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Famille je vous haine

Bien des douleurs viennent de ce que nous devrions avoir de plus cher :

LA FAMILLE

Sans elle nous ne serions et avec elle nous ne saurions : EXISTER…

Comme il est sensible de souffrir de sa mère ou de son père !

Et pourtant :

Combien de refoulements leur doit-on ?
Combien de fois avons nous voulu parler lorsqu’il s’agissait de nous taire ?
Combien de fois souhaitons nous dire non en nous entendant dire oui ?
Combien de larmes sechons nous dans quelques placards clos de la famille ?
Combien de clés n’avons nous pas en notre possession de cette demeure psychique familiale ?
De quelle névrose sommes nous nés ?
De quels espoirs parentaux sommes nous échappés ?

Combien de temps, combien de temps encore courrons nous après la petite fille ou le petit garçon qu’ils attendaient ?
Combien de temps, combien de temps encore marcherons nous dans leurs pas et pas ?
Combien de temps de temps, combien de temps encore attendrons nous la main douce dans les cheveux ou le bras autour de nos épaules ?

Père ou mère nous le sommes aujourd’hui mais nous restons quand même la petite fille ou le petit garçon qui attend des explications en faisant tout pour ne pas répéter ce que nous avons vécu ou attendu !

Et pourtant :

Tant que nous n’avons pas fait le deuil de nos attentes, le deuil d’une relation inexistante ou idéalisée ;
tant que nous n’aurons pas posé le mot famille chez un psy ;
tant que nous ne l’aurons pas décortiqué avec son aide ;
tant que la douleur du deuil sera là : colère – incompréhension – chagrin ;
tant que l’enfant qui est en nous, la nuit réclamera toujours une présence ;

dans un inconscient douloureux nous avancerons peniblement dans notre travail de parent souffrant intimement du membre absent !!!!

Allez feuilleter avec un thérapeute l’album de FAMILLE…

 

Famille je vous haine dans Les thematiques artworkimages164119319199pascalchove

 

Les mots de la faim

Le premier qui me vient est :

MEDIAS !!!!!!!!!!!!

Les premiers tueurs de jeunes filles au monde…

Vous me répondrez ‘ le regard des autres… ‘ mais je vous répondrais ‘ d’où vient il ce regard, si ce n’est des médias ? ‘

Bien sur en psychanalyse notre rôle est de rechercher la raison profonde de ce terrible fléau qu’est l’anorexie !

Bien sur l’on y trouve des facteurs aggravants (l’abus sexuel en est un ) et bien entendu, l’on repose tout également sur les relations mères/filles. Même si certaines mères-enfants tentent de se réaliser à travers leurs progénitures femelles, comme les entraîner dès leur plus jeune âge dans des régimes et des complexes ; vers la dépendance au pèse personne ; aux feuilles de salade et aux miroirs.
D’où leur viennent à elles ces critères de beauté ????
On a assez frappé psychologiquement sur les mamans durant des décennies de psychanalyse. Il n’existe pas de mode d’emploi pour élever ses enfants et chacune fait selon ses instincts et son vécu.

L’anorexie frappe en premier lieu les adolescentes.
Adolescentes… Crises d’adolescence…
Ces mots riment pour moi avec : CONSOMMATION
Vendeur l’adolescence !!!!!!!

Les ‘Lolita’ fleurissent notre environnement ; les sacs d’os féminins envahissent nos écrans et nos magasines ; les régimes nous agressent de toutes parts.

L’anorexique mène un combat terrible contre elle même, mettant sa vie en danger pour plaire, pour vous plaire, pour nous plaire, pour correspondre aux images qu’elle reçoit.

Cela commence très souvent par un simple régime. Perdre deux ou trois kilos est le but premier, puis la barre descend de plus en plus bas, tellement bas qu’elle ne sait même plus où elle doit la placer !
Son meilleur ami : le pèse personne ; elle lui rend visite des dizaines de fois par jour
Son ennemi : le miroir
Son alliée : la cuvette des WC
Sa frayeur : la brosse à cheveux où y restent chaque jour plus de cheveux

