Archives pour la catégorie etat d’ame

Un rêve si présent…

La chaleur d’aujourd’hui m’a ensommeillée et comme il nous arrive à tous parfois, je tenais un rêve que je ne voulais lâcher.

En me réveillant j’ai voulu lui écrire pour le lui décrire et puis à quoi bon ? ! Il n’a jamais voulu entendre, il n’a  jamais voulu comprendre…
Pourtant lui poser par mail juste la question ‘ Allez vous bien ? ‘ me tient fortement.

C’était lui sans être lui, c’était un lui vivant, riant, souriant et aimant ; celui que j’ai connu un peu mais si peu, seulement lorsqu’il lâchait prise, lorsqu’il descendait de son trône de PSY et que son regard bleu acier prenait quelque chose d’humain.

Ces moments si rares sont gravés en ma mémoire dans la catégorie VIE, comme ce jour où nous sommes tombés ensemble sur le divan dont nous changions la place réagençant la disposition de son cabinet par souci d’aisance avec ses béquilles. Les jours où il venait dans mon bureau avec un gâteau m’affirmant que le pâtissier d’en bas l’avais obligé à me l’acheter. Les fous rires lorsque allongée sur ce même divan, je m’amusais à le regarder sous ses lunettes. Cet après midi où nous avons choisi ensemble son nouveau fauteuil qui ne grincerait pas comme l’ancien. Les jours de claquage de portes où il m’attendait devant mon bureau craignant que je ne revienne pas…

Ces instants où il était là, vraiment là, comme dans ce rêve…

Intemporel et sans adresse, je suis juste face à lui et il me sourit.

Il existe des personnes autour mais servant presque de décors. J’entends sa voix qui me demande de me rapprocher de lui et il saisit ma main… Nous ne marchons pas ensemble nous flottons. Ma joue effleure sa veste de couleur rouge, elle est douce au contact, des effluves délicates me parviennent et je retrouve son odeur.
A cet instant, je ne sais plus s’il s’agit d’un rêve ou d’une réalité et par cette ignorance je me persuade de ne surtout pas ouvrir les yeux pour ne rien briser.

Il me parle. Que me dit il ?
Sa voix me parvient comme s’il se trouvait à des dizaines de mètres et pourtant il est près de moi.

Je lui parle et il semble ne pas m’entendre non plus, alors me reviennent ces moments douloureux où il ne m’entendait pas et où pourtant je lui criais
‘ je vous aime’
Mais non, ce n’est pas la même chose qui se répète puisqu’il tient ma main… Et d’ailleurs je le tutoie ce qui me surprend… d’ailleurs…

Une vieille dame nous demande de prendre le thé, il lui répond que nous n’en avons pas le temps… Il semble bien la connaitre à la façon dont il lui sourit…
Ce n’est pas son sourire de convenance ‘psy’, c’est son vrai sourire…

Nous faisons encore quelques pas mais sur une route cette fois, puis il s’arrête net et me prend dans ses bras.

Ses lèvres se posent sur le miennes presque pour me faire taire car je parle encore. Son baiser est aussi doux que je l’eut imaginé tant de fois par le passé et puis je sens qu’il s’éloigne et je ne le veux pas mais les mots ne sortent plus car je pense fortement à cet instant que ce sont eux, les mots, qui ont tout gâché…

Ainsi je me suis réveillée, des larmes coulant sur mes joues et mouillant mes lèvres comme les traces d’un baiser à jamais rêvé…

Je me souviens, à cet instant, que sur son écran d’ordinateur très souvent j’ai vu le même article ‘ Un amour de transfert’ et si je devais lui dire quelque chose après toutes ces années, ce serait simplement qu’il n’a pas vu plus loin que le bout de son nez et que la vérité se trouve ailleurs que dans les pages des centaines de livres de sa bibliothèque ! Que la cybernétique ne remplacera jamais l’âme d’un cœur humain !
Qu’ un contact 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 entre un homme et une femme durant des mois et des années ne fera jamais une relation psy/patiente.
Que ‘patiente’ je l’ai été mais dans sa définition première et que parfois l’on préfère se flageller soi même pour ne plus souffrir par l’autre…………

amourrevé

 

