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Archives pour juillet 2017

Vivre avec une personne bipolaire – Partie 2 -

Est il possible de vivre avec une personne bipolaire ?

A cette question de nombreux bipolaires aux mêmes répondront : NON !
A cette question de nombreux ex-conjoints de bipolaires répondront : NON !

Moi je répondrais : C’est difficile mais pas impossible !

En vivant avec une personne bipolaire vous vivez avant tout avec une maladie… Alors vous me répondrez peut-être que des traitements existent, oui, ils existent.
Je ne suis pas psychiatre et je ne m’engagerai donc sur ce terrain que très brièvement :

- Traiter la bipolarité par des antidépresseurs, anxiolytiques et stabilisateurs d’humeur soit : par la chimie ;  est souvent une nécessité pour la personne malade et également pour son entourage à la condition extrême que tout ceci soit soigneusement suivi médicalement par une surveillance régulière de la fonction hépatique.
Beaucoup de bipolaires stopperont leur traitement de par les effets secondaires LOURDS ce qui sera lourd pour le conjoint mais parfois ces effets secondaires sont également lourds pour les conjoints……….
Des personnes bipolaires vous diront que leur traitement les a sauvés d’autres affirmeront le contraire.
Point sur ce sujet pour ce qui me concerne.

- Il existe également des traitements homéopathiques qui ont fait leurs preuves et il ne suffit pas d’y croire comme le chanteront les détracteurs de l’homéopathie……..

- Parler est indispensable. Il ne peut y avoir traitement efficace sans thérapie verbale et ce autant pour le malade QUE pour le conjoint souvent dépité par certaines réactions au quotidien et ce conjoint doit pouvoir hurler aussi son envie de briser le couple pour ne pas passer à l’acte et le regretter.

L’on parle de DOWN et de UP lorsque l’on parle bipolarité, donc il faut être armé pour les combattre à 2 et donc les connaitre ces fameux Up and Down ; le problème est qu’ils sont aussi différents d’une personne à l’autre qu’une personne et une autre… Vous seul aimant saurez les reconnaître, voire les sentir arriver et petit à petit saurez y réagir de manière positive, c’est aussi et surtout pour cela qu’un accompagnement est nécessaire.

Ne pas tout supporter et ne pas tout accepter !
Le conjoint doit avoir liberté de vivre en dehors du couple ce qui est parfois insupportable pour la personne bipolaire souffrant d’une névrose d’abandon profonde, ainsi que d’un manque de confiance en elle. Cela faisant partie de la maladie.

L’amour est le plus grand remède à leur souffrance mais :

Avant de vous engager apprenez à connaitre toutes les facettes de cette maladie, tout ce qui vous attend dans la globalité et après poser les bémols nécessaires pour ne pas faire amalgame avec la souffrance d’une autre personne ou les symptômes d’une autre personne souffrant pourtant de la même maladie. Si vous êtes déjà engagé et que la maladie surgit même chose : apprendre et demander de l’aide pour comprendre.

Il est possible aussi de vivre votre amour sans pour cela que vous viviez ensemble et ceci certains bipolaires le souhaitent ; d’autres le refusent, mais c’est une manière de continuer à s’ aimer sans s’abîmer ni se blesser l’un l’autre.

Je ne vous cache pas que vous l’aimant aurez l’impression d’avoir dans votre vie Dr. Jekyll et Mr. Hyde et parfois même de vous trouver devant une personne totalement inconnue !

Surtout ne soyez jamais le psy de service. Ecoutez la personne lorsqu’elle en a besoin oui mais ne rentrez pas dans la spirale du conjoint soignant car vous allez vous y perdre tous les deux.

Souvenez vous lorsque les moments sont difficiles de vos premiers instants d’amour cela est d’une grande aide !

Alors vivre avec une personne bipolaire ? Vous seul avez la réponse. Mais n’oubliez jamais le plus important : LEUR SOUFFRANCE !!!!!!!!!!

bipo2

 

 

 

 

 

 

Vivre avec une personne bipolaire – Partie 1 -

Ces deux articles ont été écrits grâce aux patient conjoints qui ont fait appel à moi et je leur dédie.

