Archives pour mai 2011

Après la tempête…

Comme je le fais fréquemment, après la tempête, j’efface, car mots posés blessures cicatrisées…

Ceci dit, avec ce que l’on sait du transgénérationnel aujourd’hui je me demande comment l’on peut encore penser : « l’on a les enfants que l’on mérite »

Bref !

Je me pose avant de fermer valises et cartons…

Un patient me demandait tout à l’heure comment je faisais pour rester zen en toutes circonstances, et c’est vrai que je le suis et je m’en étonne moi même… Est ce parce que j’écris beaucoup et que j’exorcise ainsi toutes formes de colères.
Pourtant je stresse et j’angoisse comme tout le monde, mais je ne colère pas. Et pourtant actuellement, les occasions de colère ne manquent pas…
Avoir travaillé la colère sur le divan de mon psy des années a sans aucun doute des répercutions positives sur cet état de zenitude qui n’est pas qu’apparence.

Par contre, je remarque que si la colère éclate comme un orage et passe ensuite sous une douce ondée, le stress lui se communique.
J’ai constaté ces nuits dernières l’état d’agitation de mon compagnon, son état de fatigue morale égal au mien même s’il ne me le dit pas.
La difficulté de me laisser porter ?!
De demander et d’écouter l’avis de cet autre qui m’est si cher en sachant que lui est déjà épuisé par son vécu et c’est bien ce vécu qui m’aide à avancer.
Il me reprend sur des actions ou des sujets vis à vis de mes filles, chose que je n’aurai jamais accepté de personne !
Il a toujours une réponse à mes interrogations ou mes doutes. Toujours le petit mot qu’il faut pour me rassurer et toujours la solution !
Son secret c’est la vie, sa vie…
Oui il calme la tempête de son rire puissant et si important pour moi…
Il m’explique quand j’ai tort et encore une fois je l’écoute et j’acquiesce…
J’accepte auprès de lui de ne pas être parfaite et d’avoir mes limites, de ne pas pouvoir tout faire toute seule ce à quoi j’étais tant habituée !

Non, ce n’est pas moi qui lui est tendu la main ce jour là, mais lui qui m’a soulevée dans ses bras et qui ne cesse de m’y garder, malgré que je m’y débatte parfois…

Culpabilité de puiser ma force dans ce qui fut douloureux pour lui ; oui sans doute ; car mon voeux le plus cher est de le rendre heureux enfin !
Dans son regard, je vois l’amour et le bonheur et je souhaite de tout coeur lui renvoyer la même chose même si mes yeux fatigués en ce moment ont sans doute du mal à lui renvoyer quoique ce soit, ma main dans la sienne des nuits entières, je l’espère, suffit à lui faire comprendre à quel point il m’est cher, à quel point je tiens à lui et à quel point je l’aime tout simplement….

OUI, je me suis échouée contre lui et de semaines en semaines il me rassure et me réchauffe de son souffle murmurant ‘je t’aime’

Après la tempête... dans Lacher prise tempete-372668

 

 

Bonne fête aux mamans

Je viens aujourd’hui souhaiter une bonne fête à toutes les mamans qui me lisent

et comme dit l’adage :

Petit enfants petits soucis – grands enfants grands soucis…

 Mais nous les aimons tant !!!

Je vous offre ce bouquet de fleurs

Je le dédie également à la maman de l’homme que j’aime
partie bien trop tôt
et à laquelle j’aurai voulu dire :

MERCI !

