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Archives pour septembre 2011

Un seule être vous manque et tout est dépeuplé…

… Votre conseiller bancaire…

Où le merdier de tous les étés !

Je laisse ma ‘fote’ d’orthographe car je la trouve sympa et bien en rapport avec mon texte (merci MF) …

Eh oui comme tous les étés c’est le merdier en France, ne parlons pas des administrations ce sera pour une autre fois, mais de nos chères amies les banques !

Comme toute personne travaillant en libéral, j’ai deux comptes : l’un perso et l’autre pro et donc deux adorables conseillères qui, en juillet – août et voire même septembre deviennent ‘sourdes-muettes et aveugles’ mieux encore que les trois singes de la sagesse puisque personne autour d’elles ne sont au courant des accords passés, des découverts accordés, des prélèvements à rejeter… De véritables tombes…

L’an passé prenant pour la première fois des vacances depuis plus de 7 ans, je m’étais fait le plaisir d’un prêt bancaire, car en libéral les congés payés ‘yapas’ ; donc pour profiter pleinement de mes vacances sans me soucier de la rentrée j’avais rendu visite à ma conseillère perso qui, avec un grand sourire m’avait accordé ce prêt ! SAUF qu’elle partait elle aussi en vacances (mais ça en général vous ne le savez que lorsque vos ennuis commencent) donc, avec toute la conscience professionnelle évoquée plus haut, un grand moment de silence et de solitude s’est fait autour d’elle durant son absence et PAR CHANCE dites donc… Nous sommes rentrées de vacances en même temps, alors en fait, mon prêt fut viré sur mon compte à NOTRE retour de vacances. Il faut quand même leur accorder qu’au niveau confidentialité on peut leur faire confiance… Merci LCL !

Cette année, j’ai connu un plus grand moment de solitude encore, puisque mon déménagement de juillet tombait drôlement mal au niveau permanence bancaire. Moi je vous conseille avant tous mouvements ‘vacances ou déménagement’ de coordonner vos dates avec celles des vacances de votre conseiller bancaire car sinon, je le répète : c’est le merdier !!!!
Où peut être leur soumettre l’idée de faire appel à des bénévoles le temps des cigales…

Consciente des possibles problèmes ‘chat échaudé…’ je prends rdv avec les deux concernées afin de tout mettre au point et que tout se passe bien.
Vous remarquerez que dans ces cas là, ils sont également en panne de stylo/papiers car ils n’utilisent que le verbe, on ne sait jamais des fois qu’il y ait des preuves de notre passage ; ou que l’un de ceux qui ne doivent pas savoir, soit : leurs collaborateurs, soient au courant (confidentialité oblige…)

En abrégeant un peu :

Tous les prélèvements auxquels j’avais fait opposition sont passés par magie, car personne ne les a vus durant deux mois et ce, malgré mes fax, mes appels ainsi que mes lettres recommandées.
Comme j’ai eu la bonne idée de prendre toutes mes assurances au sein de mes banques, là aussi le bug total !

Dans un premier temps, au niveau de ma banque pro, c’est le conseiller de ma conseillère qui est parti en vacances et ensuite ma conseillère a pris le relai mais sans conseiller son conseiller et comme ils semblent totalement siamois, l’un emportant les yeux de l’un et l’autre les oreilles de l’une, autant attendre que l’avalanche se termine ou sinon, comme un mec bourré qui tombe devant un réverbère, vous vous relevez, vous vous cognez et ainsi de suite en laissant tout compte fait passer le convoi !!!!!!!!!!

J’ai donc attendu la remontée de bretelles, soit : le retour de ma conseillère horrifiée par mon découvert et lui ai mis le nez dedans comme l’on fait avec les chats; elle continue encore à tenter des négociations, c’est incroyable comme un découvert créé par eux leur donne du punch mais vous par contre n’attendez pas d’excuses, ça ne se fait pas… chez ces gens là !!!!

Merci la banque pop !

Quant à ma conseillère perso, alors elle… on va attendre l’accouchement car alors que j’ai pensé qu’elle était partie en congés, l’on m’a annoncé son congé mais maternité. Là aussi chapeau sur la communication car je pense qu’elle devait savoir début juillet qu’elle était enceinte compte tenu son congé mater en août et cela m’aurait évité des heures d’écriture de mails compte tenu du fait que personne ne les lit, toujours confidentialité… Et surtout qu’elle est remplacée par la directrice qui elle aussi est partie en congés et dieu merci… non maternité !

