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Archives pour février 2012

Chercher un stage… Premier contact avec la société pour les ados… Mieux vaut en rire !

Oui mieux vaut en rire…

Mais je suis fière de mon petit bout de femme qui hier a bravé courageusement les visages fermés des gérantes des boutiques de vêtements !

Sa petite pochette à la main, prenant une grande bouffée d’air à chaque fois avant d’entrer, se redressant les épaules bien droites et sur un ‘ hop ‘ elle allait braver cette hostilité apparente.
Je l’ai écoutée se vendre et ‘ Chapeau Mademoiselle Léopoldine !  ‘
Malgré des dizaines de  » NON  » entendus, elle continuait sans se démoraliser partant du principe qui s’ils ne la prenaient pas c’était dommage pour eux !!!

L’an passé, elle avait effectué son stage chez une costumière et avait créé de A à Z une jupe, du dessin à la finition ; cette année voulant être styliste elle a choisi de voir comment seraient vendues ses éventuelles futures créations.

Je ne sais pas si les gérantes de magasins se souviennent être passées par là, mais à leur manque d’empathie, je ne pense pas………

Je tiens à remercier les boutiques : NAF NAF et ARMAND THIERY pour accueil et leur ouverture et le carton rouge ira à PETIT BATEAU car demander un CV et une Lettre de Motivations à une jeune fille de 15 ans et demi relève sincèrement de la connerie…

OUI mieux vaut en rire, mais bravo ma puce !

Chercher un stage... Premier contact avec la société pour les ados... Mieux vaut en rire ! dans carton rouge peinture-annuaire15

 

Papa

Il y a 6 ans aujourd’hui que tu m’as quittée et je revis cette journée aussi douloureusement chaque année.
Chaque matin de 18 février je me revois prostrée, repliée sur moi comme une enfant tombée.
J’entends comme en écho mes hurlements ressemblant tant à ceux d’un animal blessé.
Mes cris n’avaient rien d’humain… NON…
Mes mains ne suffisaient pas à recueillir mes larmes.
Combien d’heures suis je restée assise par terre dans un coin de ma chambre.
Simplement pour refuser de comprendre…
Comme un vieux film défilaient en craquelant les images de mon enfance.
Je cherchais à retrouver ton odeur quitte à rester en apnée il fallait que je la retrouve.
Et je tendais la main au vide au cas où elle puisse frôler un peu de toi.
PAPA

Ne plus pouvoir dire ‘papa’
Ne plus entendre ‘nounouche’

Depuis 5 ans je ne reçois plus de carte de toi pour la Saint Valentin
Et depuis 5 ans je ne t’en écris plus non plus
Oui, nous nous aimions à ce point…
Aucun homme n’était assez bien pour ta fille…
Je me souviens du jour où l’un d’eux avait osé te demander ma main
Et de ta réponse qui était sans appel…  ‘Pourquoi ? Vous n’avez pas assez des vôtres ?’

Tu es parti si vite que je n’ai pas eu le temps de te dire ‘au revoir’

PAPA, dis :
Quand reviendras tu ?

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Mère/fille : mode d’emploi

Il n’y en a pas !

L’on n’aura beau élaborer concepts et théories, il existe autant de relations mère/fille que de mères et de filles ; rien ne peut être global, rien n’est pourvu de mode d’emploi dans cette naissance de deux êtres :

UNE MERE

UNE FILLE

Etre mère qu’est ce que c’est ?
Etre fille qu’est ce que c’est ?

Quelqu’un a écrit en commentaire un jour ici  » l’on a les enfants que l’on mérite  » cela a le mérite d’avoir osé être écrit mais reste stupide dans sa formulation, ainsi que dans sa réflexion.

La relation mère/fille restera complexe car elle n’est vécue que dans le ‘je ne veux surtout pas ressembler à ma mère’ et partant là dessus l’on recréé inconsciemment le même schéma ou par opposition l’on ira dans le sens carrément inverse ce qui aura eu juste pour impact de sauter une génération…

Il est facile d’être mère, il est difficile d’être maman mais chaque ÊTRE est différent nageant entre l’inné et l’acquis ainsi que nage le foetus dans le liquide amniotique se nourrissant de la nourriture distillée de sa mère par un cordon à jamais présent et n’est ce pas cela être fille et donc mère future ?