L’anorexique est dans un autre monde, elle ne vous entend plus, ne vous comprend plus ; elle n’écoute que la petite voix qui lui dit ‘regarde comme tu es grosse’ et qui lui indique la voie !
Parfois son index ne lui suffit plus pour se faire vomir, la main entière y passe. Elle passe des heures devant une assiette, la fourchette tremblante lui susurrant ‘grosse… grosse… grosse…’ Le contenu de l’assiette terminera de toute façon soit à la poubelle, soit dans la cuvette des WC !
Le sang dans leurs vomissures les effraiera parfois (quelques secondes) ; leur main abîmée elles la cacheront ; leur voix railleuse due à la gorge agressée tiendra d’une angine ou autre petit rhume…. Les cheveux sur la brosse, elles les jetteront par une fenêtre et camoufleront les trous dans le cuir chevelu avec barrettes et autres accessoires… Les pertes de connaissance : la fatigue des cours…
Elle sauront prendre les boissons energetiques necessaires à camouffler toute carence dans une analyse sanguine, petits tuyaux qu’elles se passent entre elles…

Les larmes d’une anorexique dans mon cabinet sont terribles de souffrance, ce contre quoi elle lutte n’est pas palpable comme l’alcool ou la drogue mais en arrive au même profil addictif !

Ne leur parlez pas des conséquences, elles les connaissent, comme l’alcoolique ou le toxicomane !!!!!!!!!!!

Si je devais faire un souhait, je souhaiterais protéger l’image de la femme de tous ces prédateurs distillant la mort au bout d’un objectif.

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La femme psy que je suis !

Psy de proximité !
Voilà le rôle que l’on pourrait m’attribuer ou celui que je me suis attribuée…
Je ne suis pas ‘psy chic’ d’abord parce que je suis reichienne et que pour cette raison le tarif de mes consultations est à la portée de presque toutes les bourses, il m’arrive même de faire des séances pour un euro symbolique dans certains cas où la situation financière est dramatique.

Exerçant en pleine campagne, il serait difficile de ne pas être psy de proximité. Comme un médecin de campagne il m’arrive de dénouer des situations qui vont au delà de mon rôle.
D’accompagner des personnes dans un deuil ou dans une naissance, dans un divorce ou un nouveau travail.

Psy de proximité ? Psy de famille ?
Je peux me retrouver à la fois au chevet d’un mourant tenant à tour de ‘rôle’ les membres de la famille dans mes bras ; famille que j’aurais suivie dans une préparation au deuil durant des semaines.
Dans une maternité, pour attendre avec la famille la naissance de ce bébé qui a mis tant d’années à être conçu et que j’ai vu se développer in-utéro en même temps que la maman développait ses craintes.
A un arbre de Noël, pour écouter et regarder les prestations d’une toute jeune petite patiente.
Et puis, mes ados, que je croise au marché ou ailleurs et qui me sautent au cou pour m’embrasser, se reprenant à chaque fois en arrivant dans mon cabinet et me tendant la main.

Et tant d’autres situations encore….

Et tant de ‘dons’ en échange : des sourires d’abord – des fous rires… – des chocolats… – des fleurs parfois et dernièrement chacun et chacune venaient de leurs petits présents pour la naissance de ma petite fille !

Mes patients savent qu’ils peuvent m’appeler jour et nuit et week end mais aucun ne le fait ou reellement dans des situations d’angoisses profondes où il me suffit parfois de juste  leur répondre pour qu’ils se sentent bien.

C’est de cette façon que je vois mon rôle et que je le vis au quotidien avec eux !

La déontologie a t’elle quelque chose à redire là dessus ou ‘ là… dessous… ‘ ? 
L’humain aujourd’hui n’est il pas suffisamment seul face à lui même, n’a t’il pas droit à un peu d’attentions ?

 

La femme psy que je suis ! fischl_travel3_lg

 

Le psy/conjoint

L’amalgame !

Là est un problème dans un couple.
Et  là sont les vraies questions :

Que doit on et que peut on partager avec son conjoint ?
Quand passe t’il de conjoint à psy/conjoint ?

Lorsque vous venez à lui avec votre désir de parler : de votre mère…. De votre patron… De votre désir d’épanouissement personnel…
Que vous avez l’impression de vous répéter et qu’un immense sentiment de frustration vous envahie empreint d’une culpabilité non gérée, alors oui votre conjoint est devenu psy/conjoint !

Pourquoi la frustration ?
Parce que vous n’avez su ou pu vous faire entendre ; parce qu’il a déjà entendu mais pas écouté, non pas qu’il ne se sente pas concerné, mais que vos mots, ceux qui sortent de votre bouche ne sont pas ceux que vous souhaiteriez exprimer, étant confus pour vous même ils ne peuvent que l’être pour l’autre.

