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Ballade en l’Ardèche

En ces temps hivernaux où la neige n ‘arrive pas sur mes collines balayées par le mistral et en regardant grandir ma plus jeune fille sortant d’une semaine de bac blancs, je songe en ces autres temps de vie en Ardèche.
Choix d’une autre vie, loin des villes, loin de tout confort.
Juste la nature, un papa, une maman et une petite puce de 2 ans et demi.
Je me souviens de notre arrivée dans cette toute petite maison posée comme un nid au fond d’une vallée.
C’était une fin d’octobre, une petite annonce de location dans une boulangerie durant notre semaine de vacances ardéchoises avait attiré notre attention. Lors de notre visite nous nous demandions à quel moment nous atterririons, tant nous descendions et tant les routes devenues chemins serpentaient longeant des maisons malheureusement en ruines comme des traces de vies passées à ne pas oublier…
Il ne nous fallut pas longtemps pour nous décider à tout quitter. Emilie indépendante vivant dans son studio, continuant ses études et commençant sa vie à elle.
Nous voulions offrir à Léopoldine simplement son père et sa mère rien qu’à elle pour quelques années.
La maison… Une pièce à vivre avec une cheminée et une immense porte fenêtre donnant sur la beauté ; une petite chambre borgne et une salle de bain sans chauffage…
Au niveau du terrain, nous n’avions qu’à nous servir des kilomètres de nature alentour…
Le loyer… 800 francs…
Un seul voisin à quelques centaines de mètres, vieux garçon de quarante ans vivant avec sa mère octogénaire et plus… Lise…
Le premier village à 8 km avec son épicerie dépôt de pain et son petit café restaurant.
Nous voilà posés tous les 3 au milieu de nul part et l’hiver approchant.
Papa, maman dormant sur le canapé et petite puce dans la chambre où fut installé un chauffage électrique car seule la cheminée chauffait la maisonnette.
Le bois nous allions le couper, le ramasser, le fendre et le faire sécher dans les dépendances, bébé ramenant les brindilles, fière !
Nous étions en ces moments accompagnés de nos deux chats qui bien sur avaient fait aussi le voyage, heureux de ce pouvoir de liberté totale.
Je me souviens du givre le matin, sur la porte vitrée à l’intérieur de la maison, il y faisait environ 7° au réveil en plein hiver, je lavais la puce dans sa chambre, l’habillait chaudement et elle venait s’installer près de la cheminée pour prendre son petit déjeuner, tout sourire et rire de la neige dehors où elle savait aller bottée et capuchée trainant ‘nounours’ sur sa luge…
Pas de télévision bien sur, pas de téléphone, le facteur ne s’aventurant qu’une fois la semaine… Et encore…
Impossible d’utiliser la voiture durant des semaines, les courses, nous allions les faire à pieds tout les trois les jours ensoleillés et papa y allait seul lorsque la burle dévalait en travers les forêts.
Mes visites à Lise à l’heure du café était ma seule relation sociale mais riche en souvenirs et en tendresse. Elle m’apprit à faire mon pain, à conserver mes légumes et faire sécher ma viande ; à préparer des potions médicinales. A vivre comme elle !
Parfois aussi sans électricité lorsque les fils aussi vieux que notre maison ne supportaient plus le poids du gel et de la neige, alors, à la lumière des bougies et de la cheminée nous parlions tous les trois riches de nous mêmes et de l’amour pour notre enfant.
Les cloches des chèvres et moutons annonçaient l’arrivée du printemps en même temps que poussaient sous nos yeux les jaunes jonquilles le long des ruisseaux.
Trois hivers, passés ainsi. Trois années qui ont enrichi notre fille et fait un peu ce qu’elle est aujourd’hui, simplement merveilleuse comme une jacinthe des neiges des monts ardéchois…

Ballade en l'Ardèche  dans amitie presentation-a-l-hotel-lacoste-des-oeuvres-de-christine_408238_510x255

 

Une toute autre école !