Ce n’est pas parce qu’elle est notre fille qu’elle est nous et ce n’est pas non plus parce que nous sommes filles que nous sommes notre mère…

Ne pas avoir su créer des liens ne tient pas que du fait de la mère, mais du fait qu’il existe un être à part entière qui sera mère et qui se rendra compte à son tour que quoique l’on fasse le port d’attache est et sera par celle qui poursuivra…

Ainsi ma fille s’est vue appeler ‘sa mère’ parce qu’un tout petit bout de femme déterminé refusait de lui adresser la parole depuis près de 30 minutes appelant de manière factice sa grand-mère attendant que ‘sa mère’ se décide à le faire  » pour de vrai….. »

- Que fais tu Maïly ?

- J’appelle Nany RHOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Ainsi naviguent les relations mère/fille

et…

Ainsi m’a dit ma plus jeune ‘au moins une mère aussi cinglée que la mienne’ :

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Jurassic park – version psy…

Cela faisait des années que ne j’étais pas allée dans cet endroit virtuel et caché et où il ne faut pas dire ailleurs ce qu’on a lu ici parce que sorti du contexte ça peut être mal interprété…

Donc en gros caractères en bas de page il est écrit IL EST INTERDIT DE DIVULGUER CE QUI CE DIT ICI !!!!!!!!!

WAHOU !!!!!!!!!

Montrer pattes blanches à l’entrée et les moutons noirs dehors :-)

Mais moi j’aime bien tout ce qui est interdit, je le prends dans le sens où plus c’est psy et moins c’est ouvert…

Vous qui ne pouvez pas comprendre que l’on se masturbe encore sur cette pauvre Dora passez votre chemin et laissez nous bavasser tranquilles on fait stagner la psychanalyse parce que sinon on ne pourra pas la suivre, alors même si ya plus de pages à nos bouquins à force d’avoir lu les mêmes ces dernières décennies, on les connait par coeur alors que même on peut les réciter…

Ils se congratulent entre eux ou s’engueulent ça, ça dépend ou était la virgule et que l’autre il l’a pas vue, alors  pendant des heures ils vont parler (parce que chez ces gens là on ne cause pas on parle) et ils vont refaire le bouquin entier de Freud ou Lacan (z’en connaissent pas beaucoup d’autres) autour de la virgule. Non, parce que SI ya la virgule ça veut pas dire la même chose que SI ya pas, alors si il l’a pas mise qu’est ce qu’il voulait dire. hein ???!!!

La ligne téléphonique avec les deux précités d’outre tombes étant visiblement coupée, les voilà bien emmerdés pour virguler ou pas…

Bon tout ça c’est entre nous, le répétez pas, parce que c’est interdit !!!!!!!!!!!!!!!!!

C’est mignons des dinosaures tant qu’ils sont herbivores mais si ils sont carnivores, là c’est ++++ dangereux et dans la bande y’en a des carnivores. Moi j’en ai repéré un cet après midi ; je me suis même demandé s’il n’avait pas raté ce qui va derrière PSY… Il est chanalyste pour avoir raté chopathe à mon avis, mais on peut pas avoir tous les diplomes non plus, c’est vrai quoi !!!!!!!!!!
Alors du coup il est devenu psychanalyste et une vocation de ratée, mais il se rattrape bien quand même dans la sphère…….

J’ai lu, mais faut pas le dire alors je vais changer un peu les termes, quoique….

A une de ces patiente qui était en grande souffrance (bien précisé en grande souffrance)
Il a donné un conseil, mais comme chez ces psy là on donne pas de conseil, il est venu se confesser au park…
Mais en fait c’était pour rire… Il n’a pas donné de conseil, il a sorti la première connerie qui lui passait par la tête (et ça doit pas manquer)
La pauvre patiente (en grande souffrance) est revenue la séance d’après en lui disant qu’elle avait eu beau réfléchir mais que le conseil ne l’avait pas aidée et qu’elle souffrait toujours autant.
Et là, le PSY……… lui a répondu : normal c’était rien et surtout pas un conseil alors que ça ne vous serve à rien c’est normal !

Cherchez l’erreur ou l’horreur !

Moi je me mets à la place de cette femme et j’ai mal pour elle, mais ça c’est pas dans leurs bouquins……………….

A un moment donné cette génération de dinosaures va s’éteindre et je souhaite sincèrement que personne n’ait l’idée d’en conserver l’ADN et que surtout dans quelques siècles il n’en reste plus de traces….

