérir vos maux avec mes mots en me servant de vos mots comme base de travail ; je ne peux en aucun cas me servir de mots autres que les vôtres comme je ne puis guérir avec mes mots et les vôtres les maux d’autres patients.

 

 

La connaissance guérit et tout ce qui interpelle fait partie de cette guérison !

 

Secrets de familles... suite... dans Les thematiques psy

 

Secrets de familles…. Arretez le massacre !!!!!!!!!!

Je fais appel ici à la jeune génération, ne répétez pas les erreurs de vos parents, grands parents, arrières grands parents….
Brisez la chaîne des ‘Secrets de Familles’ !!!
Je reçois trop de personnes victimes, car il n’y a pas d’autres mots. VICTIMES oui, de cette chose immonde ‘le secret’.
Tout enfant devine le secret, tout enfant a envie d’ouvrir le placard interdit, celui où, bien cachés, sommeillent les vieux cadavres familiaux.
De deux choses l’une :
- Soit un jour l’enfant découvre par lui même (par un mot, une photo, une lettre…) et grandira mal, parce que interprété par son inconscient d’enfant la ‘chose’ prendra une ampleur inappropriée. Souvenez vous petit, comme votre ombre vous faisait peur tant elle était immense…
- Soit il grandit comme il peut sous ce poids, ressentant les mensonges, les non-dits, les demi-mots, les sous entendus qui, soit disant ne le concernent pas. Timide & introverti ou au contraire hyperactif. Ainsi l’enfance sera !
Dans les deux cas, il perdra confiance, en ses parents, en sa famille et plus grave encore en lui même.
Je les ai en face de moi ces adultes qui ne vont pas bien. Ces victimes souffrant de névroses d’abandon, d’attaques de paniques, d’angoisses profondes et parfois de dépressions sévères tant ils ne savent plus qui ils sont étant donné qu’il manque une pièce à leur puzzle.
Les jeunes mamans ont peur de leur bébé ; les jeunes papas craignent de perdre la famille qu’ils ont créée.
Rien ne va dans leur vie et pourquoi ?
Pour une ‘CONNERIE’ bien gardée de génération en génération.

Je les connais moi ces secrets, j’exerce à la campagne et je les entends d’autres personnes concernées de près ou de loin par mes patients en quête d’eux mêmes.
J’ai parfois envie de leur dire ; d’avouer moi cet inavouable STUPIDE, mais je ne peux pas le faire, je me trouve coincée comme la petite souris dans un labyrinthe tentant d’aider mes patients à trouver la porte de sortie tout en la connaissant.
Et je les vois, torturés et se torturer, se blesser contre les murs du labyrinthe mille fois parcouru. Refaisant le tour de leur famille pour y trouver la faille, la fenêtre, le tout petit hublot même… Mais quelque chose qui leur donne enfin de l’air.
Parfois je me dis qu’il y a presque ‘non assistance à personnes en danger’ tellement certaines sont proches de l’acte fatal doutant trop d’eux et de leurs capacités d’être adultes tout simplement.

Mais les trois singes de la sagesse, devant moi sur mon bureau, me rappellent que… Je n’ai rien vu… Je n’ai rien entendu… Je ne dois rien dire…

Secrets de familles.... Arretez le massacre !!!!!!!!!! dans Les thematiques Mandala%20C%20Kilowatt%20City%20ou%20Le%20labyrinthe%20de%20la%20Conscience

Adages et somatisations

Il est étrange de constater dans nos mots l’utilisation d’adages conduisant à des maux. Nos anciens les utilisaient sans doute à bon escient ; aujourd’hui nous les utilisons à tort et à travers, mais quelles en sont les conséquences sur notre corps ?
Vous même avez sans doute fait des rapprochements ou pas…

Utilisez souvent ou trop souvent, le terme  » j’en ai plein le dos’ et vous constaterez en réfléchissant que vous avez une tendance à la sciatique ou au lumbago !

Un de mes patients me répétait souvent : les femmes me ‘cassent les couilles’ et lui est arrivé une torsion des testicules…

Un autre : j’en ai ‘plein le cul’ ; il m’avouera qu’il souffre énormément d’hémorroïdes.