Bien sur, il y a de mauvais et de mauvaises enseignants et enseignantes, comme dans tout corps de métier et puis il y a les autres, ceux qui font partie de l’extraordinaire voire du merveilleux, pour une enfant et pour une grande fille comme moi…

Cette réponse à mes voeux de mon instituteur et directeur de l’école ou je trouvai refuge après mon affreux CE2 , m’a émue jusqu’aux larmes.
Cet homme agé de plus de 80 ans maintenant, dont j ‘ai déjà parlé ici reste pour moi un pilier, une force intérieure de bonté et de justice.

Voir ma photo de petite fille en sa classe fut émouvant.
Ses mots…
Et ce souvenir d’une fête de fin d’année scolaire.

Merci Monsieur et bien malgré moi : RESPECTUEUSEMENT !

 

Ma chère …   ! Une toute autre école ! dans amitie moiecole

 

            La fidélité est un sentiment devenu tellement rare ! C’est pourquoi, lorsqu’il me concerne, il me touche beaucoup ! C’est ici le cas et j’en suis très admiratif et bien heureux !

Une petite remarque cependant… Le terme « respectueusement » est, je pense,  peut-être un peu excessif !!!…

 

            Le 7 de la rue du Pommard et sa petite école a été repris par le Grand St Bé qui a tout remis à neuf et, par la même occasion, y a construit un superbe collège. Les parents peuvent donc maintenant  y mettre leurs enfants de la petite section de maternelle jusqu’à la 3° ! J’avoue que cela m’a bien fait plaisir de constater que notre « bébé », non seulement a survécu mais encore qu’il a bien grandi et se porte bien ! Encore un « p’tit bonheur » de plus à joindre à tous ceux que constituent les messages de mes « Anciennes et Anciens » !

 

            Au cours d’un  de  mes vagabondages sur Internet je suis tombé, tout à fait par hasard  sur… sur… sur… n’ai-je point la berlue ? … sur « Psy….. » !!!  Quelle surprise ! Comment ? Ma « p’tite Jocelyne » (pardon pour cette familiarité !!) dans le … ?
Dans MON … ?
Dans MON CHER …?
Je n’en croyais pas mes yeux !

En effet, je suis très attaché à cette région, que dis-je, à ce terroir pour beaucoup de raisons ! Un « p’tit bonheur » de plus, du moins si cette info est réelle !…

 

            Pour être modeste et réaliste, je me résous à souhaiter, à ceux que j’aime, une année 2013… heu… la moins mauvaise possible !…

 

Affectueusement.

 

 

            Vraiment à L….. ? Alors si c’est çà… « Allez hop tout l’monde à la campagne… » comme chantait Charlotte Julian dans notre sketch de … 1973 !!!…

 

 Allez hop tout l’monde à la campagne

L’ Amitié :

Ne pas entendre mais écouter
Ne pas juger mais interpeller

Ne jamais prêter seulement donner
Ne jamais rompre et toujours aimer

Essuyer ses larmes en oubliant les nôtres
Essuyer les coups à la place de l’autre

Ne pas dorloter lorsqu’il faut brusquer
Ne pas dire oui si non est notre pensée

Ne jamais soupirer c’est égal à mentir
Ne jamais se cacher savoir se découvrir

Essuyer ses mauvais souvenirs un verre à la main
Essuyer ses colères en pensant aux lendemains

Ne pas dire quelle direction prendre mais l’attendre
Ne pas lui demander sa main mais la lui prendre

Ne jamais écouter notre peur et penser à son bonheur
Ne jamais critiquer ses choix juste donner notre humeur

Essuyer les taches faites d’incompréhensions
Essuyer l’amour propre sans compromission

L' Amitié : dans A lire 92764

Souvenirs de vacances volées au temps…

… Au temps qu’il te restait…

En cette fin de mois d’août, je pense à toi Philippe bien qu’il n’y ait pas un jour où je ne pense pas à toi, cette période me renvoie des souvenirs volés…

