Archives pour août 2012

Souvenirs de vacances volées au temps…

… Au temps qu’il te restait…

En cette fin de mois d’août, je pense à toi Philippe bien qu’il n’y ait pas un jour où je ne pense pas à toi, cette période me renvoie des souvenirs volés…

Été 2010, mes premières vacances depuis 7 ans.
J’avais promis à ma fille de ‘vraies’ vacances… Telles qu’on les imagine à 14 ans… Le Grau du Roy qu’elle adore, mais qu’elle ne connaissait que hors saison ses parents détestant la foule… Un appartement terrasse dans son hôtel préféré entre port et plage,  et bien sur la meilleure copine…

Dans une idée folle, après que tu m’aies dit que ces deux semaines allaient te paraitre extrêmement longues, je t’ai proposé Philippe d’y prendre toi aussi une location avec ta famille.
Mes idées loufoques t’interpellaient toujours, toi l’expert comptable droit dans tes chaussures…
Et puis comme pour suivre un pari fou, tu m’as répondu ‘chiche’ !!!
Deux jours après tu avais trouvé et la semaine suivante nous y partions chacun de notre côté, nous donnant par sms,  sur la route, des nouvelles de notre avancée.

Le lendemain tu louais un vélo et les matins tôt nous appartenaient.
Vers 6 heures je quittais l’hôtel et toi ta maison, nous nous retrouvions sur une plage déserte, où nous pouvions là, main dans la main laisser enfin libre cours à notre amitié, bancale, puisque tu m’aimais, mais pure car tu acceptais ma simple amitié.

A cette heure matinale, nous y voyions tout ce les autres ne voient pas dans la journée…
Le bain des bébé mouettes… Les familles s’éveillant dans leurs voitures avec leurs enfants les lavant aux douches sur la plage et se dépêchant de cacher leur misère de pauvres vacanciers… Le marin poète, lui s’éveillant dans ses cartons…
Nous nous moquions de La Grande Motte, si laide au loin…

Très vite nous avons eu ‘notre’ bar avec café croissants où tu me racontais tes malheurs conjugaux et ton bonheur d’être simplement là, avec moi…
Nous échangions sur ce que nous avions vu, toi dans tes idées de droite et moi te reprochant ta collection de BMW…
Nous philosophions ainsi jusqu’à ce que le soleil, par sa chaleur, nous rappelle nos obligations respectives.

Chacun de notre côté, encore une fois, nous allions faire le marché en famille, nous croisant sans nous voir ou plutôt sans être vraiment vus…

Sur la même plage chaque fin d’après midi accompagnés… surveillant la baignade de nos ados respectifs et c’est là que nous avons du nous montrer ‘officiellement’ lorsque ma fille et son amie ont disparu de nos regards et que les maitres nageurs ont du intervenir pour les rechercher et qu’une heure plus tard, nous ne les avions pas retrouvées.
Sms sur sms tu étais là, paniqué toi aussi, allant et venant sur cette plage ; heureux et soulagé comme moi que l’on nous les ramène indemnes !
Là, il t’a bien fallu expliquer que nous nous connaissions à ton fils, à ta femme… De mon côté, mon couple n’en étant plus un, juste papa maman, ce fut facile, mais je pense que toi tu as du batailler pour expliquer que, étrangement, tu avais pris tes vacances au même endroit qu’une de tes cliente…

Et nos vacances ont continué au même rythme tranquille fait de petites habitudes brèves mais inoubliables…
Ta présence me rassurait car au moindre de mes besoins ; au moindre de mes souhaits, tu répondais, comme se doit de le faire « un meilleur ami » et j’espère l’avoir été pour toi, même si, je le sais, tu attendais autre chose mais que je ne pouvais te donner.

Mais je sais aussi que ces vacances ont été pour toi un grand moment de bonheur qui je le souhaite, t’est revenu au moment de quitter ce monde si brutalement.

Au temps qui passe… Au temps qu’il restait… Au temps qui reste…

A toi Philippe…

Souvenirs de vacances volées au temps... dans amitie

Juste une femme de plus…

Je reçois régulièrement depuis plusieurs semaines, une toute jeune femme, 25 ans…
Appelons la… Elia…
Elia, encore en état post traumatique suite à un drame familial dont je ne peux parler car médiatique et médiatisé ; un drame heureusement rare dans une famille, mais un drame inoubliable…
Elia, toute jeune maman également, est une femme de plus…
Les deux premières séances beaucoup et larmes mélées à l’espoir. La maigreur d’Elia saute aux yeux, nul besoin d’être psy pour deviner qu’elle ne peut plus rien avaler depuis… Mais elle s’accroche, à la vie, à son bébé, à son amour…
Les séances suivantes je la vois rire, sourire. Je l’entends faire des projets, se projeter vers un avenir serein. Le calme après la tornade. Elle a repris des kilos, elle réapprend à vivre…
Les semaines suivantes, je la sens crispée, angoisée, tout a basculé, tout ce en quoi elle croyait, elle esperait…

… Il m’a juste bousculée un peu… Oh les bleus là ce n’est rien je suis tombée quand il m’a bousculée… Oui là ce sont les traces de ses doigts sur mes bras… Mais il a raison je ne suis qu’une merde… Mais il a raison je mange de la merde… Mais il a raison je ne le mérite pas… Je ne peux pas vous payer aujourd’hui il ne m’a rien donné et m’a dit d’aller faire la pute si je voulais de l’argent… Mais il a raison il est trop bien pour moi…

Alors aujourd’hui nous avons tout remis en place, à la vraie place et c’était moi qui avait raison…
Mais pour combien de temps ?
Sans doute ce soir saura t’il y faire avec quelques douceurs emposonnées et demain à nouveau ce sera lui qui a raison…

Juste une femme de plus…

 

Juste une femme de plus... dans Les thematiques medium_violence_tableau

La beauté et le calme

La beauté et le calme dans A voir gk-300x205

Gil KURZ

gil2-246x300 dans A voir

SDF mon Amour !

Ces trois lettres de mon clavier n’auront jamais  rien de péjoratif
Car ces trois lettres sont celles que tu prenais comme qualificatif

- NON moi SDF
- OUI moi ADF

Oui, mais cela fait déjà 18 mois aujourd’hui
Oui, cela fait 18 mois que tu m’as donné la vie

La notre !

Tu m’as donné la plus belle chose au monde
La confiance
Tu m’as fait la belle chose au monde
Me prendre dans tes bras
Nous nous sommes offerts la plus chose au monde
Un premier baiser

Méfiance
Distance
Indifférence
Se sont envolées le 5 février 2011

Et moi j’ai volé plus haut que les mouettes du vieux port….
Parce qu’enfin tu me donnais le droit de toucher ton corps…

Chaque nuit encore je te regarde dormir
Et je me demande comment tu as pu tenir
Mais je sais quelque part que tu as tenu
Seul dans la froideur de la rue
Parce que tu sentais qu’un jour j’arriverai
Qu’un jour nos mains se rejoindraient

SDF mon Amour
Tant que mon cœur battra
Le 5 de chaque mois
Il battra toujours plus fort pour TOI

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