Un jeune homme récemment s’est rendu compte qu’il utilisait fréquemment : j’en ai ‘plein les jambes’ ; ce patient malheureusement risque actuellement l’amputation d’une jambe.

 

Employez : j’en prends ‘plein les dents’ et comptez les jours avant d’aller consulter votre dentiste…

Alors qui de la poule et de l’oeuf ?

PS : excusez le vocabulaire mais c’est du vécu….

 

Adages et somatisations dans Les thematiques cascade_last

 

 

l’a_corps de porcelaine

J’ai écrit ce texte il y a quelques années déjà, mais les années passent et cette ignominie  ne cesse pas ; sans dire bien au contraire… Je le pense malheureusement !

Un corps de porcelaine
Les ravages de l’abus sexuel

Aimer et faire l’amour, cela semble logique, tellement logique et tellement simple…
Vous l’aimez et l’autre vous aime, cette personne qui partage votre vie, cette personne qui partage votre lit, cette même personne ne partage pas vos envies.
Pourquoi ?
Qui est l’autre ?
Pour vous, sans doute, ce qu’elle a vécu fait partie de son passé, un passé où vous n’étiez ; un passé comme les autres plus ou mieux douloureux. Vous aussi sans doute avez vécu des évènements vous provoquant souffrances et ressentiments à un moment de votre vie.
Mais le corps, ce que vous possédez de plus précieux, la seule ‘chose’ qui vous appartienne vraiment. Votre corps n’a pas été capturé.
La capture… c’est exactement le terme adéquat ! Celui ou celle qui a subi : incestes – abus sexuels a bel et bien été capturé corps et âme. Pris en otage corps et âme et sous le poids d’un odieux chantage, un chantage fait à lui même et par lui même : le chantage de la honte et de la culpabilité. Un chantage fait par les autres, ces autres qui leurs étaient les plus chers et les plus proches.
Leurs ressentis, leurs impressions à ces capturés pris dans les mailles d’un filet immonde tissé d’incompréhensions, de suspicions, de doutes, d’accusations… Un corps de porcelaine…
Le cerveau n’est plus logé là où il devrait être, il est presque palpable, leurs pensées mêmes sont à fleurs de peau. Le corps et l’esprit ne font plus qu’un. Lorsque vous les touchez, vous ne touchez pas : un bras, une cuisse, un sexe ; vous touchez le passé, vous touchez l’inconscient, vous touchez l’intouchable… Et si vous insistez la fissure de la porcelaine s’agrandit d’avantage. Celui qui a subi ne voit pas vos gestes de tendresse, il ne voit qu’agression, humiliation, salissure et honte.
Arrêtons là les images et construisons la réalité.
Le corps de l’autre :
Comme une femme battue conservera très longtemps le reflexe de se protéger le visage à chaque haussement de voix, à chaque geste un peu brusque, à chaque dispute même banale ; une victime d’abus sexuels resserrera les jambes à chaque tentative d’approche. Même une caresse sur la joue peut lui sembler agressive dans le sens où elle va suivre un chemin de pensée qui ne sera pas forcement le votre mais celui qu’elle s’est construit.
Lorsqu’elle est dans la reconstruction, grâce à une thérapie, elle est encore plus fragile, car la personne qu’elle a été… la victime qu’elle a été, est là présente en elle puisqu’elle est de nouveau dans ce stade de par le fait qu’elle ressorte son vécu auprès de son thérapeute. Elle le ressort de façon à pouvoir évacuer cette personne de son corps et de son esprit. Il n’est pas encore claire pour elle qu’elle a été victime ! Elle se questionne, s’interroge sans cesse sur ce qui a provoqué cette atrocité, si elle en est responsable et comment et pourquoi.
Le plus fréquemment nous entendrons :
- J’aurais du l’arrêter
- J’aurais du dire non plus fort
- Je l’ai surement cherché
- Je n’aurais pas du le suivre
- Je n’aurais pas du être là
- Ce n’est pas de sa faute
- C’est moi la coupable
Dans tous ces mots, vous reconnaitrez les maux des femmes battues auxquelles je faisais référence, car tout est dans la domination, le pouvoir du bourreau. Pouvoir psychologique, pouvoir physique, il n’existe pas d’échelle dans ces pouvoirs lorsque vous êtes en présence de la peur.
Pourquoi je fais un parallèle avec les femmes battues ? Parce que ce sujet devient enfin moins tabou ; alors que l’abus sexuel, l’inceste, la pédophilie sont encore bien cachés, les victimes continues à être les seules à avoir honte !!!
Votre corps :
Vous le conjoint qui vous sentez rejeté, consciemment ou inconsciemment.
Vous le conjoint qui pensez que tout va bien.
Vous le conjoint qui souffrez de sa souffrance.
A vous, il n’y a qu’un seul mot : PATIENCE !
Vous l’aimez, vous n’aimez pas qu’un corps. Vous l’aimez pour sa douceur, sa gentillesse, sa présence, son écoute. Alors écoutez la ! Ecoutez ce qu’elle ne vous dit pas… Ecoutez moi quand je vous dis PATIENCE. Ne demandez pas, ne forcez pas, même sous forme de jeux cela reste pour elle une agression. Aidez là sur le chemin thérapeutique qu’elle a entrepris.
Vous la voyez en larmes n’interrogez pas, dites lui je suis là !
Vous la voyez prostrée, demandez lui de vous regarder pour qu’elle voit la plus belle image d’elle même !
Vous la voyez rire, riez avec elle…
Respectez sa pudeur, respectez ses craintes, respectez ce corps qui lui fait mal !