Été 2010, mes premières vacances depuis 7 ans.
J’avais promis à ma fille de ‘vraies’ vacances… Telles qu’on les imagine à 14 ans… Le Grau du Roy qu’elle adore, mais qu’elle ne connaissait que hors saison ses parents détestant la foule… Un appartement terrasse dans son hôtel préféré entre port et plage,  et bien sur la meilleure copine…

Dans une idée folle, après que tu m’aies dit que ces deux semaines allaient te paraitre extrêmement longues, je t’ai proposé Philippe d’y prendre toi aussi une location avec ta famille.
Mes idées loufoques t’interpellaient toujours, toi l’expert comptable droit dans tes chaussures…
Et puis comme pour suivre un pari fou, tu m’as répondu ‘chiche’ !!!
Deux jours après tu avais trouvé et la semaine suivante nous y partions chacun de notre côté, nous donnant par sms,  sur la route, des nouvelles de notre avancée.

Le lendemain tu louais un vélo et les matins tôt nous appartenaient.
Vers 6 heures je quittais l’hôtel et toi ta maison, nous nous retrouvions sur une plage déserte, où nous pouvions là, main dans la main laisser enfin libre cours à notre amitié, bancale, puisque tu m’aimais, mais pure car tu acceptais ma simple amitié.

A cette heure matinale, nous y voyions tout ce les autres ne voient pas dans la journée…
Le bain des bébé mouettes… Les familles s’éveillant dans leurs voitures avec leurs enfants les lavant aux douches sur la plage et se dépêchant de cacher leur misère de pauvres vacanciers… Le marin poète, lui s’éveillant dans ses cartons…
Nous nous moquions de La Grande Motte, si laide au loin…

Très vite nous avons eu ‘notre’ bar avec café croissants où tu me racontais tes malheurs conjugaux et ton bonheur d’être simplement là, avec moi…
Nous échangions sur ce que nous avions vu, toi dans tes idées de droite et moi te reprochant ta collection de BMW…
Nous philosophions ainsi jusqu’à ce que le soleil, par sa chaleur, nous rappelle nos obligations respectives.

Chacun de notre côté, encore une fois, nous allions faire le marché en famille, nous croisant sans nous voir ou plutôt sans être vraiment vus…

Sur la même plage chaque fin d’après midi accompagnés… surveillant la baignade de nos ados respectifs et c’est là que nous avons du nous montrer ‘officiellement’ lorsque ma fille et son amie ont disparu de nos regards et que les maitres nageurs ont du intervenir pour les rechercher et qu’une heure plus tard, nous ne les avions pas retrouvées.
Sms sur sms tu étais là, paniqué toi aussi, allant et venant sur cette plage ; heureux et soulagé comme moi que l’on nous les ramène indemnes !
Là, il t’a bien fallu expliquer que nous nous connaissions à ton fils, à ta femme… De mon côté, mon couple n’en étant plus un, juste papa maman, ce fut facile, mais je pense que toi tu as du batailler pour expliquer que, étrangement, tu avais pris tes vacances au même endroit qu’une de tes cliente…

Et nos vacances ont continué au même rythme tranquille fait de petites habitudes brèves mais inoubliables…
Ta présence me rassurait car au moindre de mes besoins ; au moindre de mes souhaits, tu répondais, comme se doit de le faire « un meilleur ami » et j’espère l’avoir été pour toi, même si, je le sais, tu attendais autre chose mais que je ne pouvais te donner.

Mais je sais aussi que ces vacances ont été pour toi un grand moment de bonheur qui je le souhaite, t’est revenu au moment de quitter ce monde si brutalement.