Parfois…

Dans notre vie parfois, nous regrettons certaines rencontres ; celles qui  ont apporté de la peine et des larmes à nous et à ceux qui nous aimons, à ce cercle qui est notre !
Pourtant avec du recul, parfois beaucoup de recul, nous nous apercevons que sans ces rencontres notre vie ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui et nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd’hui.
Oui, parfois ces rencontres nous poussent à faire des choix heureux que nous n’aurions certainement pas faits en d’autres perceptives.
Et parfois, par ces personnes, certes qui nous ont été nuisibles les chemins du bonheur nous ont été ouverts.
Les trahisons parfois mènent à la joie de se reconstruire.
Alors, parfois, et bien sur sans leur dire merci, mais du haut de notre nouveau MOI qui rayonne, nous avons envie de leur dire :
- Et toi ça va la vie ? Parfois ?

 

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Dans les yeux d’Inès…

Il est des moments où les mamans souhaiteraient avoir tort !

Ces moments où elles entendent avec des larmes dans la voix, leur fille leur dire :

- Tu avais raison maman !

Après tous ses moments de souffrance, elle méritait d’être heureuse mais je savais que ce ne serait pas avec lui, alors entre sa résolution et son acceptation comme à son habitude, ma fille s’est fermée… Maïly a grandi loin de nous, puis petite Lynette est née que je connais encore peu et enfin Inès…

Épuisée à force de tout assumer seule, abandonnée par un mari dont je tairai  les qualificatifs par pudeur pour ses enfants, ma fille a enfin demandé de l’aide et m’a confié ce petit bout de 14 mois qui ne marchait pas encore et qui parlait à peine…

Nous nous sommes apprivoisées l’une et l’autre et j’ai compris très vite que tout passait dans le regard d’Inès… Les joies, les peines, les interrogations, la surprise…

J’ai repris un rythme de maman, levée 6h00 ; couchée tôt exténuée et mes journées entières consacrées à bébé un maximum ne supportant les autres qu’un minimum. Elle s’est emparée et de mon cœur et de ma patience !

Dans le regard d’Inès mon conjoint s’est noyé lui aussi devenant PAPY PAPY PAPY PAPY ; mot qu’elle prononce à répétition par plaisir, par jeu et par amour.

Dans les yeux d’Inès se trouvent la pureté de la vie, l’innocence, la simplicité et je rejette aujourd’hui tout ce qui peut être compliqué.
Le relationnel doit être simple où c’est échec et mat qui se produit.

Je ne saurai réellement expliquer ce qui s’est passé en moi, alors je dirai juste que la vie est simple comme Inès…

Je me retrouve tellement en elle, son caractère c’est le mien et ce regard… Aussi…..

Aujourd’hui, elle marche, coure et parle à tout va à qui veut la comprendre. Nous avons eu les premiers pas, les premières chutes, les premiers mots, les premières découvertes………

Je ne sais ce que sa mémoire lui laissera de ces mois passés chez nany et papy mais ici elle a laissé un vide immense même si son bonheur, nous le savons, ne peut être que près de sa maman et ses grandes sœurs.

Dans les yeux d’Inès se trouve l’océan qu’elle a découvert avec nous fascinée par le vent de la côte Normande.

Oui c’est cela… Dans le regard d’Inès il y a l’océan…………………………..

 

 

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Une toute autre école !

Bien sur, il y a de mauvais et de mauvaises enseignants et enseignantes, comme dans tout corps de métier et puis il y a les autres, ceux qui font partie de l’extraordinaire voire du merveilleux, pour une enfant et pour une grande fille comme moi…

Cette réponse à mes voeux de mon instituteur et directeur de l’école ou je trouvai refuge après mon affreux CE2 , m’a émue jusqu’aux larmes.
Cet homme agé de plus de 80 ans maintenant, dont j ‘ai déjà parlé ici reste pour moi un pilier, une force intérieure de bonté et de justice.

Voir ma photo de petite fille en sa classe fut émouvant.
Ses mots…
Et ce souvenir d’une fête de fin d’année scolaire.

Merci Monsieur et bien malgré moi : RESPECTUEUSEMENT !

 

Ma chère …   ! Une toute autre école ! dans amitie moiecole

 

            La fidélité est un sentiment devenu tellement rare ! C’est pourquoi, lorsqu’il me concerne, il me touche beaucoup ! C’est ici le cas et j’en suis très admiratif et bien heureux !

