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Archives pour janvier 2012

Abus sexuels : arrêtez de dire ‘ce n’est rien…’

Le bilan ne change pas, toujours et encore :

Un ou une patiente sur deux ayant été victimes d’abus sexuels dans leur enfance !

Et toujours les mêmes mots entendus :

- Non mais c’est rien, c’est du passé, ce n’est pas pour cela que je vais mal aujourd’hui…………….

SI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ça a tout basculé dans votre construction, dans votre manière d’appréhender les choses et les gens. Votre vision de l’autre. Votre perception de vous même.
Vous avez refoulé pour vous protéger mais un jour ou l’autre l’épine resurgit bien enfoncée, bien infectée et vous boitez dans votre vie quotidienne, buttant sur des petits riens et n’en comprenant pas le pourquoi… Pourquoi c’est si facile pour les autres et par pour vous ?

POURQUOI ?

Parce que vous avez été abusé(e)
Parce que tous les pansements que vous avez mis sur cette plaie ne servent à rien
Parce que tout évènement du quotidien vous ne le voyez pas de la même façon que quelqu’un qui n’a pas subi

Vous avez subi !

Non vous n’êtes pas complice parce qu’à 5 ans vous avez ressenti du plaisir touché(e) par un adulte ou un beaucoup plus grand que vous
Non vous ne l’avez pas cherché
Non il ne vous voulait pas du bien

Et NON ce n’est pas rien !!!!!!!!!

Toute votre vie dépend du moment où vous en parlerez et plus vous en parlerez tôt et plus l’épine sera retirée rapidement et moins vous trébucherez dans tout ce qui est important : amitié – travail – amour – famille…………………………………………

Nous psy sommes là pour cela, si vous saviez ce que nous avons déjà entendu… Ou même parfois vécu…
N’ayez pas peur et même si vous n’en parlez pas, nous savons entendre ce que vous ne dites pas et nous saurons vous conduire à la libération par la parole.

Parole de psy !!!!!!!!!!!!

Abus sexuels : arrêtez de dire 'ce n'est rien...' dans Les thematiques teddy-bear

 

LE MUR – Qui a dit démocatrie ? Moi je dis corruption-lobby et fanatisme !!!!!!!!!

Autisme: la réalisatrice du film « Le Mur » condamnée

 

Film/Document qui dérange les psy français

 

LE MUR - Qui a dit démocatrie ? Moi je dis corruption-lobby et fanatisme !!!!!!!!! dans A lire Film-le-mur-Autisme-213x300

Jadou dans ses collines…

Avant hier, nous sommes allés te chercher chez le vétérinaire petite bêbête, comme tu étais légère dans cette petite boite en carton et comme les sanglots sont montés mais restés bien cachés…
Je t’ai posée sur le siège arrière et nous allés chercher TA fifille au lycée, je me souviens de tes petites oreilles qui bougeaient dans tous les sens lorsque nous te demandions où était fifille… Elle était tout pour toi et tu étais tellement pour elle, elle t’a confié tant de secrets…
Léo a regardé la petite boite et m’a juste demandé si c’était toi ; puis nous sommes rentrés et nous t’avons posée dans le salon avec pour la soirée une petite bougie allumée pour toi.
Hier au coucher du soleil, le papa de Léo est venu et nous avons décidé que c’était le moment, les touristes partis, le village tranquille, de t’accompagner dans tes collines.
Je t’ai sortie de la boite en carton et ta fifille a récupéré ton urne, elle a voulu la tenir elle même et t’a serrée contre elle sur le chemin que tu empruntais si souvent et d’où tu revenais pleine de terre rouge…
Puis sur notre gauche est apparu la petite maison de cailloux construite par Maïly… Autre pincement au coeur…
- Tu te souviens maman lorsque Maïly dévalait le chemin sans vouloir donner la main, qu’elle tombait se relevait, se frottait les genoux et repartait la tête haute…
 » Ça va Maïly ?  »
 » OUI  »
 » Tu donnes la main maintenant ?  »
 » NON  »

………………

Léo a décidé que ce serait juste en face de cette petite maison que tu partirais dans tes collines.

Symbolique image d’un double deuil pour ta fifille !