 

Bonne fête aux mamans dans perso BouquetDeFleurs_550comp_30F

Petit caractère au regard d’ange…

Ma petite puce au regard d’ange et au sourire enjôleur, je m’habitue à te retrouver chaque week end et à chaque fois te rencontrer est une découverte de chaque instant…
Vive, n’est pas le mot que j’emploierai pour te décrire, il doit en exister un autre…
Petite fusée que l’on rattrape au vol et qui éclate de rire à chaque instant…
A deux ans tu claques la porte de ta chambre comme une grande, et je peux t’avouer ici que cela fait bien rire nany qui pense que ta maman à son tour aura bien du mal avec toi à l’adolescence.
Surbit a pris ton gauche dans la figure en voulant te descendre du manège ; papa faisait de la boxe après tout…
Chocolat est ton mot préféré, il est le mien aussi, petit amour de sangs mélangés si belle et si coquine.
‘Fait chier’ tu le prononces de mieux en mieux mais là c’est la faute à maman, dis lui de ma part…
Tu dis maintenant  » mon papa » en regardant sa photo et où qu’il soit tout là haut dans le ciel ou tout près de toi, si près que tu ne le vois pas, il doit être si fière de ces mots là…
Maman a décidé de partir loin de Marseille et nany à beaucoup de peine mais tu sais, c’est sans doute pour apaiser la sienne qu’elle t’emmène loin des souvenirs douloureux…
Gâteuse comme pas deux, j’ai passé une partie de ma soirée à regarder la taupe se trémousser comme tu le fais en la regardant toi  et en frappant comme elle tes petites fesses…
Nany t’aime mon petit caractère au regard d’ange…

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On ne refait pas sa vie on continue seulement

 

Il est dans le langage courant, ce terme : je refais ma vie…

Or, l’on ne refait pas sa vie car refaire sa vie signifierait avoir la possibilité de la recommencer depuis le tout début, donc, depuis là où tout se joue et tout commence : notre naissance !

Mais plus l’on avance en âge et plus l’on se rend compte que l’on n’a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens afin d’ effacer les traces gênantes, douloureuses, perturbantes, traumatisantes laissées sur notre ex route et ce même si l’on change de route pour en prendre une plus belle, les traces sur celle empruntée auparavant restent et resteront.

Tout comme suite à un accident et selon sa gravité vous garderez des séquelles plus ou moins gênantes ; plus ou moins handicapantes.

Vous recommencez votre vie avec une nouvelle personne, vous l’aimez, vous êtes heureux ou heureuse mais il faut tenir compte de ses ‘traces’ ainsi que des vôtres.
L’on ne sort pas indemne de son passé quel qu’il soit, mais s’il possède en plus des passages chargés de lourds traumatismes il est rapide de les somatiser sur l’autre jusqu’au point parfois de le stigmatiser se flagellant nous même de sa souffrance mêlée à celle de l’horizon d’un nouvel échec.
La peur !
Tout est dans ce seul mot ; peur de l’autre, qu’il vous fasse mal ; peur que vous lui fassiez mal.

A chaque instant d’un nouvel amour, d’un nouveau bonheur ; il faut comme un nouveau né : veiller sur lui !

Cet amour, ce bonheur ne demande qu’à grandir mais il faut aussi écouter ses cris et ses larmes en restant tout de même en extase devant ses sourires,  ses premiers mots et premiers instants de partage.

Ne pas farfouiller dans la vie de l’autre mais l’amener à vous en parler ; écouter ce qu’il ne dit pas mais qu’il évacue d’une autre façon…

Nous sommes tous des écorchés plus ou moins vifs et la peur de perdre le bonheur agit comme le sel sur des plaies béantes créant des réactions parfois si vives que l’autre ne songe qu’à cette idée de l’amour qu’il s’était faite et constate la triste image que vous lui en donnez.

Les souffrances du passé créent la rouille sur le plus bel objet et le plus neuf qui soit : votre continuation = votre nouvel amour.

La seule manière d’échapper à la peur est le dialogue :

- Je ne vais pas bien et je vais te dire pourquoi…

Ou s’il vous est plus facile :

- Que veux tu savoir de moi…

Dans les deux cas, vous ne prenez que le risque d’être écouté puisque aimé vous l’êtes déjà et c’est là où se trouve la peur car aimer ou être aimé fragilise.
Vous pouvez stopper le dialogue au point S de souffrance et y revenir plus tard lorsque vous vous y serez préparé.
Mais le stopper avant de l’ouvrir ne peut que provoquer une nouvelle trace du même type que les autres vécues et subies et de celle ci peut être vous ne vous remettrez pas.