Un jour viendra où elle ira à vous, mais en attendant, le soir au couché prenez la juste dans vos bras en lui disant :
JE T’AIME ET JE SUIS LÀ POUR TOI.

l'a_corps de porcelaine dans Les thematiques triste
 

un week end rêvé…

Imaginez Mesdames, une semaine épuisante au travail, éprouvante au niveau personnel et familial et en début de soirée du vendredi alors que vous vous apprêtez à faire la liste de tout ce que vous aurez à faire dans le week end ; un homme frappe à votre porte une rose à la main et vous dit :

- Fais ta valise et suis moi !

Il sait, lui cet homme, la fatigue, la solitude, la détresse que vous ne criez pas pour ne pas la hurler.

Surprise mais confiante vous obéissez à cet ordre plein de promesses qui n’en est pas un, mais plutôt une main tendue.
La nuit est là et effectivement épuisée vous vous endormez dans la voiture confortable qui vous conduit ailleurs.
La voiture ralentit, puis s’arrête ; vous ouvrez les yeux sur un mas provençal perdu parmi les coteaux. Il vous ouvre votre portière ; en quelques pas vous respirez l’odeur des pins, ces pins toujours penchés du côté où le mistral les guide.Une autre odeur soudain alors que la porte du gîte s’ouvre devant vous, l’odeur d’un feu de bois qui inonde le mas d’un parfum de cep de vignes, d’oliviers et de lavande.
La table est mise et un nouveau parfum, celui d’un souper qui mijote.L’homme gentiment porte votre valise dans une chambre à l’étage qui sera la votre, et dépose la sienne dans une autre à l’extremité du couloir.
Dans cette chambre, un bouquet de mimosa, vous rappelle où vous vous trouvez.
De l’homme redescendu vous n’entendez que la voix mêlée à celle d’une dame ‘avé l’accccent’ ; probablement la propriétaire des lieux.
La chambre possède ses propres commodités. Toute votre intimité a été préservée, il a pensé à tout.
Pas d’ordinateur et puis de toute façon pas internet sur place, pas plus que de télévision, votre téléphone portable ne passe pas. Coupée de gré et de force de tout ce qui vous fait souffrir et vous épuise. Dépitée, perdue, quelques minutes… Qu’allez vous faire de ce temps ?

La voix masculine vous appelle :

- Si madame veut bien se donner la peine de descendre dîner lorsqu’elle sera prête à le faire, ce dîner l’attend.

Peu importe le contenu du repas, il va avec le reste. L’homme qui vous fait face vous sourit.

- Si tu souhaites me parler, tu parles. Si tu ne le souhaites pas j’écouterais ton silence…

Son regard est rassurant et son sourire aussi, c’est vrai qu’il a été là ces dernières semaines pour éponger vos larmes, vos colères, votre fatigue, vos chagrins.