Nous ne verrons plus Maïly dévaler ce chemin mais sa petite maison y restera toujours, et toi Notre Jadou nous saurons toujours où nous t’avons reposée…

Léo m’a tendu l’urne préférant que ce soit moi qui te disperse en ton endroit.
A ce moment un petit oiseau a chanté et mon adorable Léo a eu la phrase à ton départ :

- Jadou le petit oiseau est venu te chercher pour t’accompagner dans tes collines. Au revoir ma Jadou…

Tous les quatre t’avons dit ‘ AU REVOIR JADOU ‘, oui tu avais toute ta petite famille…

Nous sommes remontés, ta fifille tenant encore l’urne tout contre elle, puis en arrivant elle m’ a demandé de la jeter.

- Elle est heureuse maintenant Jadou maman, si elle avait pu parler elle nous aurait dit que c’est là qu’elle voulait aller…

Ma douce Léo a regagné sa chambre et fermant la porte de la maison, j’ai revu encore une fois ton ami chat devant la maison ma Jadou ; ce joli matou noir et blanc qui depuis ton départ vient toujours régulièrement voir si enfin tu es revenue…

Merci pour toute l’affection que tu nous a donnée JADE et cette fois je te dis :

ADIEU JADOU

Jadou dans ses collines... dans etat d'ame jade3-300x225

 

 

 

Ces années là !

Quand j’observe de ma place psy le monde du travail aujourd’hui, me revient le souvenir de ces années là…

Les années 80/90…

Années bénies pour les employés qui quittaient un travail pour en retrouver un autre le lendemain.

Années où tout le monde avait sa chance de réussir ou graver des échelons sans pour cela avoir fait science po ou HEC

J’ai eu la chance de travailler ces années là dans une entreprise américaine à l’ambiance fabuleuse, où tout le monde se tutoyait du technicien au PDG en passant par les secrétaires et les chefs de services. Où travailler au sein de la DRH était vraiment dans le but que les employés se sentent bien dans leur travail à l’affut du moindre souci,  soutenant les personnes dans les périodes difficiles de leurs vies privées parce qu’il était bien intégré qu’une entreprise ne pouvait bien fonctionner qu’avec un personnel qui va bien.

Ces matins là où nous arrivions selon nos désirs, travaillant en horaires variables ; croisant l’un ou l’une se rendant à la cafet pour boire un café et y retournant pour les accompagner… 1 fois 10 fois… selon les arrivants, chouchoutés nous étions par Yvonne qui dirigeait sa cafet de main de maitre et essuyait aussi les larmes lorsque peine de coeur il y avait.

Les plus jeunes se faisaient appeler « les filles de Madame Joe » ; touchant mais un côté un peu mère maquerelle que je leur avais fait remarquer mais qui les faisait rire.

Je me souviens de Nicolas, que tout le monde détestait pour sa franchise mais que j’adorais pour la même raison et me revient la description qu’il avait faite au téléphone de l’une des conseils à un client qui craignait de ne pas la reconnaitre ‘ Vous ne pouvez pas la rater : c’est la plus grande, c’est la plus maigre et c’est la seule qui se marche dessus dans les couloirs’
Nicolas m’a formée à tous les outils informatiques avec cette inexorable et énervante patience ‘raté recommence’

Je me souviens qu’il était préférable de frapper à la porte des bureaux avant d’entrer car certaines surprises pouvaient nous attendre derrière, eh oui des couples se sont aussi formés là bas.

Je me souviens avoir eu 2 avertissements car déjà je ne fermais pas ma g….. Que mon boss m’avait dit ‘plutôt que de foutre le bordel en défendant la veuve et l’orphelin viens me voir et dis MERDE quand il y a un problème’ Alors souvent j’ai ouvert la porte de son bureau et crié MERDE… Client ou pas…
Mais qu’avait il à dire ce chef de service qui se promenait dans les étages parfois avec un bob Ricard sur la tête et des lunettes de soleil en plein hiver…

Puis la crise du Golf est arrivée et les américains ont débarqué aussi dans notre entreprise. Vouvoiement obligatoire. Costume obligatoire. Tailleur obligatoire…. Et petit à petit le personnel est parti remplacé par de braves petits soldats…

Je me souviens des larmes de celui qui m’avait collé les 2 avertissements le jour où je lui ai demandé à profiter de la prime de départ ‘oh non pas toi’….
Je me souviens de mon diner de départ, des cadeaux et la bataille pour m’offrir LA rose tendue par le vendeur à la sauvette au restau et qui est reparti heureux libéré et de ses roses et même de sa corbeille…

Oui je regarde aujourd’hui ce monde du travail où évoluent mes patients et patientes et oui je me souviens….

