Vivre avec une personne bipolaire – Partie 2 -

Est il possible de vivre avec une personne bipolaire ?

A cette question de nombreux bipolaires aux mêmes répondront : NON !
A cette question de nombreux ex-conjoints de bipolaires répondront : NON !

Moi je répondrais : C’est difficile mais pas impossible !

En vivant avec une personne bipolaire vous vivez avant tout avec une maladie… Alors vous me répondrez peut-être que des traitements existent, oui, ils existent.
Je ne suis pas psychiatre et je ne m’engagerai donc sur ce terrain que très brièvement :

- Traiter la bipolarité par des antidépresseurs, anxiolytiques et stabilisateurs d’humeur soit : par la chimie ;  est souvent une nécessité pour la personne malade et également pour son entourage à la condition extrême que tout ceci soit soigneusement suivi médicalement par une surveillance régulière de la fonction hépatique.
Beaucoup de bipolaires stopperont leur traitement de par les effets secondaires LOURDS ce qui sera lourd pour le conjoint mais parfois ces effets secondaires sont également lourds pour les conjoints……….
Des personnes bipolaires vous diront que leur traitement les a sauvés d’autres affirmeront le contraire.
Point sur ce sujet pour ce qui me concerne.

- Il existe également des traitements homéopathiques qui ont fait leurs preuves et il ne suffit pas d’y croire comme le chanteront les détracteurs de l’homéopathie……..

- Parler est indispensable. Il ne peut y avoir traitement efficace sans thérapie verbale et ce autant pour le malade QUE pour le conjoint souvent dépité par certaines réactions au quotidien et ce conjoint doit pouvoir hurler aussi son envie de briser le couple pour ne pas passer à l’acte et le regretter.

L’on parle de DOWN et de UP lorsque l’on parle bipolarité, donc il faut être armé pour les combattre à 2 et donc les connaitre ces fameux Up and Down ; le problème est qu’ils sont aussi différents d’une personne à l’autre qu’une personne et une autre… Vous seul aimant saurez les reconnaître, voire les sentir arriver et petit à petit saurez y réagir de manière positive, c’est aussi et surtout pour cela qu’un accompagnement est nécessaire.

Ne pas tout supporter et ne pas tout accepter !
Le conjoint doit avoir liberté de vivre en dehors du couple ce qui est parfois insupportable pour la personne bipolaire souffrant d’une névrose d’abandon profonde, ainsi que d’un manque de confiance en elle. Cela faisant partie de la maladie.

L’amour est le plus grand remède à leur souffrance mais :

Avant de vous engager apprenez à connaitre toutes les facettes de cette maladie, tout ce qui vous attend dans la globalité et après poser les bémols nécessaires pour ne pas faire amalgame avec la souffrance d’une autre personne ou les symptômes d’une autre personne souffrant pourtant de la même maladie. Si vous êtes déjà engagé et que la maladie surgit même chose : apprendre et demander de l’aide pour comprendre.

Il est possible aussi de vivre votre amour sans pour cela que vous viviez ensemble et ceci certains bipolaires le souhaitent ; d’autres le refusent, mais c’est une manière de continuer à s’ aimer sans s’abîmer ni se blesser l’un l’autre.

Je ne vous cache pas que vous l’aimant aurez l’impression d’avoir dans votre vie Dr. Jekyll et Mr. Hyde et parfois même de vous trouver devant une personne totalement inconnue !

Surtout ne soyez jamais le psy de service. Ecoutez la personne lorsqu’elle en a besoin oui mais ne rentrez pas dans la spirale du conjoint soignant car vous allez vous y perdre tous les deux.

Souvenez vous lorsque les moments sont difficiles de vos premiers instants d’amour cela est d’une grande aide !

Alors vivre avec une personne bipolaire ? Vous seul avez la réponse. Mais n’oubliez jamais le plus important : LEUR SOUFFRANCE !!!!!!!!!!

bipo2

 

 

 

 

 

 

1 commentaire à “Vivre avec une personne bipolaire – Partie 2 -”


  1. 0 alainx 17 oct 2017 à 17:49

    Et vivre enfant avec une mère bipolaire ?
    C’est aussi passionnant !…
    Surtout quand on est dans les années 1950 et qu’il n’y a pas la pharmacopée et le diagnostic d’aujourd’hui.
    d’ailleurs l’expression n’existait pas… on disait « dépression nerveuse »
    mais j’ai le souvenir de ces phases que j’appelais « de folie » ou elle ne dormait pratiquement pas et faisait tout et son contraire… » piquer des crises » de quasi démence… plus tout ce que je n’ai pas vu enfants évidement en particulier « les électrochocs » dont je n’ai connu l’existence que largement adulte…
    j’ai aussi le souvenir des phases vraiment « dépressives » ou pendant environ deux mois et parfois plus, elle ne sortait pas de son lit…
    merci maman ! Grâce à toi j’ai appris bien des choses sur la vie…
    verser 55/60 ans… tout est rentré dans l’ordre… je veux dire qu’elle est devenue une femme assez ordinaire…

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