Archives pour mai 2010

Quelques petits mots…

Parfois, après une journée difficile où la fatigue et nos soucis personnels nous font douter de notre efficacité, il suffit de quelques mots laissés sur une fenêtre MSN pour reprendre le guidon et relever la tête en se surprenant même à sourire :

merci pour tou pour tou et merci pour plus tard pour ce ke vous me faite devenir

Petite puce deviendra grande et se rappellera de sa psy longtemps j’espère…

 

Quelques petits mots... dans perso Jeune%20fille%20aux%20marguerites_huile30x24_emmanuelgarant

Bonne fête aux MAMANS

Je n’aime pas les fêtes imposées et être MAMAN est le plus beau cadeau de toute une vie, il suffit en lui même.

Je n’aime pas non plus que l’on se sente obligés (es) de souhaiter une bonne fête à celles que n’ont été que MÈRES voire GÉNITRICES ; soit celles qui ne se sont contentées que d’écarter les jambes dans un sens puis dans un autre et de servir la pâtée quotidienne.

Celles là même qui ne sont pas un cadeau n’ont pas à en recevoir !

Je suis dure mais réaliste, tant je vois de larmes versées sur LA MÈRE !
Celles qui ont détruit au lieu de construire…..

AMÈRE

Bonne fête aux MAMANS dans coup de gueule 300958

 

 

La fonction de l’angoisse

La fonction de l’angoisse ou l’angoisse en fonction ou encore l’angoisse en question ou questions…

Qui n’a jamais ressenti l’angoisse  ?

Existe t’il de ‘bonnes’ ou de ‘mauvaises’ angoisses ?

Je pourrais employer le mot ‘normales’ mais je n’aime pas ce mot car la normalité pour moi n’existe pas !

L’on pourrait appeler les ‘bonnes’ angoisses ; celles qui sont entre ( ) justifiées :

…Les inquiétudes…

-  Vais je garder mon emploi – Mon salaire arrivera t’il à temps pour que mes prélèvements soient payés – Mon enfant va t’il réussir à son examen – Mes examens médicaux seront ils bons – J’espère que mon conjoint aura bonne route pour rentrer – Vais je avoir de quoi nourrir mes enfants – Etc…

Ce que l’on pourrait nommer les mauvaises angoisses ; celles qui entre ( ) ne sont pas justifiées :

…. Les états anxieux…

La fonction de l’angoisse : une protection
Nous nous protégeons d’être humain ; l’angoisse est une sorte de projection protégée et nous ne sommes pas égaux devant cette protection, car chez certains d’entre nous , l’angoisse devient un état ; un état anxieux et toutes les ‘bonnes’ raisons d’inquiétudes se transforment alors en angoisses grossissant les projections, car nous ne sommes plus dans une expectative de projection mais dans des affirmations projetantes.

- Je vais perdre mon emploi – Mon salaire n’arrivera jamais à temps pour que mes prélèvements passent – Mon enfant va rater son examen – Mes examens médicaux seront mauvais – Mon conjoint aura à coup sur un problème sur la route – Je n’aurai jamais assez pour nourrir mes enfants – Etc…

Dans ce cas la fonction de l’angoisse est négative et se transforme en stress, puis en attaques de panique, voire en tocs !

Dans le premier cas par contre, la fonction de l’angoisse est positive, voire instinctive comme un animal va fuir une forêt à la moindre odeur de fumée. Dans l’angoisse positive l’inconscient va anticiper les situations à risque ou à craindre afin de préparer notre conscient.

La fonction de l'angoisse dans Les thematiques

MENSONGE PSY

Tout ce que vous devez savoir sur les abus psychiatriques

Colère…

Colère de femme !
Colère de psy !

 

Colère contre le fascisme qui nous gouverne
Colère contre les français qui ne bougent pas
Colère contre les lois votées dans notre dos
Colère contre l’injustice de la justice
Colère contre la mauvaise fois
Colère contre les faux amis
Colère contre les faux culs
Colère contre les faux semblants
Colère contre les psychopathes intello médiatisés
Colère contre la vérité cachée
Colère contre les abrutis qui pensent dominer et être supérieurs aux femmes
Colère contre le mal impuni fait aux enfants
Colère contre les faux parents

 

Psy en grève ce jour contre la loi Bachelot qui a craché sur nos pairs !

