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Archives pour novembre 2011

Souffrir d’un RIEN

Comment vivre et se construire lorsque l’on a reçu uniquement l’éducation restreinte du besoin et sans donner la possibilité de distinguer l’envie du désir ?

Beaucoup de livres sur le bonheur vous donneront des solutions pour être, ou devenir heureux en suivant simplement vos désirs et vos envies, mais lorsque ces deux déterminants n’existent pas, que reste t’il à la personne en état d’abandon, d’inconstruction, d’inexistence propre, une personne sans désir ni envie, robotisée uniquement dans la quête du strict besoin…

Tout d’abord, je ne suis pas en accord avec les définitions ‘psychologiques’ données à ces mots : désir et envie, pour ce qui concerne le besoin non plus mais nous y viendront plus tard.

L’envie serait un désir dont le sujet ne connaît pas l’origine mais un simple reflexe dont la part de l’inné et d’acquis serait difficile à établir…………. ?…………………….

ADMETTONS 5 minutes cette ‘logique’ juste le temps de l’étudier fugacement :

Si j’ai envie d’un gâteau au chocolat, c’est bien parce j’aime le chocolat
Si j’ai envie d’un homme, c’est bien parce que cet homme me plait
Si j’ai envie de faire pipi, c’est bien un besoin

Dans ces 3 exemples simples ou iraient se nicher l’inné et l’acquis ?
Le désir lui serait une tendance devenue consciente d’elle même, Soit…………… !…………………

De là à le distinguer du besoin, cela dépend quel besoin et là pour moi interviennent l’inné et l’acquis.

L’envie est fugace et peut passer, sauf la dernière ci-dessus précisée ou il faudrait en revoir les termes et utiliser en ce cas uniquement le besoin.

Quoi qu’il en soit ces mots ne changent rien pour la personne qui ne connaît ni désir, ni envie et n’a donc fait que construire des vies autour d’elle, en l’occurrence, celle de ses enfants, mais en aucun cas la sienne et a surtout subi la triste notion du besoin réduite au minimum.
Cela me ramène à la question philo à laquelle j’ai du faire face au BAC :
S’il n’existait ni planète, ni ciel, ni atmosphère, ni stratosphère, ni vie. S’il n’existait rien, définissez ce rien.

Voilà bien où en est cette personne : à définir ce rien !
Puisque dans sa vie, il n’existe ni désir, ni envie, construite uniquement dans ce que je définissais comme un rien, puisque reflexe : le besoin.

N’étant pas de la génération pour laquelle l’on a créé des besoins transformés en envies puis en désirs, son besoin est bien comme un univers sans étoile…….

Imaginez-en les dégâts sur la sexualité !

Nous pouvons, nous humains, passer des périodes sans désir ni envie, nous pourrons définir ces passages comme dépressifs mais l’on ne peut pas classer une personne ‘dépressive chronique’ parce que de sa vie elle n’a jamais eu, ni connu ces sensations car elle en a tout simplement été privée ou punie et la simple représentation de ces deux mots entraine une telle crainte de représailles engendrée par la culpabilité qu’elle ne pourra les connaître qu’en prenant de manière fantasmagorique le tabouret qui lui permettra d’atteindre le pot de confiture interdit mais souhaité car si rien d’autre n’existe en elle, le SOUHAIT, lui a pu survivre.

 

Souffrir d’un RIEN dans Les thematiques

Des nouvelles de Monsieur G

Pour ceux qui me lisent régulièrement, il leur sera facile de se souvenir de Monsieur G et de cet article :

http://femmepsy.unblog.fr/2011/09/09/solidarite-le-seul-mot-ou-tout-est-possible-1/

Suivi de 2 autres.

Nous avons rendu visite à Monsieur G le mois dernier, il ignorait notre passage car malgré nos appels réguliers pour prendre de ses nouvelles, nous souhaitions lui faire une surprise.

Lors de notre passage il était encore en hopital psychiatrique, dans une aile calme où sont gérés les toxicomanies en fin de sevrage.