Une petite remarque cependant… Le terme « respectueusement » est, je pense,  peut-être un peu excessif !!!…

 

            Le 7 de la rue du Pommard et sa petite école a été repris par le Grand St Bé qui a tout remis à neuf et, par la même occasion, y a construit un superbe collège. Les parents peuvent donc maintenant  y mettre leurs enfants de la petite section de maternelle jusqu’à la 3° ! J’avoue que cela m’a bien fait plaisir de constater que notre « bébé », non seulement a survécu mais encore qu’il a bien grandi et se porte bien ! Encore un « p’tit bonheur » de plus à joindre à tous ceux que constituent les messages de mes « Anciennes et Anciens » !

 

            Au cours d’un  de  mes vagabondages sur Internet je suis tombé, tout à fait par hasard  sur… sur… sur… n’ai-je point la berlue ? … sur « Psy….. » !!!  Quelle surprise ! Comment ? Ma « p’tite Jocelyne » (pardon pour cette familiarité !!) dans le … ?
Dans MON … ?
Dans MON CHER …?
Je n’en croyais pas mes yeux !

En effet, je suis très attaché à cette région, que dis-je, à ce terroir pour beaucoup de raisons ! Un « p’tit bonheur » de plus, du moins si cette info est réelle !…

 

            Pour être modeste et réaliste, je me résous à souhaiter, à ceux que j’aime, une année 2013… heu… la moins mauvaise possible !…

 

Affectueusement.

 

 

            Vraiment à L….. ? Alors si c’est çà… « Allez hop tout l’monde à la campagne… » comme chantait Charlotte Julian dans notre sketch de … 1973 !!!…

 

 Allez hop tout l’monde à la campagne

L’enfant face à l’instit’

C’est en retrouvant une amie d’enfance et en partageant nos souvenirs d’écolières que me sont revenus ceux de souffrance occasionnés par une instit !

Nous avions quoi… 8 ans au plus, nous étions toutes deux au CE2.
Toutes deux issues du même milieu social et intellectuel.
Deux petites filles modèles…

Tout ce que détestait cette institutrice.

Nous avons été durant une année ses ‘ souffre-douleur ‘.
Non seulement tous les jours il nous fallait subir ses moqueries, ses regards, ses paires de gifles lorsque ce n’était pas des coups de poings ou de règle ; mais également la destruction de nos affaires personnelles…
Je me souviens d’un livre des Fables de La Fontaine qui me venait de mon arrière grand -mère que j’ai vu détruire feuille par feuille entre les mains de cette femme avec un sourire et un ricanement que je n’oublierai jamais.

Nous n’osions rien dire à nos parents, nous sentant coupables de quelque chose et avions conclu un pacte à ce sujet : le silence réciproque

Nos notes étaient bien sur catastrophiques, chez moi cela passait par des réprimandes mais chez mon amie par des punitions et des corrections, jusqu’au jour où elle est rentrée chez elle le nez en sang du coup qu’elle avait reçu avant la sortie.

Nos parents se sont alors parlés et nous avons avoué comme une faute ce qui se passait dans notre classe, mais tout cela se passa en fin d’année scolaire et le plus dur était derrière nous.
Lors de l’entretien avec nos deux familles, la directrice expliqua à nos parents que Madame L était ainsi de par le fait qu’elle élevait seule son enfant handicapée et qu’il ne fallait pas tenir compte de ses ‘petits’ débordements, destinés uniquement aux « jolies petites filles intelligentes et bien élevées »

Le père de mon amie, professeur de lettres n’alla pas plus loin dans l’action, mon père lui fit maintes et maintes lettres qui n’aboutirent nul part mais moi je me suis sentie comprise et soutenue.

Malgré cela, nous avons toutes deux redoublé notre CE2 mais bien sur dans un autre établissement, mais cette blessure est restée et en ce qui me concerne transformée en méfiance vis à vis du corps enseignant et de mes enfants.