 

Colère... dans coup de gueule Eruption-de-colere_39

Présence

Happée par une journaliste préparant un article sur ma façon de travailler « Journal d’une psy de campagne »  depuis lundi matin, je suis peu présente mais de retour dès demain pour vous répondre et vous écrire.

Bien à vous tous et toutes

J’O
 

Pour vous tous de la part de Caro

Une petite fille, triste à mourir
Une petite fille veut s’enfuir
Mais reste là, sans dire ses maux,
Blottie, tremblante, comme au cachot…

Un jeune ado, si incertain
Et puis qui rêve d’un grand destin
Se bat tout seul, se bat tout court
Entraine à lui toute une Cours…

Un autre jeune, plus tendre encore,
D’alcool et de fumée s’endort
Pour ne jamais être l’adulte
Qui l’a tué à coups d’insultes…

Tous ont enfouie dans le silence
Tant de blessures, tant de violences
Pour que les autres, plus jamais
Ne souffrent ce qu’on leur à fait…

TANT QU’IL Y AURA UN SEUL ENFANT
DESESPERER OU TOUT TREMBLANT
OU QU’UN ADO S’ABANDONNERA
IL N’EST D’ADULTE QU’UN SEUL COMBAT . 


Caro

Pour vous tous de la part de Caro 450094tristesse-4096659fce

Famine obèse

 

Très bon article d’Olivier Bonnet

Où pars tu Amandine ?

Lorsque je t’ai trouvée ce soir dans ma salle d’attente assise près de tes deux peluches bleus, leur faisant lire ‘Le roi lion’ j’ai eu un pincement au coeur et une haine immense pour celui qui t’a fait ça…

Au plus, ce soir, tu avais 5 ans…

Où pars tu jolie jeune fille de 18 ans ?
Comment te sortir de ce refuge que tu t’es fabriquée ?

Ton ami, ton amour, celui qui veille sur toi, m’avait parlé de tes crises mais je ne t’y avais jamais vue.
Jamais vu cet endroit à toi, jamais entendu ton langage de petite fille.
Tu es entrée dans mon cabinet comme si tu n’y avais jamais mis les pieds, admiré les photos que tu connais pourtant si bien depuis tous ces mois ; mais de mon prénom tu t’es rappelée avec ton petit sourire tu l’as prononcé.

Nous nous sommes occupées de tes peluches, tu m’as parlée du bobo que le monsieur t’avait fait… En prenant des tics nerveux au niveau de ta gorge qu’il a serrée si fort que tu en rêves encore.
Tout ton langage était infantile mais tu écoutais tout et répondais à tout. Où étais tu Amandine ?

Tu es venue ce soir arrivée quelque part de ton enfance comme pour me montrer la grandeur de ta souffrance et me dire ‘aide moi’…
Ce soir, tu vois, je me rends compte des limites de mon métier et je m’en veux d’être limitée à ce point.
Qui peut t’aider ?
Qui peut m’aider à t’aider ?

Où pars tu Amandine ? dans Les thematiques flo-souffrance-154x85

 

 

Le travail d’Antoinette

Ce fut un voyage, un voyage tourmenté…
Comme sur un petit voilier prit dans une tempête ma petite Antoinette y a pris la barre et moi je ne te tenais que la carte, mais je la tenais bien. Comme il a fallu toutes ses forces à Antoinette pour arriver à bon port, j’y ai mis beaucoup des miennes. Mais c’est aussi notre métier non ?

Que de larmes versées lors de ses premières séances, que de mots désespérés et espérés aussi !