Alors entre les « compte tenu de.. que ou du… » et les « comptes non tenus »… Avant d’ouvrir un compte dans une banque demandez d’abord toutes les dates de congés des conseillers et choisissez celui qui collera avec les vôtres et jeter un oeil sur le ventre rond ou non si votre future conseillère est une femme !

Qu’on se le dise….

La plus fiable restant quand même celle ci :

Un seule être vous manque et tout est dépeuplé... dans coup de gueule tirelire

 

 

 

 

Une phrase de Marcel Pagnol

Tout le monde savait que c’était impossible.
Un imbécile est arrivé qui l’ignorait.
Et il l’a fait !

 

(… qu’on se le dise…)

 

Une phrase de Marcel Pagnol dans A lire pagnol1cc

Une expérience humainement psy

Je connais Flavie depuis de nombreuses années, Flavie maintenant en retraite a exercé dans le domaine psy également et c’est par ce biais que nous nous sommes rencontrées.
Bien que sa vie fut une succession de souffrances, autant en tant que mère que femme, elle arbore un sourire doublé d’une joie de vivre ou plutôt une soif de vivre à vous couper le souffle !
Longtemps je suis restée sans nouvelle respectant son silence nécessaire à ce moment de sa vie et Flavie a repris contact avec moi en juin, afin de me parler de son couple ; de son désir de faire une thérapie de couple accompagné d’une demande d’analyse pour sa conjointe, ce que j’acceptais bien sur.

De mois en mois, comme il est en le cas pour tous ces soins : un pas en avant et deux pas en arrière et deux pas en avant et un pas en arrière. Des larmes, des sourires, des élans, des erreurs, des doutes…
J’entends parler de leur appartement, de cet endroit magnifique que j’ai déjà visité et qui est la cité balnéaire où elles vivent ; j’entends parler également des pièces de leur « chez elles » des discussions et des actes, comme des changements de places intempestifs pour l’une et sans préméditation pour l’autre qui s’y font à des endroits précis, j’imagine mais ne puis visualiser. Je suis donc dans l’interprétation aveugle.
Normal me direz vous !
Oui et non vous aurais je répondu il y a quelques mois et non vous dirais je aujourd’hui…
Sur une idée vaguement lancée mais bien rattrapée par Flavie et moi, d’un commun accord, elles me laissent pour un week end les clés de leur appartement et partent en voyage d’agrément.
Ce afin que ma petite famille et moi même profitions des derniers jours de soleil et de plage…
Sans aucune arrières pensées psy conscientes, bien que je pense que Flavie maintenant réalise qu’inconsciemment elles étaient là !
J’ai donc pu évoluer là où le couple évolue quotidiennement, visualisant les endroits cités, les collections incriminées…
J’ai pu tout simplement ANALYSER leur espace et je réalise l’importance de ce fait dans l’aide que je leur apporte.
Chaque objet parle, son emplacement, sa couleur…
La décoration également, car connaissant beaucoup mieux Flavie que son amie, ce fut une mine d’or pour une psy ces quelques heures passées dans l’intimité d’un couple en thérapie.

Tout ce qui est psy est en mouvement et cette expérience est un mouvement !

Une expérience humainement psy dans Les thematiques 74aeef45a9c2cb1edc6502aa3dcafcf828femmeauborddeleau9f40x50p60

La sexualité : le baromètre de notre vie d’humains

Longtemps, les termes ‘frustrée’ ou ‘mal baisée’ ont été conjugués essentiellement au féminin !
Il suffisait que la femme soit visiblement énervée ou contrariante pour que ces mots fleurissent, soit au volant, soit à la caisse d’un supermarché, soit au guichet de la poste (oups désolée Nathy ^_^)

Un ex conjoint m’a d’ailleurs un jour balancé celui de ‘mal baisée’ mouai le seul problème c’est que là c’était son problème puisque nous partagions le même lit…

Oui, la sexualité est bien le baromètre de notre vie car lorsque notre sexualité va bien, c’est que nous allons bien, que notre vie nous convient et la personne qui partage notre vie également, c’est là justement qu’il faut bien associer les deux car trop souvent nous mettons sur le compte de la vie le fait que notre libido reste en bandoulière et nous culpabilisons même pour notre conjoint ou conjointe, mais tout compte fait ce n’est peut être pas notre libido que nous portons en bandoulière, mais lui ou elle !