Ces années là ! dans humour

 

 

 

Bug sur les commentaires

Désolée, vous m’écrivez pour me signaler ce problème et j’ai écrit moi-même à unblog.fr

Attendons

Merci !

 

L’amour dure t’il 3 ans ?

Cet article m’a plu avant de le commenter j’attends vos commentaires

:-)

Atlantico : L’adaptation cinématographique de « L’amour dure trois ans » sort ce mercredi. Frédéric Beigbeder avait écrit le livre. Il réalise également le film. Mais cette fameuse maxime fait-elle sens ?

Jean-Didier Vincent : « L’amour dure trois ans » ? Oh, vous savez, l’amour, je veux dire le lien, la fascination et le désir qu’on a pour quelqu’un, naît un jour puis disparaît. C’est dû à l’habitude. Ce qu’on appelle l’amour c’est le besoin de l’autre. C’est lié à l’ocytocine une hormone libérée au cours de l’orgasme et qui donne le plaisir dans le cerveau. C’est comme chez les animaux, chez les ouistitis, par exemple. Quand ils ont un lien avec une femelle particulière, ce lien est solidifié par la présence d’ocytocine qui entretient les circuits d’attachement avec un autre partenaire et crée un état de récompense : le cerveau est récompensé quand vous êtes avec l’autre. Ce système s’use, comme tout système. Même si vous aimez les frites, si vous en manger tous les jours, vous finirez par vous en détourner.

L’ocytocine correspond donc à l’hormone du lien : elle favorise les circuits qui créent dans le cerveau l’attachement à un autre individu. A un moment donné, les récepteurs de cette hormone se fatiguent, il n’y en a plus. Cela peut prendre un mois, un an ou plus. Cela dépend notamment de l’intensité de la rencontre : plus celle-ci est forte au début, puis elle risque d’être inefficace au bout d’un certain temps. On peut comparer ce mécanisme à une pédale sur laquelle vous appuyez : vous recevez une récompense, à force d’appuyer, d’appuyer, d’appuyer, celle-ci finit par ne plus fonctionner.  Vous êtes désensibilisé. C’est biologique : notre cerveau est une machine à recevoir des récompenses et des punitions.

Pourquoi trois ans ? C’est une durée crédible ?

C’est absurde. C’est un truc qui est devenu un gimmick. Cela peut être un mois ou deux voire toute la vie, si vous êtes malin ! Le désir n’est pas machinal, il est déclenché par des stimuli particuliers qui se construisent sur des circuits dans le cerveau qu’on appelle « circuits de récompense ». C’est ainsi que vous devenez toxicomane : quand vous aimez quelqu’un, vous êtes toxicomane de cette personne.

La différence avec la drogue qui vous rend addict, c’est que le plus souvent, pour l’amour, la passion s’atténue car des mécanismes contre balancent cela et conduisent à ce que la dépendance finisse par ne plus fonctionner.

Vous qui avez étudié ce sujet en tant que neurobiologiste, vous y croyez encore à l’amour ?

Ah, mais je ne crois qu’à ça ! C’est comme si vous me disiez sous prétexte que je connais les mécanismes de la faim ou de la soif, que je n’avais plus faim ni soif ! Les neurobiologistes ne sont pas mieux placés que les autres pour résister à l’amour.

N’auriez-vous pas un secret de neurobiologiste pour faire durer l’amour ?

Il faut d’abord en avoir envie. Quand vous êtes dépendant de quelqu’un, il n’y a pas de raison de changer. Ce qui se passe dans le cerveau reste chimique. Mais ce n’est pas pour cette raison que cela est moins noble que ce qui peut se passer dans les cieux.