Monsieur G était fort heureux de nous voir et surtout de revoir son ami de route, mon conjoint !
Méconnaissable, rasé de près, cheveux coupés et bien coiffés, un regard pétillant de VIE…

Totalement sevré, il avait le droit d’aller et venir de l’hopital à sa guise, il est venu déjeuner avec nous au restaurant et a pu me faire découvrir qu’il maitrisait beaucoup mieux notre langue, la comprenant et la parlant.

Terminé les trottoirs et les douleurs de la rue, il vient d’être transféré dans un centre de réadaptation professionnelle.

Comme le dit mon amour  » Nous lui avons redonné une vie maintenant c’est à lui de décider ce qu’il veut en faire »

Alors… Retombera ou retombera pas… En attendant, je revois ce sourire et ce petit signe d’au revoir qu’il nous a adressés au moment de notre départ et je lui souhaite d’enfin trouver le bonheur !!!!!!!!!

Eh OUI tout est possible dans la solidarité, même redonner une autre vie…………………

Des nouvelles de Monsieur G dans amitie divers-bonheur-pense-positive-big

Une petite pub pour Clémentine Séverin

J’ai reçu ce petit mail :

c’est juste une petite pub.
Vous comprendrez que je n’ai qu’Internet pour me faire connaître.
clem


Relais mortels  
 
Le docteur Pierre Bertrand, médecin psychiatre psychothérapeute, décide d’envoyer des mails à son ami et confrère, le docteur Brice Martin, médecin généraliste. Une courte correspondance entre eux ne laisse aucun doute sur leurs intentions et sur leurs actes passés concernant leur patiente, Camille Arnaud. Comment va réagir Camille Arnaud? Sera-t-elle sauvée en quittant ces deux médecins? Clémentine Séverin, assistante sociale, a déjà écrit plusieurs récits et recueils de nouvelles, fondés sur des faits réels. « Relais mortels » est un roman, mais ne s’inspire-t-il pas d’une sombre réalité?

Voici l’adresse du blog de Clémentine : http://clementine-severin.over-blog.com/

Merci petite auteur d’être passée par ici et d’y avoir laissé quelques mots de votre plume.
Je souhaite beaucoup de succès à votre et vos livres !

Bien à vous

J’O

Une petite pub pour Clémentine Séverin dans A lire 520R

La peur

Oui, ce soir j’ai peur

et

Oui, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés…

Demain, mon amour je te tiendrai la main jusqu’à ce qu’ils t’emmenent au bloc et ensuite ce sont mes pensées qui seront près de toi.

Et je resterai là, je serai là tout près
Je sais que tu as peur et pourquoi te cacherai je ma peur ?

J’ai peur parce que tu es l’amour de ma vie et que je tiens à toi plus que personne ne peut l’imaginer.

Ton coeur dans lequel j’existe désormais, prends en soin mon amour, fais le battre encore 50 ans au moins………………………………………………..

Je t’aime pour la vie et un jour de plus

Bipolarité : la souffrance d’une mère

Les troubles bipolaires…
Il est fréquent désormais d’en entendre parler et même s’ils ont différents degrés desquels l’on ne parle pas.
Pourtant ces degrés sont importants, autant pour le malade que pour ses proches, que pour l’appréhension et la compréhension de la maladie elle même car si l’on se contente du terme bipolaire pour savoir de quoi l’on parle, l’on peut rapidement avoir une vision presque apocalyptique sur le net des troubles bipolaires !