Le dîner terminé, vous vous installez près du feu, goûtant le silence et la tranquillité.
Devançant vos besoins ou vos souhaits, il vous apporte un plaid et un lait chaud.
Et là vous pensez à votre semaine, vous remettez les choses en ordre dans votre esprit préoccupé. Le sommeil vous gagnant, vous gagnez alors la douce chambre qui vous attend, lui souhaitant une bonne nuit, reconnaissante et méfiante, blessée par la trahison d’un autre.

Point de réveil dans ce milieu à part, au milieu de nul part. Vous vous réveillez lorsque le sommeil vous quitte et visiblement il vous a quitté tard. Le soleil, car soleil il y a, est déjà haut dans le ciel rose et bleuté.
Douchée, habillée, simplement vous, sans fard, vous descendez. L’homme est là  lisant près de la cheminée, comme s’il ne l’avait pas quittée depuis la veille, comme s’il avait veillé à ce que vous alliez bien, au moindre bruit, au moindre sanglot…

Un couvert vous attend, petits pains, navettes et autres gourmandises locales.
Il se lève, dépose gentiment un baiser sur l’une de vos joue et en silence, toujours, vous apporte quelque chose de chaud pour démarrer la journée. Il sait quoi, pas la peine de lui préciser…

Il a retenu tellement de choses de vous alors qu’il vous connait à peine et vous réalisez qu’il est difficile de prendre lorsqu’on a pris l’habitude d’uniquement donner, donner et donner encore.

- Parle, maintenant…
Souffle la voix
Parler, vous ne pouvez pas, mais pleurer oui c’est encore dans vos possibilités. Bredouillage et larmes, il regarde et écoute. Ne juge pas, ne dit mot ; hoche la tête parfois comme si tout ce que vous lui dites lui paraissait incroyable.
En une seule phrase il résume le tout :
- Comment peux tu être encore debout ?

Une fine pluie a décidé d’accompagner ce ‘week end break’ et c’est sous cette pluie à la fois chaude et glacée que vous partez marcher, lui à vos côté, silencieux.

Et la soirée se répète avec un peu plus de mots, il a gagné votre confiance en étant l’homme de la circonstance. La présence indispensable. En quelques heures il fait de vous une reine que l’on n’a pas le droit ni d’abimer, ni de blesser, encore moins d’humilier. Et pourtant que vous a t’on fait durant ces derniers mois si ce n’est cela… ??? !!!

Nouvelle nuit dans le calme le plus total, dans une sérénité parfaite. Le gardien de vos pensées néfastes est là pour les détruire, en bas près de la cheminée, là où vous le retrouverez le lendemain matin.

Sur le chemin du retour vous dormez de nouveau mais d’apaisement avec la douce certitude que les mots entendus, le peu de mots, sont ceux que vous devez garder pour avancer dans la sérénité.

Alors ? Rêve FEMMES avec un grand F ou un grand R ??? !!!

 

un week end rêvé... dans Laissez aller MasdeProvence2

 

Vos gueules les psy

Il est des rencontres que l’on n’oublie pas…
Des moments où quelque chose vous pousse à composer un numéro de téléphone…
La simple visite d’un site ; un livre commandé et lu et la rencontre vous parait : normale, logique, imparable !

C’est ce qui m’est arrivé avec Ray, suite à la visite et la lecture de son site :

http://www.raymondehazan.com/index.php
Et suite surtout à la lecture de son livre :

VOS GUEULES LES PSY

J’ai composé son numéro et ai laissé un vague message, mais pas si vague que cela puisqu’il lui a donné envie de me rappeler !

- Jocelyne – c’est Ray !
Puis les minutes et les heures sont passées au téléphone.
Des similitudes de vie, de vécu et surtout le même point de vue sur la psychanalyse.

Ray fait partie de ces psychanalystes qui n’ont pas lu tout Lacan ni Freud pas par fainéantise, par refus catégorique.