 

A
F et N
Très amicalement

 

On ne refait pas sa vie on continue seulement dans Les thematiques souffrance%202

L’affaire DSK ou comment jouer avec l’inconscient collectif

L'affaire DSK ou comment jouer avec l'inconscient collectif dans carton rouge 16.05_dsk-sortie-commissariat-menotte-REUTERS-930x620.jpg_scalewidth_300

Comme un marquage au fer rouge l’inconscient collectif
ne retiendra que cette image de DSK
Quoi qu’il en soit !

 

C’est sur un site polonais que j’ai découvert un matin de ce week end ‘la triste affaire’ !
L’on dit que le cul fait tourner le monde mais le monde se tourne facilement vers les histoires de cul
Et pourtant si l’argent n’a pas d’odeur….

Bref !

Si j’avais lu que DSK avait piqué une voiture chez Ferrari ou du foie gras chez Fauchon cela m’aurait fait le même effet et aurait provoqué chez moi la même réflexion :

Qui a bien pu fabriquer cette connerie ?

Alors bien sur, en premier j’ai pensé à l’association de malfaiteurs NSMLP mais même s’ils sont dans la confidence à n’en pas douter, ils sont un peu trop cons pour imaginer et surtout organiser tout cela ; non, eux se sont juste chargés de trouver autant que possible un cas similaire chez nous, histoire d’en rajouter…
Et sur nous ne planent plus que la peste et le choléra histoire que l’on échappe à la syphilis !

Tandis que :

Les banquiers internationaux sont quand même beaucoup mieux équipés pour cela et DSK venait de les chatouiller là ils sont sensibles : sur leurs portefeuilles… DSK tentant de mettre une part d’humanité (si l’on peut dire) dans le FMI !

GROSSE ERREUR !

 

Étant donné que je ne regarde jamais la télévision je ne suis donc pas polluée par ces médias recomposés mais en allant de site en site et d’informations en informations j’ai tenté de refaire l’historique de cette ‘triste affaire’ et me suis passé et repassé le film en lisant toutes ces lignes.

Un Sofitel – DSK sous la douche – OK !
DSK sort de la salle de bain avec son arme prête à servir ; donc avec préméditation – OK !
Sans savoir qui exactement se trouvait dans sa chambre – Très fort à son age !!!
Là il force donc à fellation la femme de chambre – Les ricains ont un réel problème avec la fellation, il y a des précédents !!!
Connement il oublie son téléphone portable donc on l’identifie grâce à cela – Sans doute n’était il pas assez connu mais maintenant c’est fait !!!

Mais qui y croit ?????

Alors soit, DSK est un chaud lapin c’est ce qu’on en dit !
Mais con, là j’ai des doutes sérieux !
Mitterrand a eu son lot aussi on l’a bien habillé (ou déshabillé) avec ça aussi !

A retenir qu’il n’y a que les hommes politiques de gauche qui baisent…….

Ou alors la même histoire avec Sarko aurait fait trop… science fiction…

J’ai sorti tout ce que j’avais à sortir (sans commentaire) mais je voudrais bien voir la taille… de la future villa de la femme de chambre de cette ‘triste histoire’ dans quelques mois…

Hommage à ces handicapés victimes de leurs charisme (entre autres) :

2980518-4236020 dans coup de gueule

 

 

Les larmes de mes patients (tes)

Chaque jour qui passe depuis l’annonce de mon départ m’apporte de nouvelles larmes, de nouveaux mots…

Je vois les larmes et je garde les miennes pour plus tard !

Des personnes que je suis depuis des années laissent glisser doucement leur regard sur les objets et tableaux de cet endroit qui leur est devenu si familier : mon cabinet…

J’ai même reçu une déclaration d’amour d’un patient que j’ai vu pour la dernière fois. Oh, comme il m’a dit, jamais il ne se serait permis si je n’étais pas partie.