Pour ce qui concerne Katyn et sa fille, nous sommes dans un trouble bipolaire de type 1
Katyn n’a été épargnée par rien, elle a connu les coups, les insultes, les délires et donc une violence tant physique que psychique, tout cela dans les phases maniaques, où oui, elle reconnaît aujourd’hui avoir eu peur de sa fille, avoir eu peur de mourir sous ses coups.
Dans ces phases, Katyn était tout pour Elsa sauf sa mère (pédophile-diable-espionne) où justement était elle cette vision de la mère qu’elle s’est formée elle même.
Dans les phases dépressives, bien sur Katyn a eu peur du pire !
Mais qu’est ce que le pire pour une maman ?
Katyn savait que dans ces phases là sa fille était capable de sortir et coucher avec le premier venu ou tenter de mettre fin à ses jours de toutes autres façons.
Elsa approche de la trentaine aujourd’hui, refusant les traitements ou en abusant, Katyn, elle maintenant refuse de se faire abuser !!!
Elle confie Elsa a sa propre vie décidant de s’en protéger en se construisant une nouvelle vie, dans une nouvelle ville et dans une nouvelle maison ou Elsa n’aura pas son espace.
Katyn a tenté de lutter pour 2 et baisse les bras car reconstruite, enfin !

Elsa, bien que dans la forme sévère de la maladie, nous confirmera tout de même que les troubles bipolaires de type 1 ou de type 2 retrouvent les mêmes traces même si, fort heureusement ces traces ne mènent pas aux mêmes excès de cette maladie.

Les traces :

La toxicomanie et/ou l’alcoolisme
Il est encore difficile aujourd’hui d’affirmer qui de l’oeuf ou de la poule. C’est à dire, sont ce les abus de ces deux addictions qui conduisent à la bipolarité ou la bipolarité elle même conduit elle à ces addictions ?

Toujours est il que les neurotransmetteurs ne peuvent que se détruire les uns après les autres au contact de ces produits et qu’ils ne transmettent forcement plus les informations, émotions ou réactions telles que devraient être reçues.

L’autre tronc commun où l’origine de ce trouble y puise lui sa force : la carence affective ou la névrose d’abandon due à l’absence physique ou psychique d’un ou des deux parents.

Un bipolaire de type 2, ne deviendra jamais un bipolaire de type1, bien sur cette affirmation n’appartient qu’à moi et à mon expérience de psy mais je tiens à rassurer les malades.
Le bipolaire de type 2 est pour moi, un être humain en souffrance qui, bien suivi et sous traitement peut mener une vie totalement normale.
Un bipolaire de type 1 devra lui être confié à la psychiatrie même si une psychothérapie peut être possible en complément, lorsque l’atteinte maniaque est au stade schizophrène ou paranoïaque seul le psychiatre peut intervenir et ce même si les proches sont persuadés du contraire.

Pour en revenir à la souffrance de Katyn, nul ne peut juger sa décision sans avoir connu sa douleur…

Bipolarité : la souffrance d'une mère dans Les thematiques psycho_bipolaire

 

Le 11 novembre…

Après que mes yeux fut agressés par des dizaines de drapeaux français dressés ainsi des phallus…
Après que mes oreilles fut transpercées par ‘La Marseillaise’ sanglant hymne franchouillard…

Mes pensées s’en sont allées vers…
Mon arrière grand-père, victime de la France de 14-18
Mon grand-père, victime de la France de 39-45

A ces générations perdues
Pour quelques armes vendues

Puis mes pensées sont allées à Boris Vian…
Ainsi va… Le vent…

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Monsieur le Président je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
je ne veux pas la faire
je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C’est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
je m’en vais déserter

Depuis que je suis né
J’ai vu mourir mon père
J’ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Qu’elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j’étais prisonnier
On m’a volé ma femme
On m’a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J’irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens
Refusez d’obéir
Refusez de la faire
N’allez pas à la guerre
Refusez de partir
S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer.