Au temps qui passe… Au temps qu’il restait… Au temps qui reste…

A toi Philippe…

Souvenirs de vacances volées au temps... dans amitie

Réponse ouverte à MON instituteur

M onsieur,

M onsieur, avec un très grand M car vous l’êtes et le resterez, j’en suis certaine, pour tous vos loupiots et loupiotes dont j’ai fait partie.

De vous j’ai parlé et je parle à mes filles

Dans leurs regards, M onsieur, j’ai vu à la fois l’admiration et l’envie.

L’ Admiration, pour avoir laissé tant et tant de beaux et bons souvenirs à leur maman

L’ Envie d’avoir souhaité être votre élève

Sans doute plus tard parleront elles de vous aussi à leurs enfants lors de l’entrée à la grande école  » tu sais ta nany petite a eu un instituteur merveilleux et toi aussi peut être en croiseras tu un comme cela… Elle te racontera « 

Ainsi passent de générations en générations, le VRAI – le PUR – le BEAU !

Mes souvenirs de vous :

Le bruit très spécifique de vos pas dans les couloirs de l’école a laissé en moi des traces auditives que je perçois encore parfois comme une présence réconfortante…

Vos ‘coups de gueules’ résonnent encore également, représentant pour moi l’autorité telle qu’elle doit être, présente mais jamais agressive !

Les gifles, non que vous nous infligiez mais que vous demandiez de nous donner à nous même devant toute la classe des Grands du CM2 lorsque les limites nous avions dépassées n’étaient jamais déplacées mais posées comme la marque de ce qui ne devait pas être fait et surtout refait.

Vous avez dirigé cette école de mains de MAITRE et vous vous étonnez aujourd’hui que chaque année je vienne vous souhaiter votre anniversaire, pourtant

M onsieur vous nous avez inculqué les vrais valeurs et vous avez su vous entourer d’institutrices à cette image pour cela.

Les mains posées à plat sur nos pupitres écoutant chaque matin avant le début des cours la morale du jour ; je pourrai presque encore vous en citer…

Et puis cette culture générale que vous avez tenté de faire entrer dans nos petites têtes de 11 ans dans Votre CM2, vous nous avez ouvert le chemin du désir de découvrir et d’apprendre encore plus…

Oui M onsieur, je suis heureuse et fière d’avoir été votre élève et heureuse et fière d’avoir été quelque part près de vous en cette journée de vos 76 ans !!!

Prenez soin de vous, pour nous, pour tout ce que vous nous avez donné !

Affectueusement et MERCI !

……………………..

Très chère Jocelyne…

Ce message transmis par l’intermédiaire de Copains d’Avant m’a bouleversé ! POURQUOI ???

Après… disons… « tant d’années », pourquoi cette fidélité ? Je n’arrive pas à y croire !

Certes, j’ai a-do-ré ce métier et considéré mes loupiot(e)s comme mes enfants sans qu’interviennent jamais les « résultats » comme critères de considération et même, disons-le, « d’affection »… Cela me paraît tellement normal et banal… Alors… ai-je vraiment mérité cela ? C’est ce qui me sidère !….

Pour être tout à fait franc, je dois reconnaître que ce genre de témoignage m’aide beaucoup à supporter…non pas la solitude (je m’en fiche…) mais… l’Absence !… Passons…….

…/…

Encore merci !

Affectueusement.

Réponse ouverte à MON instituteur dans amitie James-Tissot-Young-Lady-in-a-Boat-Oil-Painting