Ce n’est pas que nous n’avons plus envie de sexe, c’est que nous n’avons plus envie de sexe avec lui ou avec elle et une fois que l’on a bien intégré cela, on est déjà moins frustrés (ées) car effectivement nous sommes sans aucun doute mal baisés (ées) !

Je vais avoir 50 ans dans quelques jours, alors oui, je suis arrivée à la maturité sexuelle et j’ai fait partie de celles (c’est à dire toutes les femmes) qui ont dit oui pour ne pas dire non ; c’est à dire qu’à un moment il est moins fatiguant d’écarter les cuisses 5 minutes que d’expliquer pourquoi on ne veut pas le faire !!!
Et je connais des hommes qui sont dans le même cas « vite fait et hop dodo » !!!

Épanouissant ?
NON !

Comment voulez vous que notre baromètre soit au beau fixe si la grenouille reste au fond de son vivarium ?
Vous lui avez tout simplement retiré l’echelle pour ne pas voir si elle monte ou reste au fond mais en attendant de lui remettre, c’est bien vous qui êtes au fond.

Il est tant de façons d’aimer… Pour une heure, pour quelques jours, pour quelques années, pour la vie (mais là il ne faut pas avoir 20 ans car même en vivant avec le lapin d’Alice ou Peter Pan) la pulsion de vie qu’est l’attirance sexuelle ne resiste pas à 50 ou 60 ans de vie commune et pour preuve, la belle au bois dormant a fait une pause de 100 ans, pas con la gonzesse !!!

Sexuellement :
J’ai aimé mais je n’ai pas su ni donner, ni recevoir ; il suffit de peu pour provoquer un blocage…
J’ai aimé et j’ai donné et reçu ; oui j’ai une bonne dizaine de belles histoires d’amour, d’une heure, de quelques jours, ou de quelques années…
Le reste…Le sexe pour le sexe…

Aimer c’est vivre, tout le monde n’a pas la chance de vivre ce que je vis depuis quelques mois et à contrario de ce que je viens d’écrire, cet homme j’aurais aimé le rencontrer en premier et qu’il soit aussi le dernier car je vis dans le monde merveilleux de la sensualité, du respect et de l’amour sans tabou…
Mais de tous les hommes que j’ai connus il est vraiment le seul à provoquer en moi cette forme de regret utopique.
Ma grenouille est en haut de l’echelle chaque matin et je ne regrette pas d’avoir tout balancé pour vivre ça, car cette chose là à un prix, celui du risque ; mais au moins je me sens vivre et non survivre.

Je ne fais pas là une plaidoirie pour l’errance sexuelle, bien au contraire !
Mais j’essaie de faire passer le message que si vous n’êtes pas bien dans votre vie c’est peut être aussi et surtout parce que vous n’êtes pas bien dans votre sexualité et que la sexualité de l’être humain contrairement à celle de l’animal est pourvue d’une conscience.

Le plaisir, la jouissance, celui et celle donnée et reçue est le plus beau cadeau de la vie intime de chaque être. Je le reçois et je le donne :
Le plaisir d’avoir l’autre en soi ou de se sentir en l’autre.
La jouissance de deux corps en harmonie.
Quelle énergie !!!!!!!!!!

Qui a parlé d’orgone ?!

 

Et après, la caissière peut bien être de mauvais poil (sans jeu de mots mais jeu de maux) ; vous vous en ficherez totalement et régnerez sur votre vie comme sur un royaume, le sourire aux lèvres (avec jeu de mots)

Posez vous les bonnes questions !!!!!!!!!!
OUI…  j’aime et je rayonne….

La sexualité : le baromètre de notre vie d'humains dans Les thematiques edvard_munch_3

 

 

A toi petite pucette et à ton papa

Il y a eu un an hier que ton papa a quitté ce monde, mais je sais qu’au fond de tes 2 ans et demi tu gardes des images de lui et sache que Nany pense très fort ce soir à ton papa qui t’aimait tant…

A toi petite pucette et à ton papa dans perso mains%20enfant%20adulte

 

Solidarité… Le seul mot où tout est possible ! .3.