Par ailleurs, vous ne tombez pas amoureux de n’importe qui, n’importe quand : tout est conditionné par votre histoire, votre enfance, aux  choses que vous avez expérimentées au cours de votre vie.  Parfois vous rencontrez quelqu’un et vous pensez qu’il s’agit d’un coup de foudre, sans savoir pourquoi. Vous trouvez alors que cette personne vous ressemble, presque comme si elle était votre sœur ou votre frère. En fait, c’est dans le cerveau que tout se passe, votre passé ainsi que d’autres paramètres interviennent. Tout n’est pas prévu cependant. Sinon, il suffirait d’insuffler un peu d’ocytocine et vous tomberiez amoureux. Ce n’est pas si simple.

Comme vous le savez peut-être, je joue un petit rôle dans le film de Beigbeder. Avec Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, je disserte à la fin du film sur ce qu’est l’amour. Et ce que je recommande pour garder son partenaire, c’est de faire l’amour. L’acte physique déclenche l’ocitocyne dans le cerveau. Les femelles ouistitis le savent très bien. Le sexe fait durer l’amour. Il faut donc baiser, baiser, baiser. C’est ça le secret d’un amour qui dure.

 

 

L’après Jade

La journée a été difficile, j’ai assumé mes rendez-vous et je suis restée psy !
Mon visage, mes attitudes ni laissaient rien paraitre, bien au contraire une patiente m’a dit ‘vous êtes rayonnante aujourd’hui’ étrange ce que l’on arrive à faire passer de positif malgré une douleur.

J’appréhendais le retour de ma fille hier soir, mais elle a traversé le salon est montée dans sa chambre poser son sac et redescendue avec un sourire s’installant sur le canapé attendant mes mots…

- Jadou est partie ma puce

- Je m’en suis doutée en ne voyant plus ses petites affaires

Je m’étais promis de ne pas pleurer mais ce fut plus fort que moi…

- Maman, elle est mieux maintenant elle ne souffre plus où est son plaid ?

Son plaid… Dans un premier temps je l’avais jeté mais je l’ai récupéré très vite, lavé et mis à sécher… Je savais que Léo le demanderait. Ce plaid où depuis tout bébé elle faisait ses petites patounes le piétinant en ronronnant…

- Lavé ma puce tu l’auras demain !

SOURIRE

Dans la soirée, elle nous a dit  » j’ai froid sans le plaid de Jade »…

Elle a regardé la mini vidéo et a souri, car on y voit Jade heureuse, sereine, câlinée….

Ce matin, mon compagnon et moi avons déposé Jade chez la vetérinaire, j’ai tenu à la porter moi même, c’était important pour moi.

Vétérinaire qui a été étonnée que Jade ait tenu si longtemps… Comme quoi avec beaucoup d’amour on gagne du temps précieux…
Nous récupérerons les cendres de Jade dans une semaine et irons dans les collines en famille…

Elle reste avec nous en photo et dans notre cœur ; oui dirons certains ce n’est qu’un animal… Mais un animal donne parfois plus que certains humains…
Sa terreur c’était Maïly et je souris en pensant au nombre de fois où Jade a traversé toute la maison à fond la caisse pour éviter les petites mains du petit monstre…

Oui, ma peine est grande aussi par suite d’accumulations et que Jade était aussi là pour apaiser simplement par sa présence.

Maintenant il nous faut faire le deuil, mais comme dit ma fille nous n’avons jamais vécu sans chat tout en nous souvenant de chacun sans en oublier aucun…
Nous sommes une famille chats, il nous est arrivé d’en avoir jusqu’à 10 à nourrir sans qu’il ne restent très longtemps… Chats errants de passage…
Mais jamais nous n’avions eu à accompagner ainsi notre petite bête, les chats se cachent lorsqu’ils sont malades et vont mourir loin de leurs maitres hormis Jadou qui a souhaité rester près de nous le plus longtemps possible…

Alors nous pensons a elle maintenant sautant dans ses collines derrières des sauterelles ou écoutant les cigales avec étonnement. Merci pour tous ces jolis souvenirs Jadou…

L'après Jade

 

 

 

 

 

Adieu notre Jadou

Mes yeux brouillés par les larmes ont du mal à suivre mon écriture, mais je viens ici te dire adieu ma JADE.