Adam et Nikita

Le bonheur des uns ne faisant pas pour autant le bonheur des autres et avec ce froid qui règne entre autre sur Marseille en ce moment, il m’était inconcevable de ne songer en ce jour surtout, qu’à mon bonheur et je sais qu’au fond de l’homme que j’aime vit encore celui qui a souffert de la faim, du froid et de l’indifférence…
C’est ainsi que d’un commun accord, après avoir déposé Léopoldine à son club de littérature, à 11h30, lui et moi  sommes allés à la recherche de ses amis, de ces exclus, de ceux qui meurent en ce moment d’hypothermie.
Ils n’étaient pas dans les rues habituelles, alors nous nous sommes rendus à ce qu’il reste de squat… OUI ce qu’il en reste, car il est en voie de destruction, en plein hiver, pas bien… Pas propre près des beaux immeubles de luxe tous neufs que l’on vient de construire… pour d’ autres…
Difficile à décrire ce qu’il reste, imaginez un morceau de puzzle rongé perché sur un amas de gravas que l’on atteint par une échelle de fortune… Vivaient dans le même endroit plusieurs familles ROM ; aujourd’hui il n’y en a plus qu’une au même étage de ce château, château car pour quelqu’un qui n’a pas de toit en ce froid épouvantable c’est un château. Et presque un château fort tant il faut grimper et enjamber de débris pour l’atteindre.
La porte de gauche d’où parviennent des sons de piano, la famille ROM. La porte de droite les hommes polonais.
Des portes……… Comme le reste… Un semblant de protection…
Adam nous ouvre la porte et nous invite à entrer. Pour la première j’ose entrer sans avoir l’impression de violer une intimité, une douleur, presque une infirmité de la société.
Adam, serre la main de Surbit et baise la mienne. Adam… Un homme de 58 ans venu en France en bicyclette, pour y trouver quoi ? La mort repoussée de quelques années ou quelques mois ? Il ne s’attendait sans doute pas à vivre dans un morceau de puzzle.
Un froid glacial me saisit en entrant, il fait presque plus froid dedans que dehors de par les ouvertures crées par les bulldozers.
Je les laisse parler tous les deux comprenant les mots mais ne m’immisçant pas dans leur conversation ; mon regard se promène pudiquement dans le squat.
3 lits… Des semblants de vie quotidienne… Et sur un tapis, assise, une toute petite vie me regarde… Nikita me dira Adam en me la mettant dans les bras avec un sourire immense…
Nikita, bébé ressemblant fortement à un golden retriever me mordille les oreilles et me lèche menton, joues et nez…
Le froid est insupportable et je ne peux supporter l’idée que mon homme ait vécu dans ce froid et que d’autres y vivent. Tous deux regardent un vieux poêle à pétrole, il devrait pouvoir fonctionner à condition de pouvoir y mettre du pétrole, mais le pétrole a un coût… Un seul échange de regards nous suffit comme d’habitude et mon amour explique à Adam que nous revenons de suite, que nous allons chercher du pétrole.
Je tends délicatement Nikita à Adam qui la serre contre lui…
Nous faisons le tour des commerces de proximité du quartier mais plus de pétrole nul part.
A la petite supérette qui fait face à l’endroit où nos amis font la manche habituellement je remercie le gérant pour ses dons de nourriture dont ils nous ont fait part
 » Merci de quoi ? C’est normal ! Lorsque la date de péremption approche mieux vaut donner que jeter non ?  »
 » C’est normal pour vous Monsieur mais pas pour d’autres, alors merci beaucoup pour eux »
13 H et pas de pétrole… Dimanche !
Nous retournons au squat et donnons à Adam de quoi en acheter demain.
Nikita gratte mes bas de pantalon signalant qu’elle veut bien encore un petit tour de câlins, elle s’en prend cette fois à mes boucles d’oreilles, mais préfère quand même mes oreilles… Sur la ‘terrasse’ avec vue sur les gravas et bidonville de Marseille, le linge d’Adam sèche.
J’ai mal de le laisser là, de les laisser là, mais mon homme m’explique qu’il n’y a rien d’autre à faire que de revenir vite et veiller à ce qu’ils ne meurent pas de froid.
Encore une fois, je redonne Nikita à son maitre, j’ai vu dans le squat sa petite gamelle pleine de croquettes et son petit panier, il la prend comme on prendrait le plus précieux des trésor, car c’est bien ce qu’elle est pour lui… Sa chaleur… Sa petite lumière… Sa vie…
Il nous suit du regard et nous fait signe depuis la terrasse qui est à deux doigts de s’écrouler !
Une fois dans la voiture, mon amour me demande si je souhaite aller au restaurant pour nos 1 an, je lui prends la main et lui dis que non je ne veux être qu’avec lui chez nous ; il serait indécent pour moi d’aller au restaurant après ce moment là et je n’ai pas envie de supporter les autres, ceux qui sont de l’autre côté du miroir.
En récupérant Léo cette fin d’après midi, je me suis arrêtée acheter 3 petits gâteaux au milieu desquels a brillé une bougie en forme de cœur que nous avons soufflée tous les deux sous le regard amusé de Léo, qui n’a qu’une envie maintenant faire la connaissance d’Adam et Nikita…..