Mais tout cela je ne vous l’ai pas dit parce n’oubliez pas que je suis dans l’interdit psychanalytique MYSTIQUE (gris)

Jurassic park - version psy... dans carton rouge Jurassic_park_showdown

 

 

 

 

La justice force les autorités à héberger les sans-abri

Une carence caractérisée des autorités dans l’offre d’hébergement d’urgence aux sans-abri est une atteinte grave à une liberté fondamentale, a estimé vendredi la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d’Etat.

L’association Droit au logement (Dal), qui avait engagé la procédure, qualifie cette décision d’ »historique » car, selon elle, elle permet un recours judiciaire effectif pour faire respecter les droits de tous les sans-abri et contraint les autorités à agir dans presque tous les cas.

Cet arrêt est rendu alors qu’une vague de froid sans précédent depuis une vingtaine d’années frappe la France depuis plus d’une semaine, avec déjà au moins douze morts, dont plusieurs sans-abri.

« Il appartient aux autorités de l’État de mettre en ouvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale », dit le Conseil d’Etat.

« Une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche, peut (…) faire apparaître une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée », ajoute-t-il dans son arrêt.

Le Conseil d’Etat met ainsi en application la loi Dalo (Droit au logement opposable), votée en 2007 à la fin du dernier mandat de Jacques Chirac.

Il rejette les argumentations du gouvernement, présentées en défense, selon lesquelles l’administration a le droit « d’établir une hiérarchie dans les situations d’urgence ».

Le Conseil d’Etat précise cependant qu’il appartient aux juges d’examiner au cas par cas les démarches des autorités pour voir si elles se sont conformées à la loi.

L’affaire concernait un Ivoirien jeté à la rue par l’incendie de son logement à Gentilly (Val-de-Marne) et qui, après deux nuits dans des foyers, s’était vu dans un premier temps refuser un abri. Il a, la veille de l’audience au Conseil d’Etat, été pris en charge par une équipe mobile et abrité, mais le Conseil d’Etat statue sur le principe.

Cette décision implique donc qu’un sans-abri peut se plaindre de s’être vu refuser un hébergement et obtenir qu’une injonction soit faite aux autorités de lui trouver un toit.

Droit au logement pense que cet arrêt peut tout changer. « Cet arrêt impose à l’État de mettre en ouvre tout les moyens nécessaires à leur accueil, et par ce fait, au maintien jusqu’à leur relogement », écrit l’association dans un communiqué.

Elle demande donc au gouvernement d’ordonner aux préfets de réquisitionner si nécessaire tous les locaux et logements possibles pour l’hébergement des sans-abri.

Selon la fondation Abbé Pierre, 133.000 personnes sont sans abri en France, et 685.116 sont privées de domicile personnel, vivant chez un tiers, en résidence sociale, ou encore dans un hôtel ou dans un habitat de fortune.

NON J’O n’est pas toujours gentille…

Il m’est arrivé comme à tout à chacun d’aller trop loin dans des propos ou autres interventions verbales ou écrites mais j’ai toujours su s’il était nécessaire présenter des excuses. Je ne fais pas allusion là à des relations patients psy mais à des rapports pseudo-amicaux qui resteront tout compte fait des connaissances.
Mais je crois que tout tient au savoir vivre ou plutôt au savoir grandir ce qui pour moi va de paire.
Étrangement, j’ai remarqué que ce déclic nombriliste de ces autres arrivaient dans ma vie à des moments de deuil ; alors, peut être qu’à tout autre moment cela aurait glissé comme la pluie sur un imperméable breton habitué à recevoir les ondées mais ces circonstances  particulières et douloureuses de la vie vous montrent et démontrent exactement ce que sont les ‘ceux’ qui vous entourent.

Le premier déclic fut au décès de mon père où je gérais alors hors cadre libéral un groupe psychanalytique. Durant des années j’ai essuyé les larmes et consolé les autres (une douzaine chaque semaine) ; le jour même de l’annonce de cette perte mon ‘pair’ me sommait de participer à cette séance ma présence y étant indispensable…
En bon petit soldat, j’ai suivi l’ordre donné dans l’état que l’on peut aisément imaginer.
Après quelques courtes minutes d’intérêt du groupe face à mon visage défait et la douleur inscrite dans mon regard, une phrase fut lancée par une plus nombriliste que les autres mais se mettant par là même porte paroles :
 » Tu nous fait chier avec ton père »
La même qui me disait la semaine d’avant ‘mais que serais je sans toi’ blablabla
SNIF !
MON AMIE
De ta douleur fi
J’ai bien entendu quitté la séance et également le groupe définitivement, me répétant intérieurement déjà à cette époque que plus on en donnait aux autres et moins il fallait s’attendre à en recevoir. Et qu’après tout mon deuil n’était rien par rapport à leurs besoins d’exister au travers des mêmes nombrils.