Ray fait partie de ces psychanalystes qui suivent leurs patients de A à Z ; qui ne ferment jamais son cabinet ramenant avec elle dans sa tête sa journée et les personnes qui en ont fait partie, parce que la clé sur la porte à 18 h ce n’est ni son truc à elle, ni le mien et que pour aider il faut réfléchir à la situation, aux situations, aux douleurs et chercher comment les apaiser.

Ray est ma plus belle rencontre de ce début d’année.
Ray est une GRANDE psychanalyste de notre temps.
Découvrez la !
Lisez la !

Et puis elle a raison : VOS GUEULES LES PSY !!!!

Vos gueules les psy dans Les thematiques psy

 

Le vaccin c’est NOUS !

Une psy qui n’ouvrirait pas les yeux sur la société ne saurait être une psy !

L’on nous a ‘bassinés – baladés – gonflés’ avec la grippe A ; on nous a surtout endormis avec la grippe A ; aveuglés avec la grippe A !

Pendant que tout le monde se regardait le nombril, il était hors de question de faire attention à ce qui se passait AUTOUR, alors AUTOUR… En 2009 :

- 353 SDF sont morts EN FRANCE
- 20 994 repas servis par les Resto du Coeur EN FRANCE
- 100 000 expulsions de logements EN FRANCE
- 500 000 familles sont en situation d’impayé de loyer EN FRANCE
- 29 000 expulsions de sans papier EN FRANCE

Combien de suicides ? Combien de personnes harcelées au travail ? Combien de chomeurs ? Combien de petites entreprises et d’artisans sont tombés cette année ?

Pendant que notre gouvernement investissait dans des lobbys pharmaceutiques (où plutôt dans des porte feuilles perso de ces lobbys) 353 personnes étaient en train de mourir sous nos yeux braqués sur nos nombrils.

Ce matin une jeune patiente étudiante de 3e cycle m’expliquait qu’ils avaient effectué un sitting dans une préfecture tentant de défendre et protéger quelques acquis sociaux-éducatifs ; que durant ce sitting les forces de l’ordre qui les entouraient tentaient de les provoquer en leur envoyant crachats et boulettes de tous ordres…
Cela ne semble rien comparé au chiffres énoncés plus haut et pourtant c’est là que tout commence !
Dans l’éducation même !!!!!!!!!!!!!!!!!!

De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins
KARL MARX

Le vaccin c'est NOUS ! dans coup de gueule PEINTURE

Commentaire : Aimer un personnage pervers narcissique

Christine nous livrant là plus qu’un commentaire mais une réponse grande comme un article ; je la place ici afin qu’elle puisse avoir elle aussi ses commentaires :

« Le MIROIR : du SPECULAIRE et du SPECULATIF

Speculum : le miroir. De là le spéculaire, ce miroitement de l’image où le moi s’efforce de se saisir, sans parvenir jamais à la totalité qui seule assurerait l’intégrale jouissance d’être soi.  Désespoir et désarroi : ainsi cela que je vois ce serait moi, mais est-ce bien moi cette face ridée, ces yeux las, cette bouche amère, ce rictus déplaisant, et cette brume où se dissout mon désir? A chaque instant, crispé sur l’apparence qui semble se fuir, je me sens me dissoudre et m’échapper à moi-même. Tel le faune de Valéry, à jamais déçu de ce renvoi problématique où chavire mon instable et incertaine identité.

Pour que tienne, ne serait-ce qu’un instant, ce flottement décevant, il me faut un autre : la mère qui m’assure que je suis un bel enfant, l’objet inconditionnel de son amour ; ou l’épouse, ou l’amante, qui me le disent, cela que que je brûle d’entendre, cette voix, cette réassurance infinie, et toujours incertaine pourtant, ce mot tant espéré, que je suis pour elle cette tranquille certitude, cette assurance de continuité, cette sauvegarde. Ainsi, de moi-même, je ne suis qu’inconsistance et vaine question adressée à l’autre! C’est de l’autre que j’attends, que j’exige cette confirmation par laquelle seule je me réassure et me complète. Ainsi donc, quoi qu’on en pense, le miroir n’est pas cette surface blanche et nue où le sujet se capte dans sa complétude, et se réunifie pour sa plus grande jubilation. Bref, le miroir est troué!