Parfois il faut regarder ailleurs pour voir notre bonheur……………..

Et pourtant… Image de prévisualisation YouTube

 

Adam et Nikita dans amitie 15296_2114l71AgQLjRUd1

Bonne et heureuse année à tous et toutes

Que vous souhaiter si ce n’est d’aller bien dans votre vie… tout simplement…

Que cette année 2012 vous apporte ce que vous attendez d’elle tout en sachant que cela viendra si vous lui donnez ce qu’elle attend de vous.

Tous mes voeux de bonheur !

J’O

 

Bonne et heureuse année à tous et toutes dans amitie Garlaban-La_Treille-300x200

 

 

Des nouvelles de Monsieur G

Pour ceux qui me lisent régulièrement, il leur sera facile de se souvenir de Monsieur G et de cet article :

http://femmepsy.unblog.fr/2011/09/09/solidarite-le-seul-mot-ou-tout-est-possible-1/

Suivi de 2 autres.

Nous avons rendu visite à Monsieur G le mois dernier, il ignorait notre passage car malgré nos appels réguliers pour prendre de ses nouvelles, nous souhaitions lui faire une surprise.

Lors de notre passage il était encore en hopital psychiatrique, dans une aile calme où sont gérés les toxicomanies en fin de sevrage.

Monsieur G était fort heureux de nous voir et surtout de revoir son ami de route, mon conjoint !
Méconnaissable, rasé de près, cheveux coupés et bien coiffés, un regard pétillant de VIE…

Totalement sevré, il avait le droit d’aller et venir de l’hopital à sa guise, il est venu déjeuner avec nous au restaurant et a pu me faire découvrir qu’il maitrisait beaucoup mieux notre langue, la comprenant et la parlant.

Terminé les trottoirs et les douleurs de la rue, il vient d’être transféré dans un centre de réadaptation professionnelle.

Comme le dit mon amour  » Nous lui avons redonné une vie maintenant c’est à lui de décider ce qu’il veut en faire »

Alors… Retombera ou retombera pas… En attendant, je revois ce sourire et ce petit signe d’au revoir qu’il nous a adressés au moment de notre départ et je lui souhaite d’enfin trouver le bonheur !!!!!!!!!

Eh OUI tout est possible dans la solidarité, même redonner une autre vie…………………

Des nouvelles de Monsieur G dans amitie divers-bonheur-pense-positive-big

Dans l’attente avec vous !

Ce soir toute une famille tremble de peur et cette famille, je l’aime !

Elle aurait pu être la mienne mais ‘le village’ en a décidé autrement, mais cet homme qui souffre tant j’ai son sourire sous mes paupières lorsque je ferme les yeux et son regard compatissant lorsqu’ils sont ouverts.