12 heures, le lendemain…
Comme il est habitude dans notre couple, un seul regard suffit à nous comprendre.
Il pleut ce jour là dans mon Morvan, Mietek adore la pluie, la fraîcheur et le vent. Il aime les forêts de cet endroit et tous ses lacs et rivières.
Il se sent bien chez Nathy, comme moi !
Alors j’appelle Léopoldine à son heure de repas et lui demande si cela ne la dérange pas que je reste un jour de plus, elle me répond que non ; qu’elle est bien dans sa maison et que de toutes façons son papa vient dormir près d’elle le soir lorsque je ne suis pas là, donc son ‘profitez en bien et gros bisous à vous deux’ me conforte dans mon souhait et dans ce qu’il m’a appris, cet homme formidable qui partage ma vie :

« savoir donner c’est bien mais accepter de recevoir est nécessaire aussi »

Je lui demande d’arrêter la voiture, il me renvoie un sourire… Je lui réponds par une phrase…
- On retourne au village ?!
- OK !
Dit il en me prenant la main.
- Et Léopoldine ?
- Léopoldine OK !
- Alors OK Marseille demain matin…

J’essaie de joindre Nathy et le portable est sur messagerie, aucun souci de chez mon amie j’ai la clé et je sais que j’y suis chez moi.
Nous arrivons devant sa maison, nous reprenons nos bagages dans le coffre, j’ouvre la porte et je vois le portable de Nathy en charge dans la cuisine, elle n’a donc pas eu mon message… Surprise…
Je fais tourner une lessive, prépare le déjeuner ; je me sens légère, il est bien et moi aussi. Bien de cette manière incroyable que vous apporte ce pouvoir à portée de tous « Aider – Sauver – Soutenir » ce bien être qui vous dit ensuite ‘pense à toi et à ceux que tu aimes’… Pas de culpabilité d’être heureux là tous les deux car notre bonheur rayonne et donne…
Après un déjeuner en tête à tête, le temps de faire tourner le lave vaisselle, de piquer un pull et des chaussettes à Nathy et nous voilà partis sous la pluie laissant un petit mot à mon amie-ma soeur :

Comme j’avais oublié un tee-shirt
Comme nous n’avions pas fini le dîner de la veille
Nous étions obligés de revenir
Et comme surtout j’avais envie de rester près de toi encore
Nous revenons pour le dîner et dormir
Partons en promenade
Bisous
JTM

Un petit café au petit bar du coin sur la terrasse abritée, nous respirons le calme, le bonheur et l’amour…

Un appel de Nathy, qui rentrée chez elle, la pauvre avant d’avoir vu mon petit mot se demande pourquoi les machines sont en marche chez elle, puis pourquoi notre voiture est devant sa maison, et nos affaires à la place de la veille…
Elle semble heureuse ma puce que nous soyons revenus…

Nous décidons, d’aller tous les deux nous promener au bord du lac le plus proche, un bisou à Nathy et à nous l’aventure…

Je crois que je ne l’ai jamais vu aussi heureux de vivre que ce jour là, Mon amour… Mon homme…
Une forêt magnifique, un lac qui nous renvoie notre reflet ; celui de deux êtres qui se sont enfin trouvés…
Une grande main forte m’aide à escalader les rochers, je n’ai peur de rien dans ces moments là…
Je le vois admirer les ‘pitis ribka’ au bord de l’eau, à nos pieds et en un seul échange de regards encore, le même souhait nous traverse : pêcher !

Nous voilà donc repartis cette fois à la chasse pour pêcher, entre rires – sourires et fou rires…
Un petite épicerie perdue dans un village nous apporte le trésor recherché, le strict minimum pour pêcher! Mon pauvre papa, toi champion de France de pêche plusieurs années de suite, si tu avais vu le pauvre matos de ta fille  ^_^

Retour au lac et là, deux enfants de 50 ans vont jouer à la pêche et tout oublier durant des heures, tout sauf ce qui les uni : un amour immense…
Pas de réseau près du lac… Juste lui… Juste moi… Et la nature…

Il est 19 heures lorsque nous retournons à la civilisation et les messages inquiets de Nathy arrivent les uns à la suite des autres, soulagée par notre retour, nous passons tous les trois une adorable soirée à découvrir des morceaux de musique polonais et à échanger sur nos deux cultures.

Nous irons nous coucher, ce soir là comme d’habitude main dans la main et le sourire aux lèvres, du bonheur donné et du bonheur reçu…

Mietek, pour la vie et un jour de plus : kocham cie !

Merci !

Solidarité… Le seul mot où tout est possible ! .3. dans socio 81808d12

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Solidarité… Le seul mot où tout est possible ! .2.