Je sais que moi aussi j’aurai versé des larmes si mon psy était parti avant la fin… Mais la fin de quoi ? A t’on jamais terminé une analyse ?

Même lorsque je les rassure sur mon remplaçant et même si sa présence les rassure effectivement, ils et elles me parlent de Ma présence, de ma manière de chercher avec eux, de trouver avec eux et même si, pour certains et certaines, je ne suis plus indispensable en tant que psy, je leur suis comme ils et elles disent  » une tranquillisante habitude »

J’appréhende la dernière séance de mon petit Armand, car certes, il m’oubliera… Mais moi pas !

Merci Tilate pour tes mots si gentils, toi qui fait partie de mes patientes devenues mes amies au fil du temps… Simplement parce qu’avant d’être psy, je suis humaine.

Les larmes de mes patients (tes) dans Lacher prise a37tzmu2

3 mois déjà….

Il y a trois mois déjà, le mistral a soufflé sur ma vie…
Le beau et bon mistral, celui que l’on apprécie l’été lorsqu’il fait si chaud !

Dans quelques semaines j’ouvrirai mon cabinet à l’endroit même où tu m’as donné rendez vous la première fois…
Non le hasard n’existe pas et notre union en est la preuve ; signe par signe ; pas à pas, nous avons marché vers notre destinée :

Nous aimer !

Mes patientes me disent  » Marseille vous va bien vous êtes resplendissante »
Marseille…..
L’homme venu du froid qui m’y attendait oui…………

Je rends hommage à ton courage, à ces cours de français que tu suis avec assiduité pour nous !

Tu vois Moja Milosc à 50 ans on est encore capable de faire beaucoup de choses par amour et juste par amour…
(même multipliées par 6…………………….)

Je regarde ce soir la photo de Maïly et toi et je me dis ‘méfiance… Ils s’aiment ces deux là’  ^_^

J’entends encore cette petite puce te répondre OUI dans ta langue te tendant un peu plus tard son abécédaire pour que tu puisses toi aussi apprendre sa langue…

Je vois tes doigts rythmer la musique des films tout comme le fait Léopoldine…

Je vois et j’entends tout simplement l’amour d’une famille recomposée et composée autour de toi !

Eh oui, trois mois déjà que je volais plus haut que les mouettes….

3 mois déjà.... dans Lacher prise mouettes

 

 

Ces cinglés qui veulent nous soigner sans notre consentement

La loi sur la réforme de la psychiatrie est examinée par le Sénat aujourd’hui, avec un vote prévu demain. Une loi tellement ouf qu’une partie de la majorité s’est rebellée, et a proposé en commission sénatoriale un retour à la pensée cartésienne. Insupportable affront pour le groupe UMP, accro aux sensations du délire collectif, avec une Nora Berra, cheftaine outrée dans le rôle de la mère castratrice, devenue rempart du si vulnérable surmoi de notre Bien-Aimé-De-Sa-Dame Président. Aussi le groupe UMP a joué au SAMU politique, votant contre les travaux de la commission, ce qui élimine tout le travail préparatoire du Sénat. C’est donc l’œuf de l’Assemblée nationale qui arrive en direct live en séance publique au Sénat.

Tout ceci serait assez drôle si ces funestes encravatés ne gouvernaient pas le pays, et n’assouvissaient leurs fantasmes électoraux en niant les réalités de la connaissance scientifique et de la pratique.

La psychiatrie a toujours fricoté avec la loi car le trouble psychique pose la question de l’étiage social, pour parvenir çà une prise en charge globale, et celle de l’ordre public, car l’extériorisation de la souffrance psychique peut venir le troubler. Il a toujours été admis que la loi devait se doter de processus vigoureux pour prendre le relais quand l’être humain chancelle. Personne ne conteste le principe de la contrainte, mais tout se joue dans les modalités.

 

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Des brins de bonheur

Des brins de bonheur muguet

 

Dans ce bouquet
je souhaite
que chacun et chacune d’entre vous
y trouve
un brin de bonheur….
Amicalement
J’O

 


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