Je l’ai vu cet été, il m’a reconnue et j’ai retrouvé ce même adorable regard… Il m’a dit qu’il allait mieux et pourtant ce soir, il est entre ici et bien loin…

De lui, je n’ai que de beaux souvenirs d’une discrète acceptation d’un amour de jeunesse impossible…

Ma puce, oui j’ai tenu ta main et je suis repartie avec ta souffrance, j’ai l’image de toi hier soir recroquevillée dans le noir de ta salle de bain ; pourtant petite soeur, pour Bruno tu dois encore une fois être la grande, toi sa cousine, sa complice son âme soeur…

Ma Nathy, il a besoin de toi son papa s’en va et même si je suis rentrée chez moi sache que je tiens toujours ta main et celle de Bruno.
Dans ma croyance à moi ce soir je prie pour que ton oncle si doux se relève !

Je t’aime petite soeur !

Dans l'attente avec vous ! dans amitie larmes

Une paire – deux pères – impairs et manque !

Lundi soir,
Gros coup de cafard comme cela arrive à tout à chacun et dans ces cas là, mon père me manque…
J’ai demandé à mon conjoint de me montrer des photos de sa famille, de lui petit, de ses moments à lui…
Il m’a fait ce cadeau qui lui a couté en souffrance, j’en ai conscience et je le remercie pour ce geste et pour quelques minutes… il m’a prêté son papa, disparu lui aussi…
J’ai regardé longuement cet homme, le remerciant intérieurement d’avoir donné la vie à celui qui tient ma main.

Puis j’ai pensé à mon amie, ma soeur qui justement le matin m’avait écrit sur son père parti aussi et j’ai pensé que ni l’une, ni l’autre, ne connaissions vraiment nos ‘papas’ !

J’ai hésité avant d’écrire cet article, j’ai hésité pour elle, fragile petite soeur…

J’entends souvent la voix de mon père me dire ‘je t’aime’ m’appeler ‘nounouche’ ; j’entends son rire. Je revois sa froideur apparente, rien qu’apparente…

Je me souviens de ton papa, Nathy, je me souviens de lui dans ses tournées, il passait chez moi et mes parents se servaient chez lui.
Je me souviens ma puce qu’il parlait de sa fille et rien que de sa fille, à tel point que je n’ai su que tu avais un frère que lorsque nous sommes devenues amies des années plus tard. Tu étais petite par rapport à moi, 6 ans de moins… Je rentrais en 6e, tu entrais au CP ! Mais je te renvois dans la boutique de tes parents, petite boule blonde :-)

Des années plus tard, c’est toi qui apportait le courrier à mon père et je l’imagine attendant des lettres de sa fille qu’il ne recevait pas…
Je t’envie de l’avoir vu chaque jour durant toutes mes années de doutes sur cet amour paternel fier et dur autant que doux et tendre…

Les pères sont plein d’impairs qui nous font douter parfois mais une fois qu’ils ne sont plus là, nous souffrons de ces incompréhensions liées uniquement à une pudeur mal placée.

Aujourd’hui, je sais que mon père m’aimait et qu’aucun homme n’était assez bien pour sa fille, d’où son éloignement…Une protection…

Le tien t’aimait ma puce, mais ne savait pas le dire… A toi !

Nous sommes tous les trois dans le manque :

Mon amour, toi et moi…Manque d’eux, manque de repères…
Manque de communication perdue ou non établie…

Lundi au coucher pour alléger l’atmosphère, j’ai expliqué à cet homme qui partage ma vie, alors que sa bouche était tout près de la mienne sur le même oreiller :

- Tu sais, je crois que nos pères là haut ont tout combiné… Notre rencontre… Parlant de chasse et d’armée ; un verre de vodka ou de bourgogne à la main…

Ils se sont dit : ‘tiens tiens’…

- Envois ton fils en France et ma fille se promènera là où il sera, j’y veillerai…

Ils ont choisi la ville et tu es tombé en panne de voiture ici où je suis !

Il a souri et c’est bon lorsqu’il sourit…

Une histoire pour enfants ?
Peut être… Et pourquoi pas ? Car lorsqu’on pense à son papa l’on redevient enfant…

Je t’aime PAPA !

Une paire - deux pères - impairs et manque ! dans amitie g_6887

 

 

 

 

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