Quelques minutes d’attente et d’inquiètude dans le cabinet de la doctoresse et enfin il est examiné.
Pleine de douceur, tant dans la voix que dans les gestes, elle pratique le premier examen avant de préparer l’ordre d’admission pour l’hopital qui lui semble le mieux adapté, un coup de fil et nous y sommes attendus.

Merci à elle pour sa disponibilité, sa gentillesse et la gratuité de la consultation. Enfin un médecin qui n’a pas oublié le serment d’Hippocrate !

 

Tous dans la voiture de Nathy, la tension est présente et les 30 km nous semblent une éternité, tous fatigués par le stress.
Enfin les urgences, pratiquement vides…
Nous y sommes attendus, Monsieur G est installé de suite en salle d’examens ; le pauvre tremble de la tête au pied.
Le manque… La peur… La honte…
Les infirmières et l’interne sont gentils avec lui, compréhensifs.
Il a froid, ils le couvrent de draps et de couvertures ; il a soif on lui amène de l’eau !
Oui il est traité comme un être humain, parce que c’est la campagne, parce que c’est sans doute le premier SDF qu’ils accueillent ; ils sont plein de compassion autant pour lui que pour nous.
Le médecin lui est un peu étrange, un peu planant et je sens quelques réticences de sa part pour examiner Monsieur G mais le principal étant qu’il prescrive et ordonne les différents examens à pratiquer et surtout la perfusion qui enfin soulagera ce pauvre homme que l’alcool de la rue a rongé.
Il s’adresse à moi et me dit  » c’est un toit et un travail qu’il faut avant tout à ce monsieur après une cure de désintoxication bien sur ; est il d’accord pour ? »
Mon compagnon lui traduit et sa réponse est ‘OUI’ bien sur… Qui souhaiterait rester dans cette vie ?

Après avoir expliqué à Monsieur G tout ce qui se passait autour de lui, tout ce qu’on lui faisait, et que demain serait un autre jour enfin… nous nous préparons à le laisser se faire soigner, il prend ma main au passage et me regarde droit dans les yeux en prononçant ces mots :

- Merci Merci Merci Madame Mietek !

Enfin un sourire sur ces lèvres blanches…
Bien sur il remercie également mon compagnon qui lui aussi a retrouvé le sourire !

Je te revois Nathy assise par terre dans le couloir des urgences guettant le moindre de mes regards… MERCI !

Nous repartons tous les trois soulagés chez toi ma Nathy, notre havre de paix dans ce village de mon enfance. Nous dînons tous ensemble épuisés mais heureux. Toi et moi, ma puce, resteront à discuter jusqu’à 2h du mat…

Le lendemain matin levé tôt pour retourner à l’hopital tous les deux, nous te disons au revoir ma puce sans envie de te quitter…

Monsieur G après une nuit de perfusions est calme et serein, il a confiance…
Une association viendra nous rejoindre pour organiser la suite et lui trouver une place dans un centre de désintoxication ; chose faite il sera transporté dans la journée.
Cette fois nous lui souhaitons ‘bonne chance’ lui expliquant que Nathy ne restait pas très loin et que la doctoresse veillait aussi sur la suite…

Une questions m’a interpellée venant pratiquement de tous les intervenants :
- Il n’a pas de famille ce Monsieur ?
Ma réponse fut :
- Si… Nous ! Quelle famille pensez vous qu’un sdf puisse avoir ?

Cette fois mon amour est vraiment soulagé et j’entends enfin son rire, car depuis des semaines Monsieur G ne quittait pas ses pensées et jour et nuit la tourmente était là…

Nous reprenons la route… Puis finalement pas… Mais ce sera le sujet d’un autre article…

Je souhaiterais finir celui-ci en lançant un message d’espoir car avec le minimum de solidarité l’on peut sauver une vie, alors regardez autour de vous et demandez vous, l’hiver approchant, laquelle vous pourriez sauver ??? !!!!

Merci mon amie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Solidarité… Le seul mot où tout est possible ! .1.