Cela est d’autant plus étrange que sur la surface je ne peux déceler nulle faille, nulle déchirure par où s’écoulerait mon image. Le trou est en moi, sans correspondance physique sur la glace vitrée. Ce que je cherche si avidement, avec angoisse et précipitation, je ne le vois, ni le pressens, c’est une sorte de tache blanche invisible, mais plus certaine que tous les flamboiements du reflet, des ombres et des formes visibles! Dans le miroir, en toute rigieur, je ne suis pas, et pas davantage dans le « spéculaire », ce renvoi d’image, cette ombre lumineuse que je perçois en retour.

Depuis Lacan il est de bon ton de critiquer le spéculaire, de dénoncer les constructions fallacieuses et les illusions récurrentes du moi narcissique : complaisance pathogène, séduction mortifère, aliénation psychique à l’apparence, inauthenticité. Le sujet véritable est toujours ailleurs, dans la chaîne symbolique, dans les concaténations signifiantes, dans les défilés de la langue, arc-bouté sur le fantasme fondatif. Soit. Mais il faut revenir sur la question du trou : quel est ce trou invisible, trou structurel, totalement indispensable, par où le désir peut se déprendre de la fascination imaginaire, pour se tourner vers l’Autre : je est un autre.

Etrange que spéculaire et spéculatif soient si fondamentalement apparentés, par la langue bien sûr, mais plus profondément par un même et persistant effort. Le spéculaire c’est la fascination narcissique. Le spéculatif est la fascination théorique. Toujours et avant tout la tentation de faire clôture, de réduire l’angoisse de l’éparpillement et du naufrage, de combler la faille , de « boucher les trous dé l’univers » (Heinrich Heine). La métaphysique traditionnelle installe un Premier Moteur, un Dieu, un Principe Intelligible, une Transcendance quelconque à l’orée du mouvement et de la déperdition universelle, supposés contenir l’entropie et maintenir les phénomènes dans l’orbe d’un Tout doué de raison (Stoïciens, entre autres). Les religions monothéistes sont inégalables dans ce travail de cache-cache, et de cache-misère. « Dieu, cet asile de l’ignorance » (Spinoza)

Les Grecs, du moins ceux de l’époque archaïque et tragique ne comblent pas le trou. Voyez Hésiode. « Au début était Khaos » – la Faille. Le spéculatif, qui s’efforce de tout comprendre, de tout ramener à un principe explicatif, de tout hiérarchiser selon une logique de désir, se trouve immédiatement borné par cette tranquillle affirmation plénière : au début est la faille -et, continuons : la faille est éternelle, notre représentation est trouée dès l’origine et pour la suite indéfinie des temps. Le spéculatil est une aimable construction de la raison, aliénée dans le désir, où nous nous complaisons à nous retrouver nous-mêmes, en un jeu de renvoi narcissique, aussi sublime que dérisoire. Le spéculatif c’est la forme grandiose de l’illusion métaphysique. C’est le spéculaire porté à la plus haute puissance, paré du prestige de la raison, de l’intellect et du génie : splendide, incorrigible ab-erration.

Inutile de souligner, je pense, que cette disposition se manifeste dans toutes les hautes constructions de la culture, philosophie d’abord, mais dans les sciences tout aussi bien. Seuls les arts, par endroits, et comme par mégarde, ouvent parfois le discours et la représentation sur l’impensable et l’originaire.

C’est à cette aune que se reconnaît la vraie philosophie. Elle sait que la tentation spéculative est invincible. C’est la structure de notre esprit qui nous condamne à la représentation. Et les besoins vitaux au premier chef. Mais la théorie est à la fois une nécessité et un piège. En marquer implacablement les limites, ouvrir le couvercle, élargir le trou, aérer, dilater, ventiler, laisser advenir le tourbillon du large, voilà une tâche d’actualité, qui sera toujours d’actualité. La vraie philosophie ne peut mourir. Tout au plus peut-on s’en détourner pour le culte du veau d’or de la représentation. Les Chinois de la grande tradition taoïste disent cela autrement, mais tout aussi fermement : « le sage est un seau percé ». »G.Karl
Ce texte est venu faire écho au tien, le miroir est troué…Point de vue d’un philosophe

 

 

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