Tu t’es battue jusqu’au bout ma petite Jade, malgré les deux petits kilos qu’il devait rester de toi, tu as trouvé la force la nuit dernière de monter la moitié des marches qui conduisent à notre chambre pour que l’on entende mieux ton appel au secours… tes angoisses… ton besoin de nous avoir près de toi.
Je t’ai ramassée toute légère sur cette marche froide et t’es amenée dans un plaid bien chaud, près de moi sur le canapé. Là tu as posé ta petite tête sur mon bras et pris ma main entre tes si fragiles petites pattes, griffes doucement sorties signifiant ‘je ne te lâche pas pour que tu restes avec moi’ ; de mon autre main je t’ai caressée tendrement et nous avons discuté toutes les deux.
Tu m’as fait comprendre que ton petit nez te grattait mais que tu ne pouvais pas le gratter toi même, alors j’ai frotté ce petit nez et tu as somnolé.
Je t’ai parlé de tes compagnons chats, de Léopoldine, des cigales, des oiseaux… Chaque fois que je m’arrêtais de parler tu poussais un petit miaulement pour demander encore et tu m’as écoutée longtemps ronronnant ; tu m’as écoutée te racontant ta si courte vie ma Jadou.
Puis fatiguée, tu t’es endormie et je t’ai emmenée bien couverte de ton plaid dans notre chambre où tu as continué à dormir paisiblement, rassurée par notre présence, je t’entendais ronronner.
A 10 heures tu as miaulé le reveil, jamais nous ne dormons si tard, mais nous étions fatigués tous les 3 ; toi ma belle épuisée par tous les efforts que tu as fait pour rester avec nous et nous d’inquiétude et de veille.

Je t’ai de nouveau installée sur le canapé et à chacun de mes mouvements tu craignais que je te laisse, alors je n’ai pas bougé et ton maitre non plus.
Tu nous regardais, tu regardais autour de toi, nous te parlions et caressions chacun notre tour, tu ronronnais…
Puis, tu as miaulé très fort tu avais peur, et tu n’as plus regardé nul part, ton regard est devenu vide, tu t’es raidie pour chercher de l’air, tu as poussé un énorme soupir et ta petite poitrine a cessé de se soulever. Ta petite tête s’est posée sur ton plaid pour ne plus jamais la relever.
J’ai eu le temps de te dire mille fois que nous t’aimions pour toujours et ton maitre a pris mon visage entre ses mains pour me dire ‘c’est fini’…………………..
Je t’ai embrassée et mouillée de mes larmes avant que mon compagnon ait le courage de te couvrir de ton plaid.

Ta petite maitresse ne sait pas, elle n’est pas rentrée mais je sais moi que tu as voulu partir avant qu’elle rentre pour qu’elle ait moins de peine et ne te voit pas partir.

Demain sera un autre jour ou nous nous occuperons de toi d’une toute autre manière.

Tu vois ma belle JADE, nous avons tous tenu nos promesses ; toi tu es restée le plus longtemps qu’il t’a été possible et nous t’avons accompagnée jusqu’au bout, ici dans ta maison et non dans un cabinet froid de vétérinaire.

Oui, demain sera un autre jour…………………………………

Il nous reste à t’accompagner dans TES collines. Adieu notre Jadou……………

Adieu notre Jadou jade2-300x225

 

Mon amour… Mon grand amour…

Ma main dans la tienne aujourd’hui nos pas nous ont menés là où se trouvent tous nos premiers souvenirs, à quelques semaines de nos UN an…
La place Castellane…
La rue de Rome…
… La rue Saint Férréol…

L’endroit !

Tu as souhaité t’y rassoir pour fumer une cigarette et je m’y suis blottie contre toi. Ensemble nous avons regardé les passants et tu t’es souvenu que l’enseigne SOLDES du magasin d’en face était la même que l’année dernière… Moi, je me souvenais de ces pas qui piétinaient la casquette où se trouvaient tes quelques centimes…
Tes yeux dans le vague, comme l’année dernière je t’ai proposé un café que je suis allée te chercher, mais l’homme que j’ai trouvé à mon retour était bien un passant qui s’est assis pour fumer tranquille un samedi de soldes sur St Fé… Un sourire aux lèvres tu m’as dit ‘il est chaud’ et je connais ton regard qui veut dire « merde c’est trop chaud »
En plaisantant, je t’ai dit  » bon tu restes là ou on rentre chez nous ?  »
Tu t’es levé, en polonais tu m’as dit ‘on y va’ et tu m’as aidée à me relever… Comme l’an passé en me prenant dans tes bras pour m’embrasser avec quelques jours d’avance sur la date anniversaire…

Oui, il y a un an, je t’aimais déjà et toi tu te demandais ce que cette drôle de femme te voulait exactement, loin de penser que l’on puisse t’aimer ainsi !