L'enfant face à l'instit' dans carton rouge col3_foulquier

Un petit être à contempler…

Dans ce qu’il me plait à décrire, il y a ZAZA…

Zaza, la mascote de mon village provençal :

Un petit être à contempler... dans etat d'ame zaza-300x225

Ne cherchez pas son age, elle n’en a pas… Notre Zaza est sans age et nous la préferons ainsi simplement parce que si nous pensons à son age, nous pensons aussi qu’il est déjà miraculeux qu’elle soit encore là…
Si elle était être humain elle approcherait les 110 ans…

Dans son regard se trouve tout ce qui est Zaza : la gentillesse – la loyauté – la fidélité – la confiance…

Elle n’entend presque plus et il faut vraiment y mettre du sien pour accrocher son ouie fatiguée.
Gourmande comme une dame agée, elle fait le tour du village chaque jour à la quète de quelques gateaux ou sucreries, n’oubliant aucune maison mais oubliant souvent qu’elle a déjà fait sa demande à tel ou tel endroit…

Chaque matin, elle se prépare pour l’école, y accompagnant inlassablement les enfants, faisant d’interminables aller et retour et idem à l’heure de la sortie.
Chaque matin, elle accompagne également Léopoldine à l’arret de bus et attend patiemment qu’elle y soit montée  pour reprendre, tranquilisée, ses activités au village.
Boitant sur une patte ou deux…

Ses maitres n’étant pratiquement jamais là elle a appris à vivre seule et surtout s’est fait adopter par tout un village…

Elle maitrise et gère la circulation des lieux faisant ralentir ceux qui roulent trop vite par son apparition surprise sur les chemins et fort heureusement tout le monde sait que Zaza peut intervenir à un moment ou à un autre.
Elle peut aussi bloquer tout le village refusant de bouger d’un cm, en ce cas le conducteur doit sortir de son véhicule et tenter de l’amadouer afin qu’elle se range sur le côté en marmonant comme une petite mémé dérangée dans ses habitudes…
Ou parfois encore, il nous arrive d’entendre ‘Zaza pousse toi’….
Les touristes l’été se font hués s’ils klaxonnent Zaza ou la bousculent « eh peu cher Zaza est chez elle et pas toi »

Le dimanche, elle est la seule à aboyer au son des cloches de l’église, a t’elle été influencée par son maitre marxiste ?
Toujours est il qu’il est rassurant de l’entendre chaque dimanche… Ouf Zaza est encore là !!!!

Le jour où Zaza partira c’est tout un village qui sera en deuil.
Mais, quoi qu’il en soit, demain nous sommes dimanche et Zaza tintera…

Oui Zaza fait partie de ces êtres que j’aime à contempler en ce moment tant ce qui émane d’elle est dur à trouver chez un être HUMAIN…

 

 

 

Entre deux O

Je me trouve actuellement dans l’état que qualifiait mon ex psy de patron : ‘extase’

Cet état limite de dépression qui selon lui nous permet d’acceder à la fois à la noirceur ainsi qu’à la beauté des choses et des êtres…

‘ Gouter le bord exquis de la depression mais ne jamais y tomber est un art qu’il vous est possible d’atteindre ‘
Disait il !

En ce moment, je n’ai pas l’envie et à la fois l’envie d’écrire…

Ou plutôt de décrire, ce que je ressens, ce que je vois, ce que je lis et ce que j’entends…

Alors aujourd’hui peut être… Ou alors demain…

 

 

Entre deux O dans etat d'ame

Souvenirs de vacances volées au temps…

… Au temps qu’il te restait…

En cette fin de mois d’août, je pense à toi Philippe bien qu’il n’y ait pas un jour où je ne pense pas à toi, cette période me renvoie des souvenirs volés…

Été 2010, mes premières vacances depuis 7 ans.
J’avais promis à ma fille de ‘vraies’ vacances… Telles qu’on les imagine à 14 ans… Le Grau du Roy qu’elle adore, mais qu’elle ne connaissait que hors saison ses parents détestant la foule… Un appartement terrasse dans son hôtel préféré entre port et plage,  et bien sur la meilleure copine…

Dans une idée folle, après que tu m’aies dit que ces deux semaines allaient te paraitre extrêmement longues, je t’ai proposé Philippe d’y prendre toi aussi une location avec ta famille.
Mes idées loufoques t’interpellaient toujours, toi l’expert comptable droit dans tes chaussures…
Et puis comme pour suivre un pari fou, tu m’as répondu ‘chiche’ !!!
Deux jours après tu avais trouvé et la semaine suivante nous y partions chacun de notre côté, nous donnant par sms,  sur la route, des nouvelles de notre avancée.