Mardi 6 septembre, 12 h

L’équipe est prête à intervenir !
L’équipe… 4 personnes :

Nathy et son médecin à des centaines de km de là
Mon compagnon et moi

Je rajouterai 1 personne : Ma fille Léopoldine, qui a compris et accepté que sa mère la quitte le lendemain de son entrée en seconde dans une ville et un lycée qu’elle ne connaît pas encore,  pour sauver un être humain qu’elle a rencontré et dont elle a saisi aussi la lente agonie.
12 heures, donc, mon compagnon et moi sommes au domicile de Monsieur G, son domicile :… la rue…
Une rue de Marseille, une rue où il se meurt doucement sous le regard des passants.
Lui apporter à manger régulièrement ne suffit plus, il ne croit plus en rien, il n’attend plus rien que la mort dont il essaie d’oublier l’approche dans l’alcool acheté avec les quelques pièces jetées dans sa casquette… Manger ? Pourquoi faire ? Pour garder des forces ! La force de voir qu’il n’a pas de lendemain… Qu’il est venu en France il y a presque un an pour travailler de ses mains, exercer ce métier de mécanicien, sortir de la médiocrité en Pologne pour atteindre ce que certains pensent encore être le royaume du travail et des droits de l’homme : la France…

Même s’il nous attendait ce jour là, d’un coup il a peur de tout quitter… TOUT… La rue qu’il connaît, les marches où il s’assied, les quelques personnes qui lui disent bonjour, oui effectivement c’est son tout…
Il faudra plusieurs minutes à mon compagnon pour le décider à se lever ou plutôt à se relever. A se revoir comme un être humain, à comprendre que nous sommes venus le chercher pour lui sauver la vie ; que ses douleurs et ses plaies dues aux coups et aux chutes ne lui permettent plus de rester seul ‘chez lui’…

Péniblement Monsieur G se relève, la souffrance se lit sur toutes les parties de son visage et surtout dans ses yeux bleus transparents… J’y vois la peur, la douleur, la tristesse, le désespoir, la fin d’une lutte…

Il est plié en deux comme un vieillard, il a 45 ans…

Enfin il s’assied dans notre voiture. Soupir de soulagement de mon compagnon ; je pose ma main sur son genoux pour lui dire  » on va y arriver… » ; il esquisse un sourire et nous partons sous la chaleur accablante de Marseille…

Un sms à Nathy, elle est bien là ; sur le pont, elle attend,  prête à répondre à toutes nos demandes et toutes nos attentes !
Inquiète, elle aussi.

Le voyage est long et difficile, Monsieur G est rapidement en manque d’alcool et cherche à chaque arrêt la moindre goutte dans les stations services, surveillance alternée entre mon homme et moi, ne pas le laisser seul ; crainte que la panique le prenne et qu’il fasse tout même le pire pour reprendre la route dans l’autre sens et retrouver la mort…

Quelques jours auparavant nous avons pensé à lui acheter quelques vêtements car il n’a plus rien d’autre que ce qu’il porte sur lui, la rue est sans pitié…
Nous avions juste oublié le principal, les sous-vêtements et les produits de toilette, un sms à Nathy et peu de temps après tout ce nécessaire est chez elle.

Les km défilent, je sens mon amour inquiet et fatigué ; 19 heures nous quittons l’autoroute et commençons les virages du Morvan.

19H30 arrivée chez Nathy et pas le temps de se poser, son médecin nous attend !

 

 

En préambule de mon prochain article…

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Appel du mouvement d’Emmaüs ! A faire circuler

DU PAIN POUR CEUX QUI N’ONT PAS DE BLÉ…

- 1er février 1954 l’abbé Pierre lance un appel sur les ondes :

 » Mes amis au secours ! Une femme vient de mourir gelée sur le trottoir en serrant sur elle le papier par lequel on l’avait expulsée (…) »

- 9 septembre 2011 : le ‘G7 finances’ se réunit à Marseille sur fond de crise financière qui va encore aggraver le sort des plus démunis

- La France de 2011 c’est :

. 8 MILLIONS de personnes qui vivent sous le seuil de  pauvreté

. 3 MILLIONS de personnes qui sont en situation de mal logement

. 1 FRANCAIS sur 10 qui est au chomage

. 1 JEUNE sur cinq qui est sans emploi

JEUDI 8 SEPTEMBRE
à partir de 10 H

Le mouvement Emmaüs organise sur le Vieux Port,
un rassemblement citoyen pour interpeller ceux qui gèrent profits et richesses à leur gré.

DISTRIBUTION DE PAIN ET INTERVENTION
DES PRÉSIDENTS D’EMMAÜS FRANCE
ET
D’EMMAÜS INTERNATIONAL

 

 

 


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