Pourquoi la culpabilité ?
Parce que vous laissez votre conjoint dans un désarroi difficile à gérer à la fois pour lui et pour vous  !

De cela decoule souvent une panne de libido, parce que les ‘non dits’ ; ‘les mal dits’ et les ‘trop dits’ pèsent aussi lourds dans l’harmonie que dans la sexualité d’un couple.

Si vous consultez, si vous venez poser en vrac vos vrais problèmes et vos petits soucis dans le cabinet d’un psy vous verrez que nous pourrons dénouer ensemble : l’important du frivole – dégager ce qu’il est nécessaire de partager avec votre conjoint et ainsi alléger considérablement vos échanges et vous m’aime !

Alors laissez vous écouter !

Le psy/conjoint dans Les thematiques Delattre

Au delà de la crainte

Entre le souhait de consulter un psy et le moment où l’on franchit ce pas se déroulent parfois des semaines voire des mois…
Je le constate lorsque mes amis médecins proposent mes services à leurs patients et me le signalent et le moment où je reçois l’appel si difficile à passer !
Des ombres planent sur ce rôle qui est le mien ; des préjugés, des à priori mais surtout des craintes… « je ne suis pas folle ! Pourquoi irais je voir une psy ? »
Par le bouche à oreille cela passe toujours mieux, mais s’il est vrai qu’aujourd’hui consulter un psy est entré dans les moeurs pour certains : mal de dents = dentiste – mal en soi = psy ; pour d’autres il y a encore tabous !
Alors : 

C’est quoi une psy ?
Et à quoi ça sert ?
Devrais je y aller des années ?
A t’elle cette baguette magique dont j’ai besoin pour aller mieux ?

Ma plus belle baguette magique c’est vous, les mots que vous mettez sur vos maux cachés derrière des pansements ou pense-ments ; pansements et pense-ments que je retire lentement afin de voir l’étendue de la plaie ainsi que son état : plaie béante ; plaie en voie de guérison ; plaie infectée ; plaie stimulée, plaie irritée…
Donc à chaque plaie il convient un traitement. J’en atténue la douleur jusqu’à l’espoir de la supprimer mais pour cela nous sommes deux : vous et moi ! Il convient de ne pas la refermer, de ne pas l’enfermer, de la laisser ouverte le temps de sécher les larmes qu’elle a provoquées, ces larmes salés qui l’empêchent depuis des mois ou des années de guérir.
Ces ‘l’arme’ car il y a larmes et armes dont votre inconscient est pourvu, si elles ne coulent pas sur vos joues elles se sont alors transformées en armes : anorexie – boulimie – hypocondrie – angoisses – attaques de panique – etc…

Ne craignez pas que je retire le pansement car il faut bien que mon regard se pose là où vous avez mal et non sur les larmes mais sur les armes que vous avez engagées pour la protéger. Laissez moi souffler de mes mots sur vos maux !!!!!!!!

 

Au delà de la crainte  00ron_mueck_hd

Entre nous !

J’ai souhaité créer ce blog pour parler non pas métier, mais rôle !
Suis je avant tout une psy ou avant tout une femme ?
Je suis avant tout un être humain, qui a la faculté de pouvoir comprendre ce que vous ne comprenez pas en vous m’aime, vous m’aime et non vous même car reichienne !
Alors oui, je suis d’abord femme et psy ensuite, car être psy est comme une ombre pour moi ; lorsque je me regarde dans un miroir qui vois je et qu’y vois je ? Moi certes et vos vécus, vos ressentis, vos energies et vos larmes.
Qui voyez vous et qu’y voyez vous en arrivant dans mon cabinet, d’abord une psy ou d’abord une femme ? Votre douleur ou mon sourire ?
Si je suis bien dans ma peau de femme, je serais bien dans mon rôle de psy. Je ne suis ni abordable ni inabordable, je suis tout simplement l’autre et n’en deplaise à Monsieur Lacan la femme existe puisque je suis…

Bienvenue sur notre blog ; le mien et le votre car que serions nous les uns sans les autres ?!

Pour m’écrire en privé : jp_psy@hotmail.fr

Entre nous ! the-two-vladimir-kush
 

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