Le lendemain tu louais un vélo et les matins tôt nous appartenaient.
Vers 6 heures je quittais l’hôtel et toi ta maison, nous nous retrouvions sur une plage déserte, où nous pouvions là, main dans la main laisser enfin libre cours à notre amitié, bancale, puisque tu m’aimais, mais pure car tu acceptais ma simple amitié.

A cette heure matinale, nous y voyions tout ce les autres ne voient pas dans la journée…
Le bain des bébé mouettes… Les familles s’éveillant dans leurs voitures avec leurs enfants les lavant aux douches sur la plage et se dépêchant de cacher leur misère de pauvres vacanciers… Le marin poète, lui s’éveillant dans ses cartons…
Nous nous moquions de La Grande Motte, si laide au loin…

Très vite nous avons eu ‘notre’ bar avec café croissants où tu me racontais tes malheurs conjugaux et ton bonheur d’être simplement là, avec moi…
Nous échangions sur ce que nous avions vu, toi dans tes idées de droite et moi te reprochant ta collection de BMW…
Nous philosophions ainsi jusqu’à ce que le soleil, par sa chaleur, nous rappelle nos obligations respectives.

Chacun de notre côté, encore une fois, nous allions faire le marché en famille, nous croisant sans nous voir ou plutôt sans être vraiment vus…

Sur la même plage chaque fin d’après midi accompagnés… surveillant la baignade de nos ados respectifs et c’est là que nous avons du nous montrer ‘officiellement’ lorsque ma fille et son amie ont disparu de nos regards et que les maitres nageurs ont du intervenir pour les rechercher et qu’une heure plus tard, nous ne les avions pas retrouvées.
Sms sur sms tu étais là, paniqué toi aussi, allant et venant sur cette plage ; heureux et soulagé comme moi que l’on nous les ramène indemnes !
Là, il t’a bien fallu expliquer que nous nous connaissions à ton fils, à ta femme… De mon côté, mon couple n’en étant plus un, juste papa maman, ce fut facile, mais je pense que toi tu as du batailler pour expliquer que, étrangement, tu avais pris tes vacances au même endroit qu’une de tes cliente…

Et nos vacances ont continué au même rythme tranquille fait de petites habitudes brèves mais inoubliables…
Ta présence me rassurait car au moindre de mes besoins ; au moindre de mes souhaits, tu répondais, comme se doit de le faire « un meilleur ami » et j’espère l’avoir été pour toi, même si, je le sais, tu attendais autre chose mais que je ne pouvais te donner.

Mais je sais aussi que ces vacances ont été pour toi un grand moment de bonheur qui je le souhaite, t’est revenu au moment de quitter ce monde si brutalement.

Au temps qui passe… Au temps qu’il restait… Au temps qui reste…

A toi Philippe…

Souvenirs de vacances volées au temps... dans amitie

Demain tu te maries…

Demain tu vas dire oui pour la vie
Ce soir je viens jouer mon rôle d’amie

Te souhaiter tout le bonheur du monde
Et que de ta joie tu nous inondes

Oui ce soir je viens jouer mon rôle d’amie

Nous aurions pu…
Nous aurions du…
Si nous avions su…

Mais si ce soir je viens jouer mon rôle d’amie,

C’est que nous n’avions rien
Rien entre nos mains
Que le destin

Ni pouvoir
Ni savoir
Juste le devoir

La vie nous a laissé un pouvoir
L’immense, celui de nous revoir
Et enfin tous deux de savoir

Alors oui ce soir celle qui te parle c’est ton amie,

Celle qui sait enfin, 25 ans après
Que tu l’as aimée à la folie

Elle te parle à toi ton amie,

Toi qui sait enfin, 25 ans après
Qu’elle t’a aimé à la folie

Oui ce soir,
Le cœur à la fois lourd de notre passé…
Et des souhaits sincères dans mes pensées !

J’écoute et j’écouterai encore
Ce qui fut le début d’un doux accord
Et que je t’offre ami a more

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Foyer doux foyer…

Quatre murs de pierres…
Un toit fier et solide…
L’électricité…

C’est tout ce que possédait la maison de ma grand mère paternelle lorsque j’y ai fait mes premiers pas, mes premières découvertes d’enfant aux yeux émerveillés par la nature.