Le deuxième déclic fut lorsque Maïly perdit son papa et qu’une apprentie psy à laquelle j’ai porté la plus grande attention et apporté le plus de mes connaissances durant plusieurs année, choisit ce jour là pour me faire un ‘caca nerveux’ parce qu’une patiente ne souhaitait plus continuer avec elle mais avec une autre psy que c’était suite à mes conseils.  Si je me regarde le nombril je n’y vois rien qui cloche donc c’est ta faute à toi et patati et pattes en l’air… NA !
MON AMIE
De ta douleur fi

Le  troisième déclic fut lorsque j’ai perdu mon ami Philippe, donc récent, parce qu’elle a dit… Qu’elle a dit… Que tu avais dit… Qu’elle a fait… Du coup on passe l’éponge sur le joli tableau que j’avais dressé pour elle, parce que maintenant elle décide toute seule et que voilà pas décider pour elle… Et du coup t’auras même pas de bonne année ni de moi ni de lui.
PROUT !
MON AMIE
De ta douleur fi

Qu’avais tu dit Nathy MON AMIE ??? Ah oui …HAUTAINE…
Voilà pourquoi Nathy tu es et resteras la seule que je considère comme MON AMIE MA SOEUR car mieux vaut ne compter qu’une personne sure, solide et fiable que sur des gamines qui se disputent des pelles dans un bac à sable….

GRANDISSEZ BORDEL !!!!!!!!!!!!!!!

NON J’O n’est pas toujours gentille……………………..

 

NON J'O n'est pas toujours gentille... dans coup de gueule 55109037

 

 

 

 

 

Sarkozy promettait zero SDF en 2006

SANS COMMENTAIRE !

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Tu nous manques Maï

Un mois et demi que tu es partie en disant
‘Au revoir Nany à demain…’
Demain est bien loin mon petit coeur…
Nous t’avons eu au téléphone une fois parce que tu réclamais nany et tata à grands cris et tu sais te faire entendre, tu parlais tellement vite comme si tu avais des millions de choses à nous dire que nous n’avons pas tout compris à part ‘ légo – cayons – fées’ tu voulais en fait que tata vienne jouer avec toi à tout ça comme avant… Tu n’as pas vu les kilomètres passer ma puce…
Prononcer ton prénom est entre le plaisir et la souffrance il est même parfois tabou tant le visage de tata change et devient triste.
Ton Papiek ne dit rien mais il utilise ta petite cuillère et seulement celle là…
Ah si ce matin il t’a imaginée avec Nikita et a réussi à nous faire sourire.
Nous passons régulièrement devant ton ancien chez toi puisque c’est notre route et chaque fois je te revois, bébé ou faisant tes premiers pas ou sautant de joie les escaliers pour aller ‘ mener mener mener ‘
La mer n’a plus la même couleur depuis que tu ne la regardes plus…
Chaque matin Papiek regarde le temps qu’il fait dans ton nouveau chez toi et c’est là qu’il fait le plus froid, couvre toi bien mon petit amour et même si tu as quitté Marseille ; Marseille est toujours en toi comme le montre la dernière photo envoyée par ta maman qui ne répond plus au téléphone…

Tu nous manques Maï !

Mini Cagole….