Les premières pour me parler de sa vie bien sur et ses tocs qui lui rongeaient la vie. Puis :

- Je n’y arriverai pas Jocelyne, je vous assure c’est perdu d’avance à mon âge
- Antoinette nous sommes toutes les deux sur un bateau, vous n’êtes plus toute seule à bord vous avez un passager : moi ; vous dirigez et moi je vous guide et dites vous que maintenant nous avons pris le départ et que derrière nous se trouve une grosse tempête donc nous n’avons comme choix que d’atteindre l’autre rive, celle où le soleil brille. Prête ?
- Prête !

C’est parti…

Dans un premier temps, je lui ai demandé de me noter tous ses ressentis lorsqu’elle allait chercher son courrier et toutes les pensées qui lui venaient avant de se laver les mains.
Un petit carnet de bord bien rempli, bien tenu, me revint.
Nous avons ensemble épluché chaque mot écrit, les jours et les heures cherchant à connaître l’origine de ce qu’elle y exprimait en temps et en heure. Chaque lettre, chaque syllabe avaient leur importance.
Lorsque le schéma familial y fut clairement posé ainsi que sa problématique, nous avons réussi à troquer l’eau de javel pour le septivon, dans un premier temps. Ses mains reprenaient vie…
Puis je lui ai demandé de m’apporter son courrier dans un sachet en plastique afin que nous l’ouvrions ensemble et je savais que dans la hâte de sa préparation elle oublierait ses gants, car je lui avais donné d’autres choses dans le même temps, ce qui rendait quasi impossible le transport des gants, ingérable dans l’emploi du temps infligé avant le départ… (Un appel de sa psy lui demandant quelques minutes avant son rdv des photos de ses petits enfants où se trouvait la priorité ?)

Elle déposa donc son courrier sur ma table bien rangé dans une pochette plastique.

- Tiens du courrier !

Fis je simulant l’étonnement

- Et un joli petit tas, on se prendrait presque pour le père noël. Maintenant il faut l’ouvrir Antoinette, allons y ! Je commence. Tiens ! Celle là est pour vous…

Je lui tendis sans qu’elle eut le temps ou le pouvoir de réagir, tout du moins sans que son inconscient puisse avoir une réaction. Et le père noël… L’enfance revenue, la joie d’ouvrir…

- Oh une facture et bien je n’ai pas tiré la bonne dîtes donc une autre pour voir

- Avec plaisir Antoinette

Nous avons passé les 45 minutes à ouvrir des lettres à lire leur contenu. Elle lisait, commentait et j’écoutais.
Elle avait oublié que ce courrier était à elle car il n’avait aucune raison d’être là et d’ailleurs elle repartait sans…

- Antoinette… Ne partez pas sans VOTRE courrier…
- J’ai réussi ? Je n’ai rien vu, je n’ai pas fait attention, j’étais redevenue petite fille quelques instants. C’est merveilleux et comme c’est agréable
- Désormais Antoinette, laissez donc la petite fille allez chercher le courrier, elle en sera ravie…

Non seulement là, elle a retrouvé ou fait connaissance avec une enfance volée mais la phobie de par le fait c’était envolée.

Au début, elle eu du mal à la faire seule cette ouverture de courrier, s’achetant pour se faire un désinfectant sans rinçage, puis elle l’a oublié et elle ne sait plus où d’ailleurs.

Suite à cela elle réalisa que se laver les mains des dizaines de fois par jour n’avait aucun sens puisqu’elle ouvrait son courrier…

Quant aux béquilles nous arrivâmes à la conclusion qu’elles représentaient le bras de son mari décédé et lorsque je lui fis la remarque qu’elle ne pouvait tenir son mari que par un bras, elle quitta une béquille et lorsque le déni de la mort de cet être chéri fut réalisé et que nous en fîmes quelque part l’enterrement ensemble, l’autre béquille fut soigneusement rangée dans un placard avec l’autre…

- J’ai bien le temps d’avoir des béquilles ! Pfffffffffffffffffff
- Mais tout à fait Antoinette !

Si jeunesse savait… Si vieillisse pouvait…

Le travail d'Antoinette dans Les thematiques 2175952855_1

 

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