Le déserteur
Boris Vian (1920 – 1959)

A Bruno et Nathy

Et à vous DidierA Bruno et Nathy  dans perso sbzr3t0i

Gardien du paradis

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J’ai grimpé jusqu’aux portes du paradis
Pour enfin voir le monde céleste
J’ai dit - je veux parler avec l’Ange
Au gardien devant les barrières grises

Le gardien m’a interrogé sur ma raison de voir le ciel
Mon voyage aux portes célestes
J’ai dit que je veux avoir des preuves
Que, lorsque le temps imparti - je ne serai pas être seul

Il n’est pas facile à comprendre
Que chaque matin le soleil brille
Ce que le monde va créer
Les enfants pas encore conçus

J’ai posé des questions sur le sens dans ma vie
J’ai demandé la vérité
Il a dit - mon fils, le problème est là
Parce que vous vous êtes égaré pendant toute la vie

Le gardien du a ri et a avoué ciel que
Trop de mauvais moments pour parler
Parce que même si je sais quelque chose
Rien ne va, donc…

Il n’est pas facile à comprendre
Que chaque matin le soleil brille
Ce que le monde va créer
Les enfants pas encore conçus

Qu’advient-il du monde ?
Partons-nous dans l’oubli ?
Et quoi faire avec sa vie ?
Légèrement changer le monde pour le mieux ?

Avant qu’un météore tombe à nos pieds
Le gardien m’a pris au paradis
Et là, tout comme dans le verger de ma grand-mère
Des pruniers en fleurs

Il n’est pas facile à comprendre
Que chaque matin le soleil brille
Ce que le monde va créer
Les enfants pas encore conçus

Un hommage plus qu’un adieu

Parce que dans mon coeur, vous êtes resté mon beau-père
Parce que je pense à votre maman et à sa souffrance
Pour la douleur de toute une famille et particulièrement pour celle de Nathy et Bruno
Parce que ce soir je suis en deuil

Ces quelques mots extraits de mon livre et qui parlent si bien de vous :

 

«   Un comice agricole. Une fête de village, où Bruno, poussé par ses parents y participa, du haut d’un char.
De rue en rue je courrai dans la foule pour être toujours devant lui, pour ne pas le quitter des yeux.
Il souriait, me cherchant dès que son regard perdait le mien.
Nous ressemblions à deux enfants qui jouent à s’aimer en cachette de nos parents.

Raté pour ce jour là !

Son père qui marchait à ses cotés, chercha l’origine du sourire de son fils. Il me vit et compris en interceptant un regard probablement chargé de beaucoup d’émotions.

Son père me connaissait, bien sur ! Et je connaissais son père, bien sur !
Un si petit village…
Mais contrairement à la réaction négative que j’attendais, son visage s’éclaira et il secoua la tête doucement, comme s’il voulait nous dire

‘Aimez-vous ! Mais où allez-vous ?’

Mais il était sans doute aussi  très fier, comme tout Italien des conquêtes de son fils. « 

 

Oui, ce soir je pense à vous Monsieur !

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Sans toi ma puce…

Voilà ma puce, ta maman a annoncé la couleur tout à l’heure, le 18 décembre tu quittes Marseille définitivement !
Cela signifie que je sais avec qui je ne passerai pas Noël…
Je t’évite depuis quelques jours parce que je n’arrive pas à te regarder dans les yeux sans avoir envie de pleurer, je me protège mais je te protège surtout, car bientôt, les samedis passés avec nany, tata et papiek n’existeront plus.
Nous n’entendrons plus chaque samedi ton langage marseillais fleuri lorsque la circulation est dense « oh putain » « fais cier » « allez allez allez »
ni les  » assis assis assis nany – tata – papiek »
Tes petits mots inversés ton pacheau sur la tête ou le beze dans le zoo !
Oui mon ange ce soir ta nany est triste parce que ta maman a le coeur coupant comme un diamant.
Mon tout petit, je suis venue vivre près de toi et te voilà bientôt partie à plus de 500 km d’ici et comme le dit papiek ‘tu grandis privée d’enfance’ ; pas éduquée mais dressée et pourtant ta maman a été cocoonée et trop peut être…

‘ tu pieures nany ?’ me demanderais tu si tu me voyais en vérifiant avec tes petits doigts si les larmes sont là ! Oui nany pieure mon trésor mais toi dors… Il est l’heure… L’heure des fées…

Sans toi ma puce... dans Lacher prise 922fe451

 

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