Tu nous manques Maï dans etat d'ame mai260112-225x300

A toi mon amour

1 an pour la vie et un jour de plus

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Adam et Nikita

Le bonheur des uns ne faisant pas pour autant le bonheur des autres et avec ce froid qui règne entre autre sur Marseille en ce moment, il m’était inconcevable de ne songer en ce jour surtout, qu’à mon bonheur et je sais qu’au fond de l’homme que j’aime vit encore celui qui a souffert de la faim, du froid et de l’indifférence…
C’est ainsi que d’un commun accord, après avoir déposé Léopoldine à son club de littérature, à 11h30, lui et moi  sommes allés à la recherche de ses amis, de ces exclus, de ceux qui meurent en ce moment d’hypothermie.
Ils n’étaient pas dans les rues habituelles, alors nous nous sommes rendus à ce qu’il reste de squat… OUI ce qu’il en reste, car il est en voie de destruction, en plein hiver, pas bien… Pas propre près des beaux immeubles de luxe tous neufs que l’on vient de construire… pour d’ autres…
Difficile à décrire ce qu’il reste, imaginez un morceau de puzzle rongé perché sur un amas de gravas que l’on atteint par une échelle de fortune… Vivaient dans le même endroit plusieurs familles ROM ; aujourd’hui il n’y en a plus qu’une au même étage de ce château, château car pour quelqu’un qui n’a pas de toit en ce froid épouvantable c’est un château. Et presque un château fort tant il faut grimper et enjamber de débris pour l’atteindre.
La porte de gauche d’où parviennent des sons de piano, la famille ROM. La porte de droite les hommes polonais.
Des portes……… Comme le reste… Un semblant de protection…
Adam nous ouvre la porte et nous invite à entrer. Pour la première j’ose entrer sans avoir l’impression de violer une intimité, une douleur, presque une infirmité de la société.
Adam, serre la main de Surbit et baise la mienne. Adam… Un homme de 58 ans venu en France en bicyclette, pour y trouver quoi ? La mort repoussée de quelques années ou quelques mois ? Il ne s’attendait sans doute pas à vivre dans un morceau de puzzle.
Un froid glacial me saisit en entrant, il fait presque plus froid dedans que dehors de par les ouvertures crées par les bulldozers.
Je les laisse parler tous les deux comprenant les mots mais ne m’immisçant pas dans leur conversation ; mon regard se promène pudiquement dans le squat.
3 lits… Des semblants de vie quotidienne… Et sur un tapis, assise, une toute petite vie me regarde… Nikita me dira Adam en me la mettant dans les bras avec un sourire immense…
Nikita, bébé ressemblant fortement à un golden retriever me mordille les oreilles et me lèche menton, joues et nez…
Le froid est insupportable et je ne peux supporter l’idée que mon homme ait vécu dans ce froid et que d’autres y vivent. Tous deux regardent un vieux poêle à pétrole, il devrait pouvoir fonctionner à condition de pouvoir y mettre du pétrole, mais le pétrole a un coût… Un seul échange de regards nous suffit comme d’habitude et mon amour explique à Adam que nous revenons de suite, que nous allons chercher du pétrole.
Je tends délicatement Nikita à Adam qui la serre contre lui…
Nous faisons le tour des commerces de proximité du quartier mais plus de pétrole nul part.
A la petite supérette qui fait face à l’endroit où nos amis font la manche habituellement je remercie le gérant pour ses dons de nourriture dont ils nous ont fait part
 » Merci de quoi ? C’est normal ! Lorsque la date de péremption approche mieux vaut donner que jeter non ?  »
 » C’est normal pour vous Monsieur mais pas pour d’autres, alors merci beaucoup pour eux »
13 H et pas de pétrole… Dimanche !
Nous retournons au squat et donnons à Adam de quoi en acheter demain.
Nikita gratte mes bas de pantalon signalant qu’elle veut bien encore un petit tour de câlins, elle s’en prend cette fois à mes boucles d’oreilles, mais préfère quand même mes oreilles… Sur la ‘terrasse’ avec vue sur les gravas et bidonville de Marseille, le linge d’Adam sèche.
J’ai mal de le laisser là, de les laisser là, mais mon homme m’explique qu’il n’y a rien d’autre à faire que de revenir vite et veiller à ce qu’ils ne meurent pas de froid.
Encore une fois, je redonne Nikita à son maitre, j’ai vu dans le squat sa petite gamelle pleine de croquettes et son petit panier, il la prend comme on prendrait le plus précieux des trésor, car c’est bien ce qu’elle est pour lui… Sa chaleur… Sa petite lumière… Sa vie…
Il nous suit du regard et nous fait signe depuis la terrasse qui est à deux doigts de s’écrouler !
Une fois dans la voiture, mon amour me demande si je souhaite aller au restaurant pour nos 1 an, je lui prends la main et lui dis que non je ne veux être qu’avec lui chez nous ; il serait indécent pour moi d’aller au restaurant après ce moment là et je n’ai pas envie de supporter les autres, ceux qui sont de l’autre côté du miroir.
En récupérant Léo cette fin d’après midi, je me suis arrêtée acheter 3 petits gâteaux au milieu desquels a brillé une bougie en forme de cœur que nous avons soufflée tous les deux sous le regard amusé de Léo, qui n’a qu’une envie maintenant faire la connaissance d’Adam et Nikita…..

Parfois il faut regarder ailleurs pour voir notre bonheur……………..

Et pourtant… Image de prévisualisation YouTube

 

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