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre… Certes…

Je ne suis pas née du temps des dinosaures non plus, mes souvenirs n’ont que 40 ans et un peu de poussière…

Nous allions chercher l’eau au puits du village, élément sacré dont il ne fallait perdre une goutte !
Je revois ma grand mère avec deux grands seaux et moi à ses côtés portant fièrement mes deux petits seaux de plastique, veillant à ne rien verser…
Cette eau que nous allions chercher matin et soir, servait et resservait, le dernier seau du soir étant destiné à la toilette de l’avant coucher et du matin.
Point de salle de bain, ni même de cabinet de toilette, juste une cuvette de porcelaine bleue et blanche et son broc installés sur ce que aujourd’hui, nous appellerions ‘coiffeuse’ ; petite table rehaussée d’un miroir dans la chambre matriarcale.
Les cuvettes de faïence ne manquaient pas, pas plus que leurs destinations : l’une pour laver la vaisselle dès que la bouilloire sifflait sur la cuisinière à bois toujours allumée, été comme hiver – une autre pour la rincer et surtout ne pas se tromper de torchon… L’un pour les verres, le deuxième pour les assiettes et couverts et le 3e pour les gamelles, sans compter le 4e, lui uniquement pour les mains qui avait à son effet sa propre cuvette attachée posée en permanence à coté de l’évier avec quelques paillettes de savon et son petit peu d’eau…
Le lavage du linge en avait une autre encore à laquelle se joignait la lessiveuse.
La valse des cuvettes jaunes, bleues ou blanches ne cessait de m’interpeller, moi petite fille de la ville…
L’eau… Toute cette eau était récupérée dans le seau à cet usage unique dont la direction m’effrayait au plus au point : la cabane au fond du jardin munie d’un grand trou dans lequel j’avais très peur de tomber, mais où il me fallait aller plusieurs fois par jour, sauvée la nuit par mon petit pot de chambre toujours de faïence…

Il fallait vraiment qu’il fasse très noir pour que l’électricité soit utilisée, ma grand mère lisait près de la fenêtre le soir profitant des dernières lueurs du jour et depuis mon petit fauteuil en bois posé à ses pieds j’écoutais sans tout comprendre le contenu de ces pages magiques dont j’ai su plus tard qu’elles avaient été noircies par Zola ou Hugo…
Déjà lavées et peignées avec soin, vêtues de nos chemises de nuit, le coucher du soleil sonnait le nôtre ainsi que la grande horloge où lunettes baissées sur son nez ma grand mère scrutait le mouvement des aiguilles lorsque la fatigue d’une journée de jardin, de lessives, de ménage et de cuisine l’emportait.

La montée d’escalier jusqu’aux chambres possédait elle une ampoule électrique, vite allumée et vite éteinte, remplacée sur le lieu de sommeil par des bougies orphelines posées ci et là… Je me souviens des colères de ma grand mère pestant contre le progrès lorsque l’orage coupait l’arrivée électrique et bénissant ses bougies qui elles ne craignaient pas la foudre.

Et mes journées de vacances recommençaient à ce rythme, ponctuées par la visite chez le fermier pour les œufs, le lait et le fromage qui lui séchait au grenier ; parfois un morceau d’agneau ou de porc et quant au pain il cuisait durant ce temps dans le four de cet objet intemporel et vivant, cœur du foyer en toutes saisons…

Quelques années plus tard un cabinet de toilette se rajouta à la maison, juste un lavabo et un wc puisque l’eau enfin arriva mais n’arrêtant pas pour autant la vigilance de ma grand mère à son utilisation.

J’ai déjà parlé ici du caractère de ma grand mère et si aujourd’hui je viens écrire sur sa maison c’est que dans quelques semaines elle sera vendue car indivision oblige, mais vendue à un homme qui l’aime telle qu’elle est et non pas comme tous les visiteurs précédents HORRIFIES par l’absence de salle de bain et du tout confort moderne, mais le prix modique où je la vends permet tous les possibles  d’une campagne paisible, sauf peut être et je le souhaite… un home cinéma…

Peut être par ce vécu et cet exemple, aujourd’hui, je n’ai toujours pas la télé mais des livres aux pages noircies par Zola, Maupassant, Hugo ou Sagan…

 

Foyer doux foyer... dans etat d'ame

 

 

 

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