Il est des handicaps qui ne se voient pas et que l’on ne perçoit pas, tout du moins pas tout de suite. Et pourtant, certaines personnes vivent en fauteuil roulant dans leur tête et c’est le cas des bipolaires !

Lorsque l’amour arrive l’on ne voit rien d’autre que ce sentiment qui nous anime et nous rend vivant, l’autre est animé par la même flamme car au début d’une relation amoureuse il semblerait que la bipolarité soit asphyxiée, invisible, inaudible, impalpable. Les endorphines joueraient donc un rôle non négligeable dans cette maladie et il faudrait sans doute étudier de plus près ce phénomène.

Les semaines passent joyeuses et tendres comme le sont tous les premiers instants d’une relation amoureuse et puis les mois… Et là tout devient étrange, compliqué, lourd et douloureux car survient la métamorphose et…  les questions :

Les interrogations sur cette personne que l’on croyait connaitre…

- Qu’ai je fait ?
- Que lui arrive t’il ?
- Qui est elle ?
- M’a t’elle caché sa véritable personnalité ?
- Suis  je responsable de ses colères ?
- Pourquoi est elle si triste ?
- M’aime t’elle encore ?

etc…

Tels des poux sur une tête qui croyait s’en être débarrassée alors que les lentes étaient toujours bien vivantes, la bipolarité revient telle une tempête dans un crane.

Le malade s’en rend compte ce qui le rend encore plus mal, encore plus triste, encore plus coléreux voire agressif et il fatigue à tenter de combattre. Mais cette bataille, il sait au fond de lui que de toutes les façons il l’a perdue… Et il sait par expériences sans doute, qu’il est fort probable qu’il perdra aussi l’être aimé car il l’aime, mal, mais il l’aime !!! Et je dirai que plus ses sentiments sont forts et plus les signes de la maladie le seront aussi.

Insidieuse et perverse cette maladie peut rester latente presque à l’état larvaire durant des années, l’image des poux que j’ai employé n’est pas répugnante ni irrespectueuse, loin de là, elle est juste posée pour facilité la compréhension de cette souffrance.

Dans le cas d’une relation amoureuse, ce que nous décrivons ici, étrangement et malheureusement elle peut être le phénomène déclenchant, même si sans doute avant cela un ou des autres phénomènes ont pondu ce parasite de la vie, il peut se réveiller en état amoureux car ce qui renvoie un état d’impuissance panique c’est être deux !
Pourquoi ?
Simplement parce que découvrir que l’on a des poux seul et les traiter est fort désagréable mais pas humiliant tandis que le découvrir en présence d’un être aimé est non seulement humiliant mais honteux et bon nombre de bipolaires ont ce sentiment de honte qui se traduit par ce que j’ai décrit plus haut.

Même si la personne se savait atteinte par la maladie, elle a pu penser sincèrement que l’amour l’en eut sauvé et cesser tout traitement, si traitement il y avait.
Ne lui en veuillez pas en ce cas de ne pas vous en avoir parlé et pensez à l’image des poux…

Peut être aussi savait elle que quelque chose n’allait pas dans sa tête pour reprendre une expression couramment entendue, mais que jamais elle n’a pensé à la bipolarité car les descriptions qui en sont faites sont souvent effrayantes et ne tiennent pas compte des différentes d’expressions de la maladie qui sont aussi nombreuses que le sont les personnalités humaines et leurs vécus.
Quelque chose qui gratte dans la tête mais quoi ?

Toujours est il que, tel un croche-pied à votre relation, la bipolarité est là et qu’il va falloir la prendre à bras le corps et surtout apprendre à vivre avec à deux ; ce qui sera le sujet de la deuxième partie de cet écrit.

 


17ème printemps des poètes du 7 au 22 mars

 

 

 

Un rêve si présent…

La chaleur d’aujourd’hui m’a ensommeillée et comme il nous arrive à tous parfois, je tenais un rêve que je ne voulais lâcher.