Tu m’as tenu la main plus fort comme pour être certain de ma présence et de l’existence de notre couple et nous avons remonté la rue de Rome comme le premier matin, sur ce chemin nous avons vu des femmes de tous ages assises le long des vitrines faisant une pause ‘soldes’ et j’ai prononcé ces mots :

- Tiens ! Peut être ont elles compris que l’on peut rencontrer le grand amour de sa vie de cette façon…

Tes yeux marrons ont plongé dans mes yeux bleus et au dessus de nous comme un feu d’artifices des mouettes se sont envolées…

JE T’AIME

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Notre Jadou

Notre Jadou ce soir est toujours avec nous et merci à elle de nous laisser ce temps, le temps de lui dire à quel point nous l’aimons…

La vétérinaire lui donnait 2 jours et cela en fait 9 de gagnés.

Elle a des hauts et des bas et malheureusement de plus en plus de bas…

Avant hier soir elle s’est trainée jusqu’au bas des escaliers pour attendre Léopoldine connaissant approximativement l’heure où Léo descend diner. Au moment où sa maitresse s’est penchée sur elle, elle a poussé un miaulement énorme et a perdu connaissance. Ma fille l’a caressée et nous sommes restés tous les trois assis près d’elle durant plus d’une heure. Petit à petit au son de la voix de Léo et à la douceur de ses caresses elle est revenue en ronronnant et en fixant son petit monde… Puis Léo l’a installée près d’elle pour diner et Jadou s’est paisiblement endormi.

Elle continu a trouver la force d’aller jusqu’à sa litière même si gênée elle se rend compte qu’elle a raté et fait pipi sur le carrelage, elle est rassurée par des caresses et par les actions de ses maitres pour nettoyer le tout.

Hier elle a très peu mangé, mais bu. Aujourd’hui elle n’a ni bu ni mangé… Léopoldine est partie en we chez son papa et je pense qu’elle lui manque mais il est aussi important pour Léo de prendre du recul et avant son départ nous avons parlé ensemble des décisions d’après… Au cas où… Et d’un commun accord, Jadou, SI… Jadou sera incinérée et nous irons ensemble éparpiller ses cendres dans SES collines ; ainsi dit Léo ‘je la retrouverai à chacune de mes promenades’

La nuit dernière, miaulement plaintif… Je me suis levée et l’ai caressée, un ronronnement s’en est suivi et je suis restée près d’elle jusqu’à la relève de mon conjoint.

Cet après midi, nous sommes sortis quelques heures mais nos pensées à tous les deux étaient près de Jade… Comment vit elle l’absence ? Comment va t’elle ?  Sera t’elle encore là à notre retour ? Et sans nous concerter nous sommes rentrés tôt pour être près d’elle.
A notre arrivée, même énorme miaulement et nouvelle perte de conscience, elle est revenue au son de ma voix et dort près de son maitre.

Bien sur, nous connaissons tous l’issue, mais elle est notre petite bêbête et nous assumons les soins palliatifs ; elle partira chez elle et près de nous.
Je ne prendrai pas la décision de la piqure finale car l’espoir est toujours en nous malgré nos connaissance car il suffit de si peu de choses dans un sens comme dans un autre…

Lorsqu’elle va mal et que nous lui parlons, nous lui disons à la fois qu’elle peut partir tranquille, qu’elle a été une minette merveilleuse et que nous l’aimons et l’aimerons toujours et aussi que si elle veut rester nous l’aimons et l’aimerons toujours.
Peut être n’employons nous pas les bons mots mais ce sont les notres et nous n’avons que ceux là…

Notre Jadou dans etat d'ame jade1-300x225

 

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