En me réveillant j’ai voulu lui écrire pour le lui décrire et puis à quoi bon ? ! Il n’a jamais voulu entendre, il n’a  jamais voulu comprendre…
Pourtant lui poser par mail juste la question ‘ Allez vous bien ? ‘ me tient fortement.

C’était lui sans être lui, c’était un lui vivant, riant, souriant et aimant ; celui que j’ai connu un peu mais si peu, seulement lorsqu’il lâchait prise, lorsqu’il descendait de son trône de PSY et que son regard bleu acier prenait quelque chose d’humain.

Ces moments si rares sont gravés en ma mémoire dans la catégorie VIE, comme ce jour où nous sommes tombés ensemble sur le divan dont nous changions la place réagençant la disposition de son cabinet par souci d’aisance avec ses béquilles. Les jours où il venait dans mon bureau avec un gâteau m’affirmant que le pâtissier d’en bas l’avais obligé à me l’acheter. Les fous rires lorsque allongée sur ce même divan, je m’amusais à le regarder sous ses lunettes. Cet après midi où nous avons choisi ensemble son nouveau fauteuil qui ne grincerait pas comme l’ancien. Les jours de claquage de portes où il m’attendait devant mon bureau craignant que je ne revienne pas…

Ces instants où il était là, vraiment là, comme dans ce rêve…

Intemporel et sans adresse, je suis juste face à lui et il me sourit.

Il existe des personnes autour mais servant presque de décors. J’entends sa voix qui me demande de me rapprocher de lui et il saisit ma main… Nous ne marchons pas ensemble nous flottons. Ma joue effleure sa veste de couleur rouge, elle est douce au contact, des effluves délicates me parviennent et je retrouve son odeur.
A cet instant, je ne sais plus s’il s’agit d’un rêve ou d’une réalité et par cette ignorance je me persuade de ne surtout pas ouvrir les yeux pour ne rien briser.

Il me parle. Que me dit il ?
Sa voix me parvient comme s’il se trouvait à des dizaines de mètres et pourtant il est près de moi.

Je lui parle et il semble ne pas m’entendre non plus, alors me reviennent ces moments douloureux où il ne m’entendait pas et où pourtant je lui criais
‘ je vous aime’
Mais non, ce n’est pas la même chose qui se répète puisqu’il tient ma main… Et d’ailleurs je le tutoie ce qui me surprend… d’ailleurs…

Une vieille dame nous demande de prendre le thé, il lui répond que nous n’en avons pas le temps… Il semble bien la connaitre à la façon dont il lui sourit…
Ce n’est pas son sourire de convenance ‘psy’, c’est son vrai sourire…

Nous faisons encore quelques pas mais sur une route cette fois, puis il s’arrête net et me prend dans ses bras.

Ses lèvres se posent sur le miennes presque pour me faire taire car je parle encore. Son baiser est aussi doux que je l’eut imaginé tant de fois par le passé et puis je sens qu’il s’éloigne et je ne le veux pas mais les mots ne sortent plus car je pense fortement à cet instant que ce sont eux, les mots, qui ont tout gâché…

Ainsi je me suis réveillée, des larmes coulant sur mes joues et mouillant mes lèvres comme les traces d’un baiser à jamais rêvé…

Je me souviens, à cet instant, que sur son écran d’ordinateur très souvent j’ai vu le même article ‘ Un amour de transfert’ et si je devais lui dire quelque chose après toutes ces années, ce serait simplement qu’il n’a pas vu plus loin que le bout de son nez et que la vérité se trouve ailleurs que dans les pages des centaines de livres de sa bibliothèque ! Que la cybernétique ne remplacera jamais l’âme d’un cœur humain !
Qu’ un contact 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 entre un homme et une femme durant des mois et des années ne fera jamais une relation psy/patiente.
Que ‘patiente’ je l’ai été mais dans sa définition première et que parfois l’on préfère se flageller soi même pour ne plus souffrir par l’autre…